Au fur et à mesure de l'avancement des négociations sur le Brexit, les citoyens britanniques semblent changer de camp. Si on leur faisait à nouveau choisir entre le 'Leave' et le 'Remain', ils choisiraient majoritairement de rester dans l'UE.
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Au fur et à mesure de l'avancement des négociations sur le Brexit, les citoyens britanniques semblent changer de camp. Si on leur faisait à nouveau choisir entre le 'Leave' et le 'Remain', ils choisiraient majoritairement de rester dans l'UE. Au total, 59% voteraient pour rester, tandis que 41% souhaiteraient toujours une sortie, selon une enquête publiée dans le cadre d'un rapport mené par les instituts NatCen et The UK in a Changing Europe. Il y a plus de deux ans, cette proportion était de 48% à 52%. Ce nouveau sondage montre le plus grand soutien à l'adhésion à l'UE, et donc le plus gros revirement de l'opinion publique, depuis le référendum de juin 2016. John Curtice, spécialiste des sondages et auteur du rapport, rappelle cependant que parmi les 2.048 personnes interrogées début juillet, 53% des sujets du panel étaient initialement favorables au "maintien", soit une proportion plus forte que dans les récentes enquêtes d'opinion. "Malgré tout, il semble qu'un basculement de six points se soit produit du camp du 'Leave' vers celui du 'Remain', bien plus important que celui enregistré lors des précédentes séries d'interviews", explique-t-il.Il faut également prendre en compte le fait que des personnes ne s'étant pas déplacées lors du référendum initial, et favorables au maintien dans l'UE, seraient cette fois-ci prêtes à aller faire entendre leur voix. Selon Curtice, si un second référendum était organisé sur cette question les partisans 'Remain' se verraient créditer de 54% des voix.The Independent sonde également les Britanniques, dans le cadre de sa campagne "Final Say" qui souhaite que les électeurs aient leur mot à dire sur l'accord final du Brexit. A ce jour, 750.000 personnes ont signé leur pétition qui réclame un second référendum. Une analyse des différents sondages publiés par le média britannique cette semaine montre que plus de 2,6 millions de personnes ont abandonné leur soutien initial à la sortie de l'UE. Ils sont désormais pour un maintien de leur pays dans le bloc européen. Si ces personnes avaient voté 'Remain' en 2016, il n'y aurait pas de négociations en cours. Malgré les appels, émanant de politiciens ou non, pour l'organisation d'une seconde consultation populaire, le gouvernement conservateur de la Première ministre Theresa May exclut cette option. La date officielle de sortie est pour l'instant fixée au 29 mars 2019, mais un accord de divorce pour déterminer les futures relations entre leurs deux entités n'a pas encore été trouvé. L'option du "no deal" est d'ailleurs de plus en plus discutée - et préparée - dans les deux camps.