"Il faut supprimer cet intitulé car il fait polémique", a commenté le Bastognard, qui appartient à la même famille politique européenne que la présidente élue de la Commission, l'allemande Ursula von der Leyen.

D'après lui, cette dernière fait actuellement l'objet d'un "mauvais procès", d'autant qu'elle a eu le courage d'aborder la thématique de la migration dans son discours devant le Parlement européen. De manière plus globale, "on doit se dire que les valeurs européennes, tous les Européens doivent les respecter, le juste équilibre me semble une bonne chose", a ajouté M. Lutgen.

L'humaniste rejette par ailleurs l'idée que Mme von der Leyen ait pu commettre une faute politique en recourant à cette dénomination. "On n'est pas dans la faute politique, on est dans un titre", a-t-il insisté.

Le grec Margaritis Schinas, dont le pays est en première ligne des arrivées de migrants, a hérité mardi au sein de la nouvelle équipe de commissaires d'une vice-présidence dans laquelle il sera notamment chargé des questions de migration. L'intitulé de son poste de vice-président pour la "Protection de notre mode de vie européen" a depuis fait l'objet de nombreuses critiques de la part d'eurodéputés.

Sur les réseaux sociaux, M. Schinas n'a d'ailleurs pas repris cette dénomination et s'est contenté de se présenter comme le vice-président désigné pour la migration, la sécurité, l'éducation, la culture ou encore les droits sociaux.

Réunis mercredi soir à Genval pour une rencontre informelle, les futurs commissaires ont potentiellement abordé cette question. Mme von der Leyen pourrait prochainement renoncer à l'intitulé controversé.