Le Conseil national des chefs de la police (NPCC), organisme de coordination des forces de police britanniques, a annoncé la création d'un centre d'opérations national, pour aider les forces de sécurité à s'adapter à l'utilisation de nouveaux systèmes de partage de données et de coopération après la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne fin mars 2019. Il emploiera une cinquantaine de policiers et bénéficiera d'un financement de deux millions de livres (environ 2,3 millions d'euros). Mais la présidente du NPCC, Sara Thornton, a estimé que ces solutions alternatives ne permettront pas d'égaler le mandat d'arrêt européen, le Système d'information Schengen (SIS) consulté 539 millions de fois par la police britannique en 2017, ou encore l'agence européenne de police criminelle Europol.

"Ces solutions de rechange que nous allons devoir utiliser seront plus lentes, plus bureaucratiques et rendra plus difficile pour nous la protection des citoyens britanniques et (...) européens", a-t-elle dit lors d'un point presse. La perte d'accès au Système européen d'information sur les casiers judiciaires, par exemple, pourrait faire passer le délai de six jours d'attente en moyenne pour accéder aux informations demandées à 66 jours sous le nouveau système de rechange. Le sous-commissaire adjoint Richard Martin, chargé du Brexit au sein du NPCC, a souligné que le Royaume-Uni était l'un des plus gros contributeurs européens en termes de renseignement et de mise à exécution du mandat d'arrêt européen.

La sortie du pays de l'UE dès fin mars 2019 se ferait dès lors sentir des deux côtés de la Manche, selon lui. Londres souhaite une coopération étroite avec l'UE en matière de sécurité après le Brexit. Le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit, Michel Barnier, a toutefois averti les Britanniques qu'une fois partis, ils perdraient l'accès aux bases de données accessibles uniquement aux membres de l'UE, ainsi qu'aux mécanismes en place pour partager les informations policières entre États.

Le Conseil national des chefs de la police (NPCC), organisme de coordination des forces de police britanniques, a annoncé la création d'un centre d'opérations national, pour aider les forces de sécurité à s'adapter à l'utilisation de nouveaux systèmes de partage de données et de coopération après la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne fin mars 2019. Il emploiera une cinquantaine de policiers et bénéficiera d'un financement de deux millions de livres (environ 2,3 millions d'euros). Mais la présidente du NPCC, Sara Thornton, a estimé que ces solutions alternatives ne permettront pas d'égaler le mandat d'arrêt européen, le Système d'information Schengen (SIS) consulté 539 millions de fois par la police britannique en 2017, ou encore l'agence européenne de police criminelle Europol. "Ces solutions de rechange que nous allons devoir utiliser seront plus lentes, plus bureaucratiques et rendra plus difficile pour nous la protection des citoyens britanniques et (...) européens", a-t-elle dit lors d'un point presse. La perte d'accès au Système européen d'information sur les casiers judiciaires, par exemple, pourrait faire passer le délai de six jours d'attente en moyenne pour accéder aux informations demandées à 66 jours sous le nouveau système de rechange. Le sous-commissaire adjoint Richard Martin, chargé du Brexit au sein du NPCC, a souligné que le Royaume-Uni était l'un des plus gros contributeurs européens en termes de renseignement et de mise à exécution du mandat d'arrêt européen. La sortie du pays de l'UE dès fin mars 2019 se ferait dès lors sentir des deux côtés de la Manche, selon lui. Londres souhaite une coopération étroite avec l'UE en matière de sécurité après le Brexit. Le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit, Michel Barnier, a toutefois averti les Britanniques qu'une fois partis, ils perdraient l'accès aux bases de données accessibles uniquement aux membres de l'UE, ainsi qu'aux mécanismes en place pour partager les informations policières entre États.