Ce cliché découvert par les enquêteurs et rendu public par la chaîne d'information montre cet adolescent de 16 ans esquissant un doigt levé, possible référence à un geste populaire chez les islamistes radicaux, alors qu'il pose avec l'ex-chef de l'Etat lors d'une récente séance de dédicaces à Strasbourg.

Selon BFMTV, l'adolescent se serait vanté auprès de proches d'avoir pu approcher François Hollande sans avoir fait l'objet d'un contrôle, alimentant ainsi des craintes sur la sécurité de l'ex-chef de l'Etat.

"Aucun élément, ni aucun acte préparatoire ne permet de considérer qu'il existait un projet d'action contre l'ancien président de la République", a tempéré une source proche du dossier.

"Rien ne permet d'établir la réalité d'un projet", a abondé une autre source proche du dossier.

L'entourage de François Hollande a confirmé auprès de l'AFP que l'ancien chef de l'Etat avait été informé de l'existence de cette photo, sans faire davantage de commentaires.

L'adolescent de 16 ans d'origine tchétchène a été interpellé le 7 mai à Strasbourg par les fonctionnaires de la DGSI avant d'être mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et écroué.

Avant lui, quatre personnes avaient été arrêtées dans le cadre d'une enquête sur un projet d'attentat visant les forces de l'ordre en banlieue parisienne ou devant l'Elysée.

Selon une source proche du dossier, les services de renseignement soupçonnent l'adolescent de 16 ans d'avoir été chargé de diffuser une vidéo d'allégeance au groupe Etat islamique pour le compte du commando.