Dans une tribune publiée dans le quotidien The Telegraph, intitulée "Mon plan pour un meilleur Brexit", ce tenant d'un Brexit sans concession démonte point par point le "plan de Chequers" de Theresa May, qui prévoit le maintien d'une relation étroite avec l'UE. "Une humiliation morale et intellectuelle", écrit-il au sujet de cette proposition, sans manquer d'insister sur le fait qu'elle a été rejetée par les dirigeants européens. "Pourquoi les propositions de Chequers sont-elles catastrophiques? ", interroge M. Johnson, potentiel challenger de Theresa May. Parce qu'elles "obligeraient le Royaume-Uni à continuer d'accepter les règles, règlementations et taxes de l'UE (...) sans qu'il ait son mot à dire".

L'ancien ministre conservateur appelle en conséquence à "jeter à la poubelle" ce plan et propose à la place un "super accord de libre échange" dans l'esprit de celui signé entre l'UE et le Canada (CETA). Boris Johnson explique qu'il souhaiterait utiliser la période de transition qui suivra le Brexit, prévu le 29 mars 2019, pour négocier et mettre en vigueur un tel accord commercial. Sur l'épineux problème de la frontière irlandaise, principale pierre d'achoppement des négociations sur le Brexit, "BoJo" rejette la solution dite du "filet de sécurité", convenue en décembre dernier avec l'UE et destinée à s'appliquer si aucune autre solution ne parvient à s'imposer, et appelle à renégocier avec les Européens. Cette proposition consiste à garantir un alignement réglementaire de l'Irlande du Nord sur l'UE faute d'autre accord.

"Rendre justice aux ambitions et au potentiel du Brexit"

"C'est le moment de changer le cours des négociations et de rendre justice aux ambitions et au potentiel du Brexit", estime l'ancien maire de Londres dans sa longue tribune. Interrogé dans l'après-midi par la BBC sur la possibilité qu'il défie Theresa May pour le poste de Premier ministre, Boris Johnson a évité de se positionner. "La chose la plus importante pour moi est de mettre en garde sur ce qui, je pense, pourrait être un désastre politique et économique pour ce pays", a-t-il simplement répondu. Certains observateurs de la vie politique britannique notaient toutefois que l'alternative de Boris Johnson pourrait s'avérer difficile à mettre en oeuvre, à commencer par son rejet du "filet de sécurité". "C'est impossible et cela détruirait des mois de travail", a commenté le journaliste de l'Independent Shehab Khan. Boris Johnson prendra mardi la parole devant les militants conservateurs réunis en congrès à Birmingham, avant le discours de Theresa May, mercredi, en clôture du rassemblement.

Ce n'est pas la première fois qu'il lui savonne la planche avant la grand-messe des Tories: l'an dernier, alors qu'il était encore ministre, il avait publié dans le Sun ses lignes rouges sur le Brexit, critiquant en creux les orientations de la cheffe de l'exécutif. Les propositions de cette dernière ont également essuyé vendredi les critiques du député ultra-conservateur Jacob Rees Mogg. Le plan de Chequers, a-t-il dit sur la BBC, "c'est un peu comme le comte Dracula: (...) exposé à la lumière du jour, il n'est pas bien vigoureux". Lundi, avec d'autres tenants d'un Brexit dur, il avait dévoilé un plan pour un accord de libre-échange. La proposition n'a pas convaincu à ce stade le parti unioniste nord-irlandais DUP (conservateur), dont les quelques députés au Parlement pourraient s'avérer décisifs au moment de voter un accord sur la sortie de l'UE.

Dans une tribune publiée dans le quotidien The Telegraph, intitulée "Mon plan pour un meilleur Brexit", ce tenant d'un Brexit sans concession démonte point par point le "plan de Chequers" de Theresa May, qui prévoit le maintien d'une relation étroite avec l'UE. "Une humiliation morale et intellectuelle", écrit-il au sujet de cette proposition, sans manquer d'insister sur le fait qu'elle a été rejetée par les dirigeants européens. "Pourquoi les propositions de Chequers sont-elles catastrophiques? ", interroge M. Johnson, potentiel challenger de Theresa May. Parce qu'elles "obligeraient le Royaume-Uni à continuer d'accepter les règles, règlementations et taxes de l'UE (...) sans qu'il ait son mot à dire". L'ancien ministre conservateur appelle en conséquence à "jeter à la poubelle" ce plan et propose à la place un "super accord de libre échange" dans l'esprit de celui signé entre l'UE et le Canada (CETA). Boris Johnson explique qu'il souhaiterait utiliser la période de transition qui suivra le Brexit, prévu le 29 mars 2019, pour négocier et mettre en vigueur un tel accord commercial. Sur l'épineux problème de la frontière irlandaise, principale pierre d'achoppement des négociations sur le Brexit, "BoJo" rejette la solution dite du "filet de sécurité", convenue en décembre dernier avec l'UE et destinée à s'appliquer si aucune autre solution ne parvient à s'imposer, et appelle à renégocier avec les Européens. Cette proposition consiste à garantir un alignement réglementaire de l'Irlande du Nord sur l'UE faute d'autre accord. "C'est le moment de changer le cours des négociations et de rendre justice aux ambitions et au potentiel du Brexit", estime l'ancien maire de Londres dans sa longue tribune. Interrogé dans l'après-midi par la BBC sur la possibilité qu'il défie Theresa May pour le poste de Premier ministre, Boris Johnson a évité de se positionner. "La chose la plus importante pour moi est de mettre en garde sur ce qui, je pense, pourrait être un désastre politique et économique pour ce pays", a-t-il simplement répondu. Certains observateurs de la vie politique britannique notaient toutefois que l'alternative de Boris Johnson pourrait s'avérer difficile à mettre en oeuvre, à commencer par son rejet du "filet de sécurité". "C'est impossible et cela détruirait des mois de travail", a commenté le journaliste de l'Independent Shehab Khan. Boris Johnson prendra mardi la parole devant les militants conservateurs réunis en congrès à Birmingham, avant le discours de Theresa May, mercredi, en clôture du rassemblement. Ce n'est pas la première fois qu'il lui savonne la planche avant la grand-messe des Tories: l'an dernier, alors qu'il était encore ministre, il avait publié dans le Sun ses lignes rouges sur le Brexit, critiquant en creux les orientations de la cheffe de l'exécutif. Les propositions de cette dernière ont également essuyé vendredi les critiques du député ultra-conservateur Jacob Rees Mogg. Le plan de Chequers, a-t-il dit sur la BBC, "c'est un peu comme le comte Dracula: (...) exposé à la lumière du jour, il n'est pas bien vigoureux". Lundi, avec d'autres tenants d'un Brexit dur, il avait dévoilé un plan pour un accord de libre-échange. La proposition n'a pas convaincu à ce stade le parti unioniste nord-irlandais DUP (conservateur), dont les quelques députés au Parlement pourraient s'avérer décisifs au moment de voter un accord sur la sortie de l'UE.