L'Espagne n'a enregistré aucun mort dû au coronavirus ces dernières 24 heures. En France, certains départements n'ont enregistré aucun cas positif. En Belgique, les chiffres sont à la baisse et même meilleurs qu'espérés. Le coronavirus pourrait-il disparaitre petit à petit des radars ?

Les Européens lèvent peu à peu les restrictions à leurs frontières, chacun à leur rythme et à leur manière, au risque d'une fragmentation de l'espace Schengen, un symbole de l'Union mis à mal par la pandémie.

Article du magazine
Franklin Dehousse

L'arrêt récent de la Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe sur la politique monétaire européenne suscite de nombreux commentaires. De fait, ses implications sont énormes. Elles couvrent les pouvoirs de la Banque centrale européenne (BCE), mais aussi le rôle de la Cour européenne de justice (CEJ), et encore les pouvoirs du juge en matière économique. D'autres aspects, tout à fait neufs, sont toutefois moins soulignés.

Le nombre de nouvelles infections au coronavirus a considérablement augmenté en un jour en Allemagne. Vendredi, 741 nouveaux cas ont été enregistrés contre 353 jeudi, annonce le Robert Koch Institut (RKI). Depuis le début de la pandémie, 180.458 contaminations avérées ont été constatées dans le pays.

Le gouvernement français a annoncé jeudi la levée à partir du 2 juin d'une grande partie des restrictions imposées à la population, grâce à l'affaiblissement de la propagation du coronavirus, et plaide pour une réouverture prochaine des frontières intérieures de l'Europe.

Un "pilier important" de l'instrument de relance présenté mercredi par la Commission européenne, qui doit aider les 27 Etats membres à se relever de la crise du coronavirus sans que cela ne crée de déséquilibres importants entre eux, sera le nouveau programme lié à la santé, baptisé "EU4Health". Avec ses 9,4 milliards d'euros, il représente un investissement bien plus conséquent que les 413 millions initialement prévus pour un volet santé du Fonds social européen plus.