La ministre nationaliste réagissait ainsi à l'annonce de l'organisation de défense de l'environnement Greenpeace, qui a chargé un huissier de justice de se rendre mercredi à son cabinet pour lui rappeler un jugement rendu il y a un an et exigeant de la Région flamande un nouveau plan satisfaisant pour la qualité de l'air.

A la suite de l'action en cessation environnementale introduite par Greenpeace, un juge bruxellois avait ordonné à la Région flamande, en octobre 2018, de mettre au point dans l'année un nouveau plan visant la qualité de l'air sur tout le territoire de la Région. Ce plan devait être satisfaisant, de nature à éviter les dépassements des valeurs limites de concentration en dioxyde d'azote. Le juge avait en effet suivi les observations de Greenpeace, selon lesquelles les mesures précédentes n'étaient clairement pas suffisantes puisque les normes européennes en matière de dioxyde d'azote (NO2) étaient systématiquement dépassées partout en Flandre.

Le jugement était accompagné d'une astreinte de 1.000 euros par jour de retard, ce que Greenpeace comptait rappeler à la ministre mercredi.

Cette dernière se dit, en matinée, "prête à recevoir les experts de Greenpeace et à discuter (avec eux) de l'application du plan", mais défend en parallèle sa politique sur la qualité de l'air. Selon Zuhal Demir, le plan régional "qualité de l'air" discuté mardi en commission du parlement flamand est bien "satisfaisant" et suffisant par rapport aux exigences. Le plan "a été reçu de manière constructive par l'opposition, en commission", se défend la ministre. "Nous avons une base politique claire pour une prise en charge (de la qualité de l'air) d'ici à 2030, avec une étape intermédiaire en 2025."