À travers le monde, on regarde chaque jour plus d'un milliard d'heures de vidéos sur la plateforme YouTube. Avec des conséquences désastreuses sur l'environnement, selon une étude de l'Université de Bristol. En 2016, le visionnage de vidéos sur YouTube a engendré plus de 11 millions de tonnes d'équivalent CO2. Une quantité similaire aux gaz à effet de serre annuels émis par des villes comme Francfort ou Glasgow.
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À travers le monde, on regarde chaque jour plus d'un milliard d'heures de vidéos sur la plateforme YouTube. Avec des conséquences désastreuses sur l'environnement, selon une étude de l'Université de Bristol. En 2016, le visionnage de vidéos sur YouTube a engendré plus de 11 millions de tonnes d'équivalent CO2. Une quantité similaire aux gaz à effet de serre annuels émis par des villes comme Francfort ou Glasgow. Nous avons tendance à utiliser internet sans réfléchir, mais l'impact de notre utilisation est pourtant conséquent. D'autant que les sites web ne sont pas conçus pour favoriser l'environnement, utilisant notamment plus d'électricité que nécessaire pour maintenir une expérience utilisateur constante. Si on prend le cas précis de YouTube, il existe pourtant des façons simples de mettre à jour son interface pour rendre son service plus respectueux de l'environnement. Une pratique courante chez les utilisateurs, c'est de lancer une vidéo pour accéder uniquement à son contenu (ex : lire un clip, mais uniquement écouter la musique). L'empreinte carbone de la plateforme pourrait être considérablement réduite si l'entreprise concevait une fonction permettant d'arrêter la vidéo si elle est exécutée dans un onglet en arrière-plan. "Si 25% des clips vidéos sont lus à l'arrière-plan du navigateur, YouTube pourrait économiser 323.000 tonnes d'équivalent CO2", estiment les chercheurs. YouTube est loin d'être un cas isolé. Parmi les autres fléaux numériques cités par Chris Preist, coauteur de l'étude : le téléchargement de documents sur le même appareil plusieurs fois, le stockage de photos presque identiques dans le cloud et la lecture vidéo automatique. Des pratiques qui ont un faible impact individuel, mais qui ont des conséquences notables au niveau mondial. Les chercheurs proposent leur solution : une méthodologie de calcul de l'empreinte carbone numérique qui prend en compte de multiples estimations, vu le manque de données accessibles directement via les entreprises. Un modèle nécessaire pour que les sociétés tech disposent d'un algorithme qui évalue rapidement toute conception d'interface, ainsi que son code, pour déterminer son empreinte carbone. Outre l'impact environnemental, ces changements pourraient également profiter aux utilisateurs. Ils prennent l'exemple des vidéos en lecture automatique, qui est une manière de "piéger" l'utilisateur. Pour Daniel Shien, coauteur de l'article, les déchets numériques incluent des services que l'utilisateur n'apprécie pas ou n'utilise pas.