Dès l'annonce du confinement en mars 2020, "on a annulé tous nos projets d'action", entame la porte-parole francophone de Youth For Climate, Adélaïde Charlier. "Au début, ça a entraîné une importante déception au sein du mouvement. On passait plus de temps à chercher des moyens d'agir plutôt qu'à agir réellement. Mais la volonté de continuer à mettre la pression face à l'urgence climatique était bien là", expose-t-elle.

Webinaires, campagnes de sensibilisation sur les réseaux sociaux, actions en comité restreint, lettre ouverte adressée aux autorités européennes... "On s'est adapté dans le respect des règles sanitaires, mais les actions en ligne ont moins d'impact que les protestations dans la rue. Il est souvent arrivé qu'on se retrouve dans une bulle, entre militants", concède-t-elle.

Pour autant, les jeunes de Youth For Climate n'ont pas jeté l'éponge. Avec le soutien de l'association des Grands-Parents pour le climat et d'autres mouvements citoyens à travers l'Europe, "la lettre ouverte que nous avons adressée aux autorités européennes pour une réduction des émissions de gaz à effet de serre d'au moins 60% d'ici 2030 nous a permis de rencontrer une série de hauts responsables, dont la présidente de la Commission Ursula von der Leyen et son vice-président en charge du Pacte Vert Frans Timmermans", ajoute Adélaïde Charlier.

De son côté, le collectif Rise for Climate a poursuivi ses actions au pied des institutions européennes en comité restreint. "En tant que citoyens, nous devons rester vigilants et continuer de réclamer une transition juste, surtout au moment où l'Union européenne et les États membres finalisent leurs plans de relance", dit Kim Lê Quang, l'un des initiateurs du collectif.

"On ne peut pas dire que l'année écoulée soit perdue", assure Rebecca Thissen, chargée de plaidoyer climat et développement durable au CNCD-11.11.11. "La pandémie de Covid-19 a permis de mettre en lumière l'aspect systémique des crises et d'établir des liens entre la dérégulation du système économique, la destruction des habitats naturels et la multiplication des zoonoses (ces maladies infectieuses d'origine animale comme le Covid-19, NDLR), avec d'importantes conséquences sur les inégalités sociales. Tout cela a énormément nourri nos réflexions", explique-t-elle. "Les scientifiques ont aussi été davantage écoutés et la crise sanitaire a montré que quand le gouvernement veut, il peut. Cela signifie que l'absence de volonté politique que l'on pointe souvent dans la lutte contre le réchauffement climatique peut être dépassée", poursuit-elle.

Manifestation du 12 mai 2019à Bruxelles, Belga Images
Manifestation du 12 mai 2019à Bruxelles © Belga Images

"L'année écoulée ne nous a pas aidés d'un point de vue des mobilisations citoyennes, mais elle a donné un délai supplémentaire aux États pour relever leurs ambitions climatiques", ajoute Adélaïde Charlier.

A moins d'un an de la COP26, reportée en novembre 2021 à Glasgow (Ecosse), les États sont tenus de rehausser leurs engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre, encore insuffisants à l'heure actuelle pour respecter l'Accord de Paris, qui prévoit de contenir la hausse du mercure à un niveau bien inférieur à +2°C, voire à +1,5°C par rapport au niveau préindustriel. Selon l'ONU, le monde se dirige toujours vers une trajectoire de réchauffement d'au moins 3°C.

D'ici au mois de novembre, "que la COP26 se déroule en présence physique ou en ligne, nous devrons composer avec les technologies et les moyens disponibles pour construire un momentum", avance Rebecca Thissen.

Entre-temps, les annonces de l'Union européenne et de la Chine d'atteindre la neutralité carbone respectivement d'ici 2050 et 2060 ainsi que le retour des Etats-Unis dans l'Accord de Paris "augurent déjà une nouvelle dynamique", ajoute-t-elle.

L'année 2021 devrait également voir aboutir un accord important sur la protection de la biodiversité lors de la COP15, prévue à Kunming en Chine.

Dès l'annonce du confinement en mars 2020, "on a annulé tous nos projets d'action", entame la porte-parole francophone de Youth For Climate, Adélaïde Charlier. "Au début, ça a entraîné une importante déception au sein du mouvement. On passait plus de temps à chercher des moyens d'agir plutôt qu'à agir réellement. Mais la volonté de continuer à mettre la pression face à l'urgence climatique était bien là", expose-t-elle. Webinaires, campagnes de sensibilisation sur les réseaux sociaux, actions en comité restreint, lettre ouverte adressée aux autorités européennes... "On s'est adapté dans le respect des règles sanitaires, mais les actions en ligne ont moins d'impact que les protestations dans la rue. Il est souvent arrivé qu'on se retrouve dans une bulle, entre militants", concède-t-elle. Pour autant, les jeunes de Youth For Climate n'ont pas jeté l'éponge. Avec le soutien de l'association des Grands-Parents pour le climat et d'autres mouvements citoyens à travers l'Europe, "la lettre ouverte que nous avons adressée aux autorités européennes pour une réduction des émissions de gaz à effet de serre d'au moins 60% d'ici 2030 nous a permis de rencontrer une série de hauts responsables, dont la présidente de la Commission Ursula von der Leyen et son vice-président en charge du Pacte Vert Frans Timmermans", ajoute Adélaïde Charlier. De son côté, le collectif Rise for Climate a poursuivi ses actions au pied des institutions européennes en comité restreint. "En tant que citoyens, nous devons rester vigilants et continuer de réclamer une transition juste, surtout au moment où l'Union européenne et les États membres finalisent leurs plans de relance", dit Kim Lê Quang, l'un des initiateurs du collectif. "On ne peut pas dire que l'année écoulée soit perdue", assure Rebecca Thissen, chargée de plaidoyer climat et développement durable au CNCD-11.11.11. "La pandémie de Covid-19 a permis de mettre en lumière l'aspect systémique des crises et d'établir des liens entre la dérégulation du système économique, la destruction des habitats naturels et la multiplication des zoonoses (ces maladies infectieuses d'origine animale comme le Covid-19, NDLR), avec d'importantes conséquences sur les inégalités sociales. Tout cela a énormément nourri nos réflexions", explique-t-elle. "Les scientifiques ont aussi été davantage écoutés et la crise sanitaire a montré que quand le gouvernement veut, il peut. Cela signifie que l'absence de volonté politique que l'on pointe souvent dans la lutte contre le réchauffement climatique peut être dépassée", poursuit-elle. "L'année écoulée ne nous a pas aidés d'un point de vue des mobilisations citoyennes, mais elle a donné un délai supplémentaire aux États pour relever leurs ambitions climatiques", ajoute Adélaïde Charlier. A moins d'un an de la COP26, reportée en novembre 2021 à Glasgow (Ecosse), les États sont tenus de rehausser leurs engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre, encore insuffisants à l'heure actuelle pour respecter l'Accord de Paris, qui prévoit de contenir la hausse du mercure à un niveau bien inférieur à +2°C, voire à +1,5°C par rapport au niveau préindustriel. Selon l'ONU, le monde se dirige toujours vers une trajectoire de réchauffement d'au moins 3°C. D'ici au mois de novembre, "que la COP26 se déroule en présence physique ou en ligne, nous devrons composer avec les technologies et les moyens disponibles pour construire un momentum", avance Rebecca Thissen. Entre-temps, les annonces de l'Union européenne et de la Chine d'atteindre la neutralité carbone respectivement d'ici 2050 et 2060 ainsi que le retour des Etats-Unis dans l'Accord de Paris "augurent déjà une nouvelle dynamique", ajoute-t-elle. L'année 2021 devrait également voir aboutir un accord important sur la protection de la biodiversité lors de la COP15, prévue à Kunming en Chine.