Les entreprises locales à qui elles achetaient ce bois ont écopé d'amendes pour déforestation illégale ou pour entorse à la législation environnementale. Mais tout cela relève d'un malentendu, indiquent les entreprises incriminées.

Vandecasteele et Vogel ont été citées, en mai, dans un rapport de l'association des peuples autochtones du Brésil (APIB). Les deux compagnies belges ont acheté respectivement 517 tonnes et 80 tonnes de bois exotique à Benevides Madeiras entre 2017-2018. Or le patron de cette entreprise, Arnaldo Andrade Betzel, a été condamné à une amende de 487.440 euros pour déforestation illégale à Pará (Etat du nord du Brésil) pendant cette même période.

D'après le rapport, entre 2017 et 2018, Vandecasteele et Vogel ont également acheté 437 tonnes et 734 tonnes de bois à Nordisk Timber Eireli. Société qui a, elle aussi, écopé de six amendes - dont le montant total s'élève à 3,35 millions d'euros - pour ne pas avoir respecté la législation environnementale.

L'amende infligée à Benevides a depuis été supprimée et, concernant Nordisk, on parle de deux infractions qui n'ont rien à voir avec l'exploitation forestière illégale, rétorque la compagnie Vogel.

Cependant, l'amende pour Benevides figure toujours dans la base de données de l'agence environnementale fédérale brésilienne (IBAMA). Même si les motifs de ces amendes ne sont pas précisés, constate l'hebdomadaire Knack.

La compagnie Vogel souligne que la procédure d'appel contre cette amende est toujours en cours car "au Brésil, vous êtes coupable jusqu'à preuve du contraire".