En Belgique, 243 entreprises émettent ensemble environ 40% de la totalité des émissions du pays. Elles sont donc soumises depuis 2005 au système communautaire d'échange de quotas d'émission. Selon ce mécanisme, le niveau total de certains gaz à effet de serre est plafonné et, dans les limites de ce plafond, les entreprises achètent ou reçoivent des quotas d'émission qu'elles peuvent échanger avec d'autres entreprises. Mais, pour que celles-ci restent concurrentielles hors Europe, l'UE cède gratuitement une grande part de ces quotas.

Pour la période s'étalant entre 2021 et 2025 compris, la Belgique va recevoir 147 millions de certificats d'émissions de gaz à effet de serre, dont la valeur actuelle s'établit à 50 euros par tonne de gaz à effet de serre émise (mais ce prix peut encore grimper car "un prix du carbone élevé incite à investir dans des technologies innovantes et sobres en carbone", comme le décrit l'UE). Au total, ce sont donc quelque 7,3 milliards d'euros que les entreprises belges vont ainsi épargner. Cette année, ce "cadeau" s'élève à 29 millions de certificats gratuits, d'une valeur de près d'un milliard et demi d'euros. En tête des bénéficiaires, l'entreprise sidérurgique ArcelorMittal empoche 7,5 millions de certificats pour 2021, suivie de BASF (3,6 millions), Total (2,4 millions) et Exxon (1,4 million).

Pour Bond Beter Leefmilieu, la fédération flamande d'associations de protection de la nature et de l'environnement, c'est un "cadeau extrêmement généreux". "Cela mine le principe du 'pollueur payeur'", déplore Tycho Van Hauwaert, expert à la fédération. "Et c'est de l'argent qui n'est pas investi dans des actions en faveur du climat."

La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) préfère, de son côté, souligner que l'industrie lourde a diminué ses émissions de 43% ces 16 dernières années grâce au système européen d'échange de quotas d'émission.

En Belgique, 243 entreprises émettent ensemble environ 40% de la totalité des émissions du pays. Elles sont donc soumises depuis 2005 au système communautaire d'échange de quotas d'émission. Selon ce mécanisme, le niveau total de certains gaz à effet de serre est plafonné et, dans les limites de ce plafond, les entreprises achètent ou reçoivent des quotas d'émission qu'elles peuvent échanger avec d'autres entreprises. Mais, pour que celles-ci restent concurrentielles hors Europe, l'UE cède gratuitement une grande part de ces quotas. Pour la période s'étalant entre 2021 et 2025 compris, la Belgique va recevoir 147 millions de certificats d'émissions de gaz à effet de serre, dont la valeur actuelle s'établit à 50 euros par tonne de gaz à effet de serre émise (mais ce prix peut encore grimper car "un prix du carbone élevé incite à investir dans des technologies innovantes et sobres en carbone", comme le décrit l'UE). Au total, ce sont donc quelque 7,3 milliards d'euros que les entreprises belges vont ainsi épargner. Cette année, ce "cadeau" s'élève à 29 millions de certificats gratuits, d'une valeur de près d'un milliard et demi d'euros. En tête des bénéficiaires, l'entreprise sidérurgique ArcelorMittal empoche 7,5 millions de certificats pour 2021, suivie de BASF (3,6 millions), Total (2,4 millions) et Exxon (1,4 million). Pour Bond Beter Leefmilieu, la fédération flamande d'associations de protection de la nature et de l'environnement, c'est un "cadeau extrêmement généreux". "Cela mine le principe du 'pollueur payeur'", déplore Tycho Van Hauwaert, expert à la fédération. "Et c'est de l'argent qui n'est pas investi dans des actions en faveur du climat." La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) préfère, de son côté, souligner que l'industrie lourde a diminué ses émissions de 43% ces 16 dernières années grâce au système européen d'échange de quotas d'émission.