L'objectif est de rentrer en dialogue avec les gouvernements. Un but en partie atteint puisque plusieurs experts ont rencontré la Première ministre ce matin. Un dialogue "très intéressant" pour Sophie Wilmès, d'autant plus qu'il "rassemble diverses expertises". Les experts contacteront les régions dès aujourd'hui.

Sans informations sur les marges budgétaires des autorités, le travail des experts est "hors sol", explique Marc Lemaire, cofondateur de Kaya, la coalition des entreprises de la transition écologique. "Nous pourrions aller plus loin en collaborant avec les cabinets ministériels", suggère-t-il.

Le plan "Sophia", du nom de la déesse grecque de la sagesse, propose "d'enclencher immédiatement la transition vers une économie durable, pour éviter de nouvelles crises systémiques", en construisant "une Belgique solidaire, prospère, résiliente et durable".

Réparti dans 15 domaines, le plan propose notamment de soutenir les entreprises qui accélèrent l'évolution vers une économie "régénérative", comme celles qui développent une gestion circulaire des déchets ou qui emploient des travailleurs peu qualifiés. "Nous plaidons pour que les entreprises documentent leurs impacts sociaux et environnementaux. Avec cette transparence, nous pourrons mieux sélectionner celles qu'il faut soutenir", explique Sybille Mertens, économiste à l'Université de Liège.

Le plan entend également petit à petit augmenter le "prix carbone", en répartissant la charge équitablement pour éviter les "effets gilets jaunes". Il défend de mettre fin aux subsides des énergies fossiles pour les consacrer aux énergies durables, en abandonnant par exemple les voitures de société ou les avantages fiscaux pour le kérozène des avions ou le mazout de chauffage. Les experts proposent de relocaliser certaines activités clés comme l'énergie, mais aussi l'alimentation. "Des crises alimentaires se profilent, y compris dans nos régions", souligne Sybille Mertens. "Nous proposons de mettre des terres à disposition pour développer des circuits courts par exemple", poursuit-elle.

Concernant l'aménagement du territoire, le groupe souhaite progressivement densifier l'habitat pour laisser plus de place à la nature, mais aussi pour rendre l'économie plus efficace. "L'éparpillement spatial génère 2 milliards de dépenses publiques par an en Flandre. Mais les dégâts sur l'économie sont plus importants, à cause des embouteillages par exemple. Du coup, nos taxes sont très élevées cela rend l'économie moins attractive", explique Leo Van Broeck, de la KULeuven. "C'est le moment de se réinventer. Tout est à l'arrêt. L'Etat doit de toute façon s'endetter maintenant", conclut-t-il.

Les membres du "Résilience Management Group" se font confiance mutuellement et tous soutiennent l'esprit général du plan, sans nécessairement adhérer à tous ses détails. Le groupe est par contre unanime pour demander que la Belgique soutienne une mise en oeuvre ambitieuse du "Green Deal", la feuille de route proposée par la Commission européenne pour atteindre l'objectif de neutralité carbone en 2050.

L'objectif est de rentrer en dialogue avec les gouvernements. Un but en partie atteint puisque plusieurs experts ont rencontré la Première ministre ce matin. Un dialogue "très intéressant" pour Sophie Wilmès, d'autant plus qu'il "rassemble diverses expertises". Les experts contacteront les régions dès aujourd'hui. Sans informations sur les marges budgétaires des autorités, le travail des experts est "hors sol", explique Marc Lemaire, cofondateur de Kaya, la coalition des entreprises de la transition écologique. "Nous pourrions aller plus loin en collaborant avec les cabinets ministériels", suggère-t-il. Le plan "Sophia", du nom de la déesse grecque de la sagesse, propose "d'enclencher immédiatement la transition vers une économie durable, pour éviter de nouvelles crises systémiques", en construisant "une Belgique solidaire, prospère, résiliente et durable". Réparti dans 15 domaines, le plan propose notamment de soutenir les entreprises qui accélèrent l'évolution vers une économie "régénérative", comme celles qui développent une gestion circulaire des déchets ou qui emploient des travailleurs peu qualifiés. "Nous plaidons pour que les entreprises documentent leurs impacts sociaux et environnementaux. Avec cette transparence, nous pourrons mieux sélectionner celles qu'il faut soutenir", explique Sybille Mertens, économiste à l'Université de Liège. Le plan entend également petit à petit augmenter le "prix carbone", en répartissant la charge équitablement pour éviter les "effets gilets jaunes". Il défend de mettre fin aux subsides des énergies fossiles pour les consacrer aux énergies durables, en abandonnant par exemple les voitures de société ou les avantages fiscaux pour le kérozène des avions ou le mazout de chauffage. Les experts proposent de relocaliser certaines activités clés comme l'énergie, mais aussi l'alimentation. "Des crises alimentaires se profilent, y compris dans nos régions", souligne Sybille Mertens. "Nous proposons de mettre des terres à disposition pour développer des circuits courts par exemple", poursuit-elle. Concernant l'aménagement du territoire, le groupe souhaite progressivement densifier l'habitat pour laisser plus de place à la nature, mais aussi pour rendre l'économie plus efficace. "L'éparpillement spatial génère 2 milliards de dépenses publiques par an en Flandre. Mais les dégâts sur l'économie sont plus importants, à cause des embouteillages par exemple. Du coup, nos taxes sont très élevées cela rend l'économie moins attractive", explique Leo Van Broeck, de la KULeuven. "C'est le moment de se réinventer. Tout est à l'arrêt. L'Etat doit de toute façon s'endetter maintenant", conclut-t-il. Les membres du "Résilience Management Group" se font confiance mutuellement et tous soutiennent l'esprit général du plan, sans nécessairement adhérer à tous ses détails. Le groupe est par contre unanime pour demander que la Belgique soutienne une mise en oeuvre ambitieuse du "Green Deal", la feuille de route proposée par la Commission européenne pour atteindre l'objectif de neutralité carbone en 2050.