"On a systématiquement trouvé du microplastique", sur 45 sites répartis sur la Tamise, l'Elbe, le Rhin, la Seine, le Tibre, l'Ebre, le Rhône, la Loire et la Garonne, au large, dans l'estuaire et sur trois autres emplacements plus en amont des cours d'eau, révèle Jean-François Ghiglione, scientifique du CNRS responsable de l'expédition.

Huit millions de tonnes de plastique sont déversées chaque année dans l'océan, dont 80% vient de la terre, selon des estimations.

Les scientifiques ont longtemps pensé que ces déchets se décomposaient en pleine mer sous l'effet des vagues et du soleil. Mais les 46 scientifiques de 17 laboratoires impliqués dans cette mission unique ont constaté qu'ils sont déjà dégradés dans les fleuves. La fondation Tara milite avec des ONG pour une réduction de l'usage et des déchets plastiques. "Il faut arrêter le flux" de ces déchets, car il est impossible de nettoyer les océans, insiste Romain Troublé, directeur général de la fondation Tara Expéditions.

Au cours de leur mission, les scientifiques ont effectué des prélèvements à la surface de l'eau, plus en profondeur et sur les berges. Ils ont récolté des débris de plastique, mais aussi placé des moules et des plastiques "témoins" dans des nasses pendant un mois. L'objectif est de comprendre d'où viennent ces plastiques, mais aussi leur impact sur les organismes marins et leurs effets sur la chaîne alimentaire.

Les 2.700 échantillons vont à présent être analysés en laboratoires et les conclusions seront connues d'ici deux ans.

Les premières observations permettent déjà de dire que ces microplastiques comprennent des microbilles présentes dans des dentifrices et des cosmétiques, en plus des particules issues de plus gros déchets.

"On a systématiquement trouvé du microplastique", sur 45 sites répartis sur la Tamise, l'Elbe, le Rhin, la Seine, le Tibre, l'Ebre, le Rhône, la Loire et la Garonne, au large, dans l'estuaire et sur trois autres emplacements plus en amont des cours d'eau, révèle Jean-François Ghiglione, scientifique du CNRS responsable de l'expédition. Huit millions de tonnes de plastique sont déversées chaque année dans l'océan, dont 80% vient de la terre, selon des estimations. Les scientifiques ont longtemps pensé que ces déchets se décomposaient en pleine mer sous l'effet des vagues et du soleil. Mais les 46 scientifiques de 17 laboratoires impliqués dans cette mission unique ont constaté qu'ils sont déjà dégradés dans les fleuves. La fondation Tara milite avec des ONG pour une réduction de l'usage et des déchets plastiques. "Il faut arrêter le flux" de ces déchets, car il est impossible de nettoyer les océans, insiste Romain Troublé, directeur général de la fondation Tara Expéditions. Au cours de leur mission, les scientifiques ont effectué des prélèvements à la surface de l'eau, plus en profondeur et sur les berges. Ils ont récolté des débris de plastique, mais aussi placé des moules et des plastiques "témoins" dans des nasses pendant un mois. L'objectif est de comprendre d'où viennent ces plastiques, mais aussi leur impact sur les organismes marins et leurs effets sur la chaîne alimentaire. Les 2.700 échantillons vont à présent être analysés en laboratoires et les conclusions seront connues d'ici deux ans. Les premières observations permettent déjà de dire que ces microplastiques comprennent des microbilles présentes dans des dentifrices et des cosmétiques, en plus des particules issues de plus gros déchets.