En prévision de la vague de chaleur, la cellule interrégionale de l'environnement (IRCELINE) avait activé une phase d'avertissement Forte chaleur et pics d'ozone. "Les conditions météorologiques, températures élevées et ensoleillement important, combinées à la pollution de l'air, entraineront une augmentation des concentrations d'ozone", précisait le communiqué.
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En prévision de la vague de chaleur, la cellule interrégionale de l'environnement (IRCELINE) avait activé une phase d'avertissement Forte chaleur et pics d'ozone. "Les conditions météorologiques, températures élevées et ensoleillement important, combinées à la pollution de l'air, entraineront une augmentation des concentrations d'ozone", précisait le communiqué.L'ozone est un gaz qui, dans la haute atmosphère, protège la Terre des rayons ultraviolets nocifs. Près du sol, c'est un polluant qui se forme à partir d'oxydes d'azote et de composés organiques volatils. Ces produits chimiques s'échappent des gaz d'échappement des véhicules et des raffineries, et ils réagissent pour former de l'ozone en présence de la lumière du soleil. L'ozone est un gaz polluant et irritant très dangereux pour la santé qui se trouve dans l'atmosphère. Les personnes souffrant de problèmes respiratoires, les personnes âgées et les jeunes enfants font partie des groupes les plus sensibles. Il peut provoquer des troubles respiratoires, l'irritation des yeux ou de la gorge et des maux de tête. Il convient donc aussi d'être prudent en cas d'efforts intenses à l'extérieur.Un pic d'ozone se produit lorsque la concentration d'ozone dépasse une certaine valeur, définie par l'Union européenne. La valeur seuil européenne a été fixée à une concentration horaire moyenne de 180 microgrammes d'ozone par mètre cube d'air. Le seuil d'alerte est dépassé à partir de 240 microgrammes d'ozone par mètre cube d'air.Les journées de pollution à l'ozone devraient devenir de plus en plus fréquentes au cours des prochaines décennies, indiquait en 2016 un article de la Harvard Gazette. "Dans les décennies à venir, le changement climatique mondial provoquera probablement d'autres vagues de chaleur au cours de l'été, ce qui pourrait entrainer une augmentation de 70 à 100% des épisodes d'ozone", selon l'auteur principal de l'étude. On sait depuis longtemps que les hautes températures sont un facteur important de l'augmentation de l'ozone. Mais comment le phénomène se produit-il ? Pour répondre à cette question, des chercheurs ont mis au point un modèle qui utilise les relations observées entre la température et l'ozone pour prévoir les épisodes futurs d'ozone. "La production d'ozone s'accélère à haute température et les émissions des composants naturels de l'ozone augmentent. Les températures élevées s'accompagnent également de vents faibles, ce qui fait stagner l'atmosphère. Donc l'air ne fait que cuire et les niveaux d'ozone peuvent s'accumuler", expliquent-ils. La relation entre les deux phénomènes est néanmoins jugée "étonnamment complexe". D'autres l'expliquent, plus simplement, par le fait que les réactions chimiques s'accélèrent lorsque les températures sont plus élevées.