Des milliers d'activistes bloqueront samedi les infrastructures pour l'extraction du charbon autour de la mine de Hambach dans une action de désobéissance civile de masse. Parmi les militants figurera une importante délégation de Belges. Tous ensemble, ils appelleront à la sortie immédiate du charbon et à la justice climatique.

"Les ambitions politiques ne sont clairement pas à la hauteur de ce qu'il faut faire d'un point de vue environnemental, que ce soit en Belgique ou en Allemagne. C'est pourquoi il est important que des Belges participent à l'action car ça nous concerne tous", souligne Laure Kervy, contact presse francophone de l'opération.

Selon le mouvement pour le climat, les trois mines à ciel ouvert et les trois centrales adjacentes font de la région rhénane, proche de Cologne, l'une des plus grandes sources d'émission de CO2 en Europe.

Une victoire temporaire

En septembre, un procès a été temporairement gagné par les militants écologistes. La justice allemande a estimé que la compagnie RWE, à laquelle la mine visée samedi appartient, devait suspendre le déboisement controversé de la forêt de Hambach pour pouvoir agrandir la mine du même nom.

"C'est un succès énorme pour le mouvement que l'abattage de la forêt soit suspendu", a commenté la porte-parole de Ende Gelände, Karolina Drzewo, "mais les excavatrices continuent de menacer des villages, les écosystèmes locaux et le climat en général. La science appelle à une sortie urgente des énergies fossiles. Pourtant le gouvernement allemand reporte toujours une action déterminée pour limiter le réchauffement climatique. C'est pour cette raison que nous prenons nous-mêmes les choses en main et commençons cette sortie du charbon avec nos propres corps", a-t-elle conclu.

45% des émissions mondiales de CO2

Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), le charbon rejette 45% des émissions mondiales de CO2 liées au secteur énergétique, auxquelles s'ajoutent autres gaz à effet de serre et particules fines. Le monde n'en a jamais brûlé autant depuis le début de la Révolution industrielle. Après avoir atteint 4% par an entre 2000 et 2013, la croissance de la demande mondiale devrait seulement ralentir sur la période 2015-2021, selon les prévisions de l'AIE.

Or, selon l'Onu, 80 à 90% des réserves de charbon devront rester sous terre si le monde veut tenir son objectif, fixé par l'accord de Paris, de rester sous 2°C de réchauffement.

Des milliers d'activistes bloqueront samedi les infrastructures pour l'extraction du charbon autour de la mine de Hambach dans une action de désobéissance civile de masse. Parmi les militants figurera une importante délégation de Belges. Tous ensemble, ils appelleront à la sortie immédiate du charbon et à la justice climatique. "Les ambitions politiques ne sont clairement pas à la hauteur de ce qu'il faut faire d'un point de vue environnemental, que ce soit en Belgique ou en Allemagne. C'est pourquoi il est important que des Belges participent à l'action car ça nous concerne tous", souligne Laure Kervy, contact presse francophone de l'opération. Selon le mouvement pour le climat, les trois mines à ciel ouvert et les trois centrales adjacentes font de la région rhénane, proche de Cologne, l'une des plus grandes sources d'émission de CO2 en Europe.En septembre, un procès a été temporairement gagné par les militants écologistes. La justice allemande a estimé que la compagnie RWE, à laquelle la mine visée samedi appartient, devait suspendre le déboisement controversé de la forêt de Hambach pour pouvoir agrandir la mine du même nom. "C'est un succès énorme pour le mouvement que l'abattage de la forêt soit suspendu", a commenté la porte-parole de Ende Gelände, Karolina Drzewo, "mais les excavatrices continuent de menacer des villages, les écosystèmes locaux et le climat en général. La science appelle à une sortie urgente des énergies fossiles. Pourtant le gouvernement allemand reporte toujours une action déterminée pour limiter le réchauffement climatique. C'est pour cette raison que nous prenons nous-mêmes les choses en main et commençons cette sortie du charbon avec nos propres corps", a-t-elle conclu.Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), le charbon rejette 45% des émissions mondiales de CO2 liées au secteur énergétique, auxquelles s'ajoutent autres gaz à effet de serre et particules fines. Le monde n'en a jamais brûlé autant depuis le début de la Révolution industrielle. Après avoir atteint 4% par an entre 2000 et 2013, la croissance de la demande mondiale devrait seulement ralentir sur la période 2015-2021, selon les prévisions de l'AIE. Or, selon l'Onu, 80 à 90% des réserves de charbon devront rester sous terre si le monde veut tenir son objectif, fixé par l'accord de Paris, de rester sous 2°C de réchauffement.