Les quatre dernières années ont été les plus chaudes jamais mesurées depuis l'ère industrielle. C'est ce qu'indique un rapport du Copernicus Climate Change Service (C3S), qui fait partie du programme Copernicus, le programme européen de surveillance de la Terre. Les données livrées par le rapport donnent la première image complète de la température et des niveaux de CO2 en 2018 pour le monde. Elles sont conformes à ce que l'Organisation météorologique mondiale (OMM) avait prédit précédemment sur base de données incomplète.
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Les quatre dernières années ont été les plus chaudes jamais mesurées depuis l'ère industrielle. C'est ce qu'indique un rapport du Copernicus Climate Change Service (C3S), qui fait partie du programme Copernicus, le programme européen de surveillance de la Terre. Les données livrées par le rapport donnent la première image complète de la température et des niveaux de CO2 en 2018 pour le monde. Elles sont conformes à ce que l'Organisation météorologique mondiale (OMM) avait prédit précédemment sur base de données incomplète. Avec une température moyenne de 14,7°C - soit 0,2 degré de moins que le record de 2016 -, l'année 2018 est supérieure de 0,4 degré à la moyenne de la période 1981-2010. Le réchauffement le plus important s'est produit dans la région polaire, plus particulièrement au nord du détroit de Béring, entre les États-Unis et la Russie, et autour de l'archipel de Svalbard, dans le nord de la Norvège. Dans les terres, il faisait presque partout plus chaud que la moyenne, surtout en Europe, au Moyen-Orient et dans l'ouest des États-Unis, note le rapport. En revanche, le nord-est des États-Unis et certaines parties de la Russie et de l'Asie centrale ont dû faire face à des températures inférieures à la moyenne. "En 2018, nous avons de nouveau connu une année très chaude, la quatrième plus chaude jamais enregistrée. Des évènements climatiques dramatiques comme un été chaud et sec dans une grande partie de l'Europe ou la hausse des températures autour des régions arctiques sont des signes alarmants pour nous tous", s'inquiète Jean-Noël Thépaut, à la tête du C3S.En dehors des mois de février et mars, relativement froids, des températures supérieures à la moyenne ont été enregistrées en Europe au cours des dix autres mois de 2018. De la fin du printemps jusqu'au début de l'automne, et dans certaines zones même en hiver, les régions du nord et du centre de l'Europe ont également enregistré des conditions météorologiques plus sèches que la moyenne. La température moyenne du globe au cours des cinq dernières années était de 1,1 degré supérieure à celle de l'époque préindustrielle. L'objectif phare de l'accord de Paris sur le climat est pourtant de contenir le réchauffement de la planète à +2 degrés par rapport à cette même époque, avec un objectif idéal de +1,5°C. "Ce n'est qu'en unissant nos efforts que nous pourrons faire une différence et préserver notre planète pour les générations futures", conclut Thépaut.