Les entreprises et les associations de secteurs actives par exemple dans la viande, l'huile de palme ou le papier exercent une pression sur l'Union européenne, soit directement, soit par le biais d'associations industrielles, pour obtenir des réglementations faibles ou des échappatoires pour leurs produits, même si elles affirment en même temps s'engager contre la déforestation, pointe l'étude, qui analyse les contributions de l'industrie aux consultations publiques de la Commission européenne, leurs déclarations et leurs documents de lobbying.

Le Parlement européen a adopté en octobre 2020 un rapport invitant la Commission à proposer une législation contraignante pour mettre fin à la déforestation provoquée par l'UE. L'objectif: sanctionner les entreprises qui vendent sur le marché européen des produits mettant en danger les écosystèmes, dont les forêts, les tourbières ou les savanes. Ce rapport estime que la consommation de l'UE représente environ 10% de la déforestation mondiale.

"Les entreprises utilisent la stratégie des cancres dans une classe", explique Philippe Verbelen, expert forêts chez Greenpeace Belgique. Selon l'étude, elles "se défendent en pointant du doigt d'autres responsables, en assurant avoir déjà implémenté des politiques volontaires et autres systèmes de certification". "Pour justifier leur inaction, elles affirment que d'autres devraient agir avant elles", poursuit l'organisation environnementale.

"La Commission européenne avait assuré que cette proposition serait publiée lors du premier semestre 2021", continue Philippe Verbelen. "Mais sa publication est maintenant reportée après la pause estivale. Une fois publiée par la Commission, le Parlement européen et les gouvernements nationaux commenceront à formuler leurs positions et à proposer des amendements, ce qui prendra encore beaucoup de temps. Or, en attendant, la déforestation et la destruction des écosystèmes, elles, se poursuivent chaque jour."

Plus d'un million de personnes ont pourtant répondu à la consultation publique de la Commission européenne, exigeant des règles fortes contre la déforestation, la dégradation des forêts, la destruction de la nature et les violations des droits humains, conclut Greenpeace.

Les entreprises et les associations de secteurs actives par exemple dans la viande, l'huile de palme ou le papier exercent une pression sur l'Union européenne, soit directement, soit par le biais d'associations industrielles, pour obtenir des réglementations faibles ou des échappatoires pour leurs produits, même si elles affirment en même temps s'engager contre la déforestation, pointe l'étude, qui analyse les contributions de l'industrie aux consultations publiques de la Commission européenne, leurs déclarations et leurs documents de lobbying. Le Parlement européen a adopté en octobre 2020 un rapport invitant la Commission à proposer une législation contraignante pour mettre fin à la déforestation provoquée par l'UE. L'objectif: sanctionner les entreprises qui vendent sur le marché européen des produits mettant en danger les écosystèmes, dont les forêts, les tourbières ou les savanes. Ce rapport estime que la consommation de l'UE représente environ 10% de la déforestation mondiale. "Les entreprises utilisent la stratégie des cancres dans une classe", explique Philippe Verbelen, expert forêts chez Greenpeace Belgique. Selon l'étude, elles "se défendent en pointant du doigt d'autres responsables, en assurant avoir déjà implémenté des politiques volontaires et autres systèmes de certification". "Pour justifier leur inaction, elles affirment que d'autres devraient agir avant elles", poursuit l'organisation environnementale. "La Commission européenne avait assuré que cette proposition serait publiée lors du premier semestre 2021", continue Philippe Verbelen. "Mais sa publication est maintenant reportée après la pause estivale. Une fois publiée par la Commission, le Parlement européen et les gouvernements nationaux commenceront à formuler leurs positions et à proposer des amendements, ce qui prendra encore beaucoup de temps. Or, en attendant, la déforestation et la destruction des écosystèmes, elles, se poursuivent chaque jour."Plus d'un million de personnes ont pourtant répondu à la consultation publique de la Commission européenne, exigeant des règles fortes contre la déforestation, la dégradation des forêts, la destruction de la nature et les violations des droits humains, conclut Greenpeace.