Comme le rappellent la BBC et la VRT, chaque année, les cigognes asiatiques et européennes migrent vers le sud, parfois jusqu'en Afrique du Sud, pour y passer l'hiver avant de revenir au printemps.

Désireuse de vérifier ces routes migratoires, une équipe de scientifiques de l'Institut allemand Max-Planck d'ornithologie a équipé 70 jeunes cigognes de huit pays (l'Arménie, la Grèce, la Pologne, la Russie, l'Espagne, l'Allemagne, la Tunisie et l'Ouzbékistan) d'un enregistreur de coordonnées GPS afin de suivre les mouvements de leur première migration.

Les chercheurs se sont rendu compte que beaucoup d'oiseaux issus d'Espagne, de Tunisie et d'Allemagne passaient l'hiver en Afrique du Nord, à proximité de grandes décharges. En revanche, leurs congénères venus de Russie, de Pologne et de Grèce restaient fidèles à leur route traditionnelle. Curieusement, les cigognes d'Arménie ne parcouraient qu'un petit trajet alors que celles d'Ouzbékistan restaient même dans leur pays natal où elles se nourrissaient dans les fermes piscicoles.

Plus de chances de survie

Si comme l'explique la chercheuse Andrea Flack à la BBC, les cigognes restées à proximité de décharges trouvent facilement de la nourriture et qu'elles ont plus de chances de survivre à l'hiver que leurs congénères partis en Afrique du Sud, on ignore les risques à long terme pour leur santé. En plus, elles pourraient s'étrangler en mangeant du plastique ou du caoutchouc.

Comme les cigognes blanches se nourrissent de sauterelles et d'autres insectes nuisibles pour l'agriculture de l'Afrique tropicale, leur diminution pourrait perturber l'écosystème.