Bonne nouvelle pour la biodiversité : le plus grand mammifère terrestre d'Europe, le bison, reprend peu à peu du poil de la bête. Grâce à une gestion à long terme pour la conservation, l'espèce est passée de la catégorie "Vulnérable" à celle de "Quasi menacée", dans la Liste rouge de l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature). Les populations sauvages debisons d'Europeont ainsi augmenté d'environ 1800 individus en 2003 à plus de 6200 en 2019.
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Bonne nouvelle pour la biodiversité : le plus grand mammifère terrestre d'Europe, le bison, reprend peu à peu du poil de la bête. Grâce à une gestion à long terme pour la conservation, l'espèce est passée de la catégorie "Vulnérable" à celle de "Quasi menacée", dans la Liste rouge de l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature). Les populations sauvages debisons d'Europeont ainsi augmenté d'environ 1800 individus en 2003 à plus de 6200 en 2019.Il faut dire que le bison d'Europe revient de loin. S'il peuplait autrefois les forêts européennes, l'expansion de l'agriculture a eu un impact non négligeable sur son habitat naturel et la répartition de ce mammifère s'est alors massivement restreinte dans nos régions. Également persécutée par la chasse, l'espèce a finalement disparu à l'état sauvage dans les années 1920. L'espèce ne survivait alors plus qu'en captivité.Grâce à des efforts continus de conservation, elle a peu à peu été réintroduite à l'état sauvage dans les années 1950. "Les plus grandes sous-populations se trouvent aujourd'hui en Pologne, en Biélorussie et en Russie. Il existe actuellement 47 troupeaux de bisons d'Europe en liberté", explique l'UICN.Un large programme d'élevage et de réintroduction a été mis en place par le groupe pour la préservation du bison européen (EBSG) dans diverses régions, notamment dans la forêt de Bialowieza en Pologne. La région accueille aujourd'hui la population la plus importante de bisons : 1873 individus, dont 1635 en liberté, et celle-ci augmente d'environ 15 % chaque année, selon National Geographic. L'un des objectifs du groupe est de réintroduire l'espèce dans les Carpates, une zone qui couvre 210 000 km2 et qui comporte 16 % de parcs protégés.Des bisons sont également régulièrement réintroduits côté roumain, en collaboration avec le Fonds mondial pour la nature (WWF), et ce, depuis 2014. Le pays en compte actuellement plusieurs dizaines.Mais si les populations de cette espèce se multiplient, les troupeaux sont en grande partie "isolés les uns des autres et confinés dans des habitats forestiers non optimaux, et seulement huit d'entre eux sont assez grands pour être génétiquement viables à long terme ", explique l'UICN."Historiquement, les bisons d'Europe ont été réintroduits principalement dans des habitats forestiers, où ils ne trouvent pas assez de nourriture en hiver. Cependant, lorsqu'ils quittent la forêt pour des zones agricoles, ils se retrouvent souvent en conflit avec les humains. Afin de réduire le risque de conflits et la dépendance des bisons à l'égard de l'alimentation complémentaire, il sera important de créer des aires protégées incluant des prairies ouvertes où ils puissent paître", a déclaré le Dr Rafał Kowalczyk, co-auteur de la nouvelle évaluation et membre du Groupe de spécialistes des bisons de la CSE-UICN.D'où l'importance d'encourager les mesures de conservation en cours, telles que le déplacement de bisons vers des habitats ouverts plus optimaux et la réduction des conflits humains-bisons.