Si pour les touristes qui se pressent dans les cafés de Chamonix, la vue sur le Mont-blanc est toujours aussi belle, les alpinistes, eux, ont bien senti la différence. En raison du réchauffement climatique, les Alpes fondent petit à petit, rapporte The Guardian."Le changement climatique mondial a des conséquences graves et directement observables en haute montagne", déclare Vincent Neirinck de Mountain Wilderness, un groupe qui travaille à la préservation des montagnes et de leur environnement dans le monde entier.

Le retrait du glacier

Une des conséquences principales du réchauffement climatique est la fonte des glaces et a fortiori le retrait du glacier. Dans le cas des Alpes françaises, la fonte a commencé très tôt. "Les surfaces des glaciers ont diminué de moitié entre 1900 et 2012 avec une forte accélération des processus de fonte depuis les années 1980", explique Jacques Mourey, grimpeur et scientifique qui étudie l'impact du changement climatique sur les montagnes au-dessus de Chamonix.

De précédentes études ont notamment montré qu'en 2014, le plus grand glacier français a perdu plus de 3 mètres d'épaisseur. Les glaciologues ont ainsi mesuré cette perte d'épaisseur de glace lors de l'année écoulée sur le glacier de Saint-Sorlin, dans le massif des Grandes Rousses.

Mais c'est la Mer de Glace, le plus grand glacier de France et l'un des plus grands sites touristiques de Chamonix, qui est certainement le plus touché par le réchauffement climatique. Il est désormais méconnaissable. "La Mer de Glace fond maintenant au rythme d'environ 40 mètres par an et a perdu 80 mètres de profondeur au cours des 20 dernières années", explique le glaciologue Luc Moreau.

Attention aux chutes de pierres

Un autre impact du changement de températures est qu'il entraîne une augmentation du nombre de chutes de pierres. Plus de 550 chutes se sont produites dans le seul massif du Mont Blanc entre 2007 et 2015.

La raison, selon Luc Moreau, est que le pergélisol - qui se trouve dans les fissures des roches et les cimente ensemble - est aussi en train de fondre. Ainsi déstabilisés, des pans entiers de murs rocheux s'effondrent.

C'est ce qui a causé la destruction du pilier emblématique de Bonatti, une énorme colonne de roches et un lieu d'escalade populaire qui s'est effondré durant l'été torride de 2005.

Le pilier de Bonatti, célèbre pique montagneux de la face ouest du Dru s'est effondré le 30 juin 2005., Getty Images/iStockphoto
Le pilier de Bonatti, célèbre pique montagneux de la face ouest du Dru s'est effondré le 30 juin 2005. © Getty Images/iStockphoto

Une montagne en travaux

"Un guide d'escalade et d'alpinisme des années 70 sur les 100 meilleurs itinéraires autour du Mont Blanc n'est plus utilisable car la plupart des itinéraires ont changé et ne peuvent plus être utilisés", explique encore le glaciologue.

Certaines modifications sont faites chaque année pour permettre aux alpinistes de continuer à grimper sur les hauteurs. Ainsi, un nouveau sentier, y compris l'installation d'échelles fixes, a récemment dû être construit à la cabane Charpoua.

Quant à savoir si l'alpinisme sera bientôt impossible dans les Alpes françaises, pas d'inquiétude à avoir, estime l'expert. "Vous pourrez toujours grimper dans le futur - il vous suffira de changer votre façon de grimper", explique-t-il. "Si quelqu'un ne croit pas au changement climatique, il devrait venir à Chamonix pour le voir par lui-même."

Si pour les touristes qui se pressent dans les cafés de Chamonix, la vue sur le Mont-blanc est toujours aussi belle, les alpinistes, eux, ont bien senti la différence. En raison du réchauffement climatique, les Alpes fondent petit à petit, rapporte The Guardian."Le changement climatique mondial a des conséquences graves et directement observables en haute montagne", déclare Vincent Neirinck de Mountain Wilderness, un groupe qui travaille à la préservation des montagnes et de leur environnement dans le monde entier.Une des conséquences principales du réchauffement climatique est la fonte des glaces et a fortiori le retrait du glacier. Dans le cas des Alpes françaises, la fonte a commencé très tôt. "Les surfaces des glaciers ont diminué de moitié entre 1900 et 2012 avec une forte accélération des processus de fonte depuis les années 1980", explique Jacques Mourey, grimpeur et scientifique qui étudie l'impact du changement climatique sur les montagnes au-dessus de Chamonix.De précédentes études ont notamment montré qu'en 2014, le plus grand glacier français a perdu plus de 3 mètres d'épaisseur. Les glaciologues ont ainsi mesuré cette perte d'épaisseur de glace lors de l'année écoulée sur le glacier de Saint-Sorlin, dans le massif des Grandes Rousses.Mais c'est la Mer de Glace, le plus grand glacier de France et l'un des plus grands sites touristiques de Chamonix, qui est certainement le plus touché par le réchauffement climatique. Il est désormais méconnaissable. "La Mer de Glace fond maintenant au rythme d'environ 40 mètres par an et a perdu 80 mètres de profondeur au cours des 20 dernières années", explique le glaciologue Luc Moreau.Un autre impact du changement de températures est qu'il entraîne une augmentation du nombre de chutes de pierres. Plus de 550 chutes se sont produites dans le seul massif du Mont Blanc entre 2007 et 2015.La raison, selon Luc Moreau, est que le pergélisol - qui se trouve dans les fissures des roches et les cimente ensemble - est aussi en train de fondre. Ainsi déstabilisés, des pans entiers de murs rocheux s'effondrent.C'est ce qui a causé la destruction du pilier emblématique de Bonatti, une énorme colonne de roches et un lieu d'escalade populaire qui s'est effondré durant l'été torride de 2005."Un guide d'escalade et d'alpinisme des années 70 sur les 100 meilleurs itinéraires autour du Mont Blanc n'est plus utilisable car la plupart des itinéraires ont changé et ne peuvent plus être utilisés", explique encore le glaciologue.Certaines modifications sont faites chaque année pour permettre aux alpinistes de continuer à grimper sur les hauteurs. Ainsi, un nouveau sentier, y compris l'installation d'échelles fixes, a récemment dû être construit à la cabane Charpoua.Quant à savoir si l'alpinisme sera bientôt impossible dans les Alpes françaises, pas d'inquiétude à avoir, estime l'expert. "Vous pourrez toujours grimper dans le futur - il vous suffira de changer votre façon de grimper", explique-t-il. "Si quelqu'un ne croit pas au changement climatique, il devrait venir à Chamonix pour le voir par lui-même."