Quand il s'agit de météo, nous semblons avoir la mémoire courte. Pour décider si la météo est normale, nous nous basons sur la météo des deux à huit années précédentes. Nous ne regardons pas plus loin.

Des scientifiques américains sont parvenus à cette conclusion en analysant 2,18 milliards de tweets publiés entre mars 2014 et novembre 2016. Ils ont examiné la façon dont les gens parlaient du temps.

Un oubli

L'étude, parue dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences démontre à quel notre perception du temps a troublé notre comportement à long terme vis à-vis du climat.

"Nous vivons dans des conditions extrêmes d'un point de vue historique mais nous ne considérons pas la situation comme anormale parce que nous avons tendance à oublier ce qu'il s'est passé il y a plus de cinq ans",explique Frances Moore, auteure principale de l'étude et scientifique de l'environnement à l'Université de Californie à Davis.

Des commentaires moins fréquents

Les scientifiques ont basé leur analyse sur le contenu du tweet et le lieu d'où il était écrit (géolocalisation). D'après leurs observations, il semble que les gens tweetaient plus souvent lorsque les températures étaient anormales pour un certain endroit à une certaine période de l'année. Par exemple, un mois de mars particulièrement chaud ou un hiver froid inattendu.

Mais lorsque cette météo anormale se répète les années suivantes, les commentaires se font moins nombreux sur Twitter. Selon les chercheurs, ce phénomène indique que les gens s'habituent relativement vite à une météo donnée.

Une grenouille dans l'eau bouillante

Ils comparent ce comportement avec la fable de la grenouille qui nage dans une marmite d'eau en ébullition. Si la grenouille tombait dedans, elle s'échapperait d'un bond. Mais si elle se retrouvait dans une marmite d'eau froide qui se réchauffait petit-à-petit jusqu'à ébullition, elle ne s'échapperait pas.

"Nous avons pu voir que les températures extrêmes attristent les gens, mais ils arrêtent d'en parler" explique Moore. "Ils souffrent vraiment du syndrome de la grenouille cuite : les gens semblent s'habituer aux changements qu'ils préfèrent éviter. Mais ce n'est pas parce qu'ils n'en parlent pas que les choses ne peuvent pas empirer." En d'autres termes : ne pas parler d'une situation ne fera pas disparaitre le problème.

Quand il s'agit de météo, nous semblons avoir la mémoire courte. Pour décider si la météo est normale, nous nous basons sur la météo des deux à huit années précédentes. Nous ne regardons pas plus loin.Des scientifiques américains sont parvenus à cette conclusion en analysant 2,18 milliards de tweets publiés entre mars 2014 et novembre 2016. Ils ont examiné la façon dont les gens parlaient du temps.Un oubliL'étude, parue dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences démontre à quel notre perception du temps a troublé notre comportement à long terme vis à-vis du climat."Nous vivons dans des conditions extrêmes d'un point de vue historique mais nous ne considérons pas la situation comme anormale parce que nous avons tendance à oublier ce qu'il s'est passé il y a plus de cinq ans",explique Frances Moore, auteure principale de l'étude et scientifique de l'environnement à l'Université de Californie à Davis.Des commentaires moins fréquentsLes scientifiques ont basé leur analyse sur le contenu du tweet et le lieu d'où il était écrit (géolocalisation). D'après leurs observations, il semble que les gens tweetaient plus souvent lorsque les températures étaient anormales pour un certain endroit à une certaine période de l'année. Par exemple, un mois de mars particulièrement chaud ou un hiver froid inattendu.Mais lorsque cette météo anormale se répète les années suivantes, les commentaires se font moins nombreux sur Twitter. Selon les chercheurs, ce phénomène indique que les gens s'habituent relativement vite à une météo donnée.Une grenouille dans l'eau bouillanteIls comparent ce comportement avec la fable de la grenouille qui nage dans une marmite d'eau en ébullition. Si la grenouille tombait dedans, elle s'échapperait d'un bond. Mais si elle se retrouvait dans une marmite d'eau froide qui se réchauffait petit-à-petit jusqu'à ébullition, elle ne s'échapperait pas."Nous avons pu voir que les températures extrêmes attristent les gens, mais ils arrêtent d'en parler" explique Moore. "Ils souffrent vraiment du syndrome de la grenouille cuite : les gens semblent s'habituer aux changements qu'ils préfèrent éviter. Mais ce n'est pas parce qu'ils n'en parlent pas que les choses ne peuvent pas empirer." En d'autres termes : ne pas parler d'une situation ne fera pas disparaitre le problème.