Le Pacific Crest Trail, ou PCT de son petit nom, est en quelques sortes le "chemin de "Saint-Jacques-de-Compostelle américain". Long d'exactement 4286 kilomètres, ce sentier de grande randonnée créé en 1968 qui va de la frontière mexicaine jusqu'au Canada en passant par la Californie, le désert et la montagne est parcouru chaque année par des centaines de randonneurs en recherche de ressourcement et de solitude. Les personnes qui peuvent se targuer d'avoir parcouru l'entièreté du Pacific Crest Trail sont peu nombreuses, il faut en moyenne 5 mois pour en venir à bout.

Mais après le succès du film Wild, adapté du best-seller autobiographique de Cheryl Strayed avec Reese Whiterspoon dans le rôle principal, de solitude, il n'en est plus trop question sur certains tronçons. Le sentier se retrouve victime de son succès. Nicholas Kristof, chroniqueur pour le New York Times, explique son expérience après l'avoir parcouru pendant un mois en compagnie de sa fille de 17 ans comme il en a l'habitude chaque année : "Suite au succès du roman Wild et de sa version filmée, certaines parties du trail sont aussi bondées qu'un jamborée".

Nicholas Kristof en se rendant dans la partie sud du désert californien a remarqué que les randonneurs affluaient plus que les années précédentes. Ils sont d'ailleurs tellement enthousiastes à vouloir se lancer dans l'aventure que, pour la première fois, des quotas ont dû être établis au départ de la frontière mexicaine afin de mieux répartir les départs: pas plus de 50 randonneurs ne peuvent entamer la longue marche par jour. Un nombre maximum qui est atteint au quotidien.

Des randonneurs mal préparés

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En décembre de l'année passée, le nombre de visiteurs sur la page du site internet de l'association du Pacific Crest Trail a explosé de 340% par rapport à la même période en 2013. Depuis, la Pacific Crest Trail Association a lancé une campagne avec le hashtag #ResponsiblyWild afin de conscientiser les randonneurs. Cette année, plus de 1600 sont attendus sur le sentier, ils étaient entre 500 et 600 en 2014 à l'avoir traversé dans son entiereté.

Le chroniqueur du NYT aborde également le cas de ces randonneurs très mal préparés à ce challenge physique autant que psychologique qui exige en moyenne de marcher une trentaine de kilomètres par jour avec un sac à dos qui, souvent, est beaucoup trop lourd. "La plupart d'entre eux abandonneront", résume-t-il, en ajoutant: "Cette année, une femme a baissé les bras le premier jour, après seulement 13 miles (NDLR: environ 20 kilomètres). Mais des centaines atteindront le Canada."

D'autres marcheurs, comme le narre le Wall Street Journal n'ont jamais passé une seule nuit à l'extérieur avant de poser leurs chaussures sur le sentier légendaire. Ces néophytes de la vie dans la nature sauvage sont aussi pointés du doigt pour leur manque de prévoyance (pénurie en eau et en nourriture,...) qui pourrait mettre leur vie en danger, sans parler des araignées et autres serpents rencontrés et face auxquels ces trailers improvisés de l'extrême n'ont que très peu d'expérience ou encore, l'écosystème mis à mal par des personnes peu respectueuses de la nature.

Le Pacific Crest Trail, ou PCT de son petit nom, est en quelques sortes le "chemin de "Saint-Jacques-de-Compostelle américain". Long d'exactement 4286 kilomètres, ce sentier de grande randonnée créé en 1968 qui va de la frontière mexicaine jusqu'au Canada en passant par la Californie, le désert et la montagne est parcouru chaque année par des centaines de randonneurs en recherche de ressourcement et de solitude. Les personnes qui peuvent se targuer d'avoir parcouru l'entièreté du Pacific Crest Trail sont peu nombreuses, il faut en moyenne 5 mois pour en venir à bout.Mais après le succès du film Wild, adapté du best-seller autobiographique de Cheryl Strayed avec Reese Whiterspoon dans le rôle principal, de solitude, il n'en est plus trop question sur certains tronçons. Le sentier se retrouve victime de son succès. Nicholas Kristof, chroniqueur pour le New York Times, explique son expérience après l'avoir parcouru pendant un mois en compagnie de sa fille de 17 ans comme il en a l'habitude chaque année : "Suite au succès du roman Wild et de sa version filmée, certaines parties du trail sont aussi bondées qu'un jamborée". Nicholas Kristof en se rendant dans la partie sud du désert californien a remarqué que les randonneurs affluaient plus que les années précédentes. Ils sont d'ailleurs tellement enthousiastes à vouloir se lancer dans l'aventure que, pour la première fois, des quotas ont dû être établis au départ de la frontière mexicaine afin de mieux répartir les départs: pas plus de 50 randonneurs ne peuvent entamer la longue marche par jour. Un nombre maximum qui est atteint au quotidien.En décembre de l'année passée, le nombre de visiteurs sur la page du site internet de l'association du Pacific Crest Trail a explosé de 340% par rapport à la même période en 2013. Depuis, la Pacific Crest Trail Association a lancé une campagne avec le hashtag #ResponsiblyWild afin de conscientiser les randonneurs. Cette année, plus de 1600 sont attendus sur le sentier, ils étaient entre 500 et 600 en 2014 à l'avoir traversé dans son entiereté.Le chroniqueur du NYT aborde également le cas de ces randonneurs très mal préparés à ce challenge physique autant que psychologique qui exige en moyenne de marcher une trentaine de kilomètres par jour avec un sac à dos qui, souvent, est beaucoup trop lourd. "La plupart d'entre eux abandonneront", résume-t-il, en ajoutant: "Cette année, une femme a baissé les bras le premier jour, après seulement 13 miles (NDLR: environ 20 kilomètres). Mais des centaines atteindront le Canada." D'autres marcheurs, comme le narre le Wall Street Journal n'ont jamais passé une seule nuit à l'extérieur avant de poser leurs chaussures sur le sentier légendaire. Ces néophytes de la vie dans la nature sauvage sont aussi pointés du doigt pour leur manque de prévoyance (pénurie en eau et en nourriture,...) qui pourrait mettre leur vie en danger, sans parler des araignées et autres serpents rencontrés et face auxquels ces trailers improvisés de l'extrême n'ont que très peu d'expérience ou encore, l'écosystème mis à mal par des personnes peu respectueuses de la nature.