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Le parlement néerlandais souhaite supprimer les vols Bruxelles-Amsterdam

Le Vif

La Deuxième Chambre du parlement néerlandais souhaite mettre fin aux liaisons aériennes entre Amsterdam et Bruxelles. Le trajet en train entre les deux capitales est en effet tout aussi rapide et moins nocif pour l’environnement.

Une majorité, composée notamment des partis au pouvoir D66 et ChristenUnie, soutient cette proposition des GroenLinks. La députée écolo Suzanne Kröger (GroenLinks) rappelle la nécessité de procéder à une bonne attribution des « slots » (laps de temps pour les décollages et atterrissages). Il est d’un intérêt national de répartir ces slots de manière raisonnée et en se basant, dans la mesure du possible, sur les liaisons indispensables, a ajouté M. Kröger.

La Chambre appelle le gouvernement à trouver des accords avec les parties prenantes afin de faire disparaître progressivement les vols Amsterdam-Bruxelles, une liaison qui est encore assurée plusieurs fois par jour à l’heure actuelle.

Cinq vols, tous effectués par KLM, relient chaque jour Amsterdam et Bruxelles. La société gérant l’aéroport de Bruxelles (Brussels Airport Company) précisait mardi qu’il revenait à la compagnie néerlandaise de décider de retirer ou non ses « slots » dans les deux aéroports. L’Etat néerlandais, qui a récemment acquis une participation directe de près de 13% dans Air France-KLM, pourrait inviter la compagnie à s’exécuter.

La ministre bruxelloise de l’Environnement, Céline Fremault, a, de son côté, salué la position du parlement néerlandais. « J’ai toujours été sidérée par les sauts de puces en avion. C’est un non-sens », indique-t-elle. « Il faut revenir au transport par rail pour les personnes et pour les marchandises. Que ce soit en termes de réduction des gaz à effet de serre, de réduction des nuisances sonores pour les riverains, de gain de temps, de sérénité pour les passagers, le train est imbattable, sauf sur le prix des billets. Il doit donc être valorisé partout où c’est possible, en passant par une démocratisation du coût des tickets », avance la ministre.

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