Les loups rouges vivent dans le sud-est des États-Unis. Ils ne seraient plus que 20 à 30 spécimens matures et la population serait en baisse. Un rapport de la Fish and Wildlife Service (FWS), soit l'organisme fédéral des États-Unis qui s'occupe de la gestion et la préservation de la faune, précise qu'ils pourraient disparaître complètement d'ici huit ans. La réalité semble encore plus sombre. " Si nous restons sur la trajectoire actuelle, cela prendra encore moins de temps. En fait, il ne nous reste plus qu'un couple reproducteur connu." dit un chercheur dans The Guardian.
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Les loups rouges vivent dans le sud-est des États-Unis. Ils ne seraient plus que 20 à 30 spécimens matures et la population serait en baisse. Un rapport de la Fish and Wildlife Service (FWS), soit l'organisme fédéral des États-Unis qui s'occupe de la gestion et la préservation de la faune, précise qu'ils pourraient disparaître complètement d'ici huit ans. La réalité semble encore plus sombre. " Si nous restons sur la trajectoire actuelle, cela prendra encore moins de temps. En fait, il ne nous reste plus qu'un couple reproducteur connu." dit un chercheur dans The Guardian.Cette espèce qui comptait encore à l'arrivée des colons européens une population de dizaines de milliers de spécimens sur un territoire allant du Texas à New York, semblaient suivre la trace des Puma de l'Est de l'Amérique. L'espèce Canis rufus, plus communément appelée loup rouge, mais qui a en réalité un pelage dont la couleur varie du fauve à la rouille, frôle donc l'extinction. Ses membres étant considérés comme prédateur, la maladie et l'hybridation avec des coyotes ont failli la faire disparaître pour de bon dès les années 1970. En 1980, on va même les considérer comme "éteints dans la nature". On décide alors de lancer un programme de conservation basé sur une reproduction en captivité suivie d'une réintroduction. "Sauf que sur les 240 animaux saisis entre 1973 et 1978, seulement 17 étaient de véritables loups rouges, les autres étant en réalité issus de croisement avec des coyotes", précise Sciences et avenir. On les retrouve aujourd'hui dans cinq comtés de Caroline du Nord, couvrant 1,7 million d'acres. Cette zone comprend des terres fédérales, étatiques et privées. C'est chez ces derniers que l'animal pose problème. Certains propriétaires fonciers et habitants voient dans les loups la cause de nombreux maux. Pourtant, depuis 1987, il n'y a pas la moindre preuve qu'un loup a attaqué un être humain et seulement 7 cas de prédation avérés sur des animaux. Devant la grogne, le FWS a freiné la réimplantation bien qu'il existe 42 installations de reproduction en captivité disséminée aux États-Unis. On ne relâche plus de petits élevés en captivité et on a cessé la stérilisation des coyotes qui empêchait l'hybridation. Plus inquiétant encore, un décret de l'administration Trump pourrait autoriser la chasse de ces animaux s'ils se trouvent sur une terre privée. Or c'est justement la mort par balle qui est l'une des principales causes de décès de ces animaux. Depuis qu'on a autorisé l'abatage nocturne de coyote, les loups trinquent, car il est très difficile de les distinguer de ces derniers avec une lunette infrarouge. Avec pour résultat que s'ils étaient encore 151 animaux en 2005, la population est depuis en chute libre et reste inscrite dans la Liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) dans la catégorie "En danger critique".