- Taxe et neutralité carbone -

La Suède est aujourd'hui en pointe en termes de tri sélectif, recyclage et énergies vertes. A cheval sur le cercle Arctique, le vaste pays de 10,3 millions d'habitants, plongé dans le noir et le froid en hiver, produit une électricité quasi exempte de combustibles fossiles, combinant nucléaire et énergies renouvelables (hydroélectricité notamment).

Le royaume a pris tôt le chemin de la transition écologique, en créant dès 1991 une taxe carbone visant à réduire les gaz à effet de serre. En presque 30 ans, les émissions déjà plus faibles que la moyenne européenne ont diminué de 26% dans le pays, alors que la croissance a été plus forte qu'ailleurs.

La Suède profite aussi de ses vastes forêts qui recouvrent 2/3 de ses terres et de ses nombreuses rivières comme sources d'énergie. Le pays est celui qui, en 2018, a consommé le plus d'énergies renouvelables dans l'UE: 54,6% de sa consommation totale contre 18,9% en moyenne pour l'UE.

- Royaume de la surconsommation -

"En Suède, nous vivons comme si nous avions 4,2 planètes", a récemment dénoncé la militante suédoise et nouvelle figure du combat pour le climat Greta Thunberg.

Dans le royaume, les émissions de gaz à effet de serre basées sur la consommation s'élèvent à quelque neuf tonnes par personne chaque année, selon l'agence publique nationale de protection de l'environnement. C'est neuf fois plus que ce qu'il faudrait pour maintenir une hausse des températures "bien au-dessous de 2 degrés" d'ici 2050, d'après les autorités locales.

Au royaume d'Ikea et d'H&M, la consommation des ménages - dotés d'un important pouvoir d'achat et pour qui l'accès au crédit est simple - représente à elle seule deux-tiers des émissions liées à la consommation.

Selon les calculs de l'ONG Global Footprint Network, en 2019, si toute la population mondiale avait consommé comme un Suédois, le "jour du dépassement" -- où l'humanité a consommé l'ensemble des ressources naturelles que la Terre peut annuellement renouveler -- aurait été le 3 avril. A l'échelle de la planète, cette échéance est tombée le 29 juillet.

- Biodiversité en péril -

Face aux forêts dites "de production", majoritaires, les forêts protégées sont un enjeu considérable pour assurer la biodiversité et lutter contre le réchauffement climatique, préviennent les écologistes. Une espèce sur dix y habitant est aujourd'hui menacée.

Même son de cloche pour le milieu aquatique, où les importants barrages hydroélectriques bloquent les poissons migrateurs et empêchent ceux-ci de poursuivre leur cycle de vie.

Quant à la Baltique, mer quasi-fermée et peu profonde, elle est une des mers les plus fragiles du globe, exposée notamment aux effluents agricoles. Mais la Suède, contrairement à d'autres pays qui la bordent, fait figure de bon élève selon WWF Suède.

- Taxe et neutralité carbone -La Suède est aujourd'hui en pointe en termes de tri sélectif, recyclage et énergies vertes. A cheval sur le cercle Arctique, le vaste pays de 10,3 millions d'habitants, plongé dans le noir et le froid en hiver, produit une électricité quasi exempte de combustibles fossiles, combinant nucléaire et énergies renouvelables (hydroélectricité notamment). Le royaume a pris tôt le chemin de la transition écologique, en créant dès 1991 une taxe carbone visant à réduire les gaz à effet de serre. En presque 30 ans, les émissions déjà plus faibles que la moyenne européenne ont diminué de 26% dans le pays, alors que la croissance a été plus forte qu'ailleurs.La Suède profite aussi de ses vastes forêts qui recouvrent 2/3 de ses terres et de ses nombreuses rivières comme sources d'énergie. Le pays est celui qui, en 2018, a consommé le plus d'énergies renouvelables dans l'UE: 54,6% de sa consommation totale contre 18,9% en moyenne pour l'UE.- Royaume de la surconsommation -"En Suède, nous vivons comme si nous avions 4,2 planètes", a récemment dénoncé la militante suédoise et nouvelle figure du combat pour le climat Greta Thunberg.Dans le royaume, les émissions de gaz à effet de serre basées sur la consommation s'élèvent à quelque neuf tonnes par personne chaque année, selon l'agence publique nationale de protection de l'environnement. C'est neuf fois plus que ce qu'il faudrait pour maintenir une hausse des températures "bien au-dessous de 2 degrés" d'ici 2050, d'après les autorités locales.Au royaume d'Ikea et d'H&M, la consommation des ménages - dotés d'un important pouvoir d'achat et pour qui l'accès au crédit est simple - représente à elle seule deux-tiers des émissions liées à la consommation. Selon les calculs de l'ONG Global Footprint Network, en 2019, si toute la population mondiale avait consommé comme un Suédois, le "jour du dépassement" -- où l'humanité a consommé l'ensemble des ressources naturelles que la Terre peut annuellement renouveler -- aurait été le 3 avril. A l'échelle de la planète, cette échéance est tombée le 29 juillet.- Biodiversité en péril - Face aux forêts dites "de production", majoritaires, les forêts protégées sont un enjeu considérable pour assurer la biodiversité et lutter contre le réchauffement climatique, préviennent les écologistes. Une espèce sur dix y habitant est aujourd'hui menacée.Même son de cloche pour le milieu aquatique, où les importants barrages hydroélectriques bloquent les poissons migrateurs et empêchent ceux-ci de poursuivre leur cycle de vie. Quant à la Baltique, mer quasi-fermée et peu profonde, elle est une des mers les plus fragiles du globe, exposée notamment aux effluents agricoles. Mais la Suède, contrairement à d'autres pays qui la bordent, fait figure de bon élève selon WWF Suède.