Les chercheurs ont placé des lampadaires équipés d'ampoules LED blanches dans six prairies des Préalpes et ont observé, en après-midi, les interactions entre 21 espèces végétales et des insectes pollinisateurs, tels que des mouches, des abeilles et des coléoptères. Ils ont dénombré 2.384 interactions diurnes entre plantes et pollinisateurs, puis ont comparé ces résultats avec la fréquentation des pollinisateurs dans six prairies non éclairées de la même région.

Dans les prairies éclairées, trois espèces végétales ont reçu significativement moins d'interactions, tandis qu'une espèce en a reçu davantage. Certaines plantes ont par ailleurs attiré d'autres pollinisateurs. C'est par exemple le cas du géranium des bois, qui a eu le même nombre d'interactions tant dans les prairies éclairées que dans celles laissées dans l'obscurité, mais qui a davantage attiré de coléoptères que de mouches.

La raison de ces modifications est encore inconnue. Selon les chercheurs, il est possible que les plantes produisent des odeurs différentes pour attirer les pollinisateurs sous les lampadaires, et que les plantes moins odorantes soient moins attrayantes. Les scientifiques envisagent aussi la piste des herbivores, qui sont connus pour affecter l'attractivité des plantes pour les pollinisateurs.

Près de 19% de la surface terrestre, hors Antarctique, est exposée à la lumière artificielle. Compte tenu de la quantité de pollution lumineuse en Belgique, il n'est pas improbable que des effets similaires se produisent également aux abords de nos routes, estime Natuurpunt.

Les chercheurs ont placé des lampadaires équipés d'ampoules LED blanches dans six prairies des Préalpes et ont observé, en après-midi, les interactions entre 21 espèces végétales et des insectes pollinisateurs, tels que des mouches, des abeilles et des coléoptères. Ils ont dénombré 2.384 interactions diurnes entre plantes et pollinisateurs, puis ont comparé ces résultats avec la fréquentation des pollinisateurs dans six prairies non éclairées de la même région. Dans les prairies éclairées, trois espèces végétales ont reçu significativement moins d'interactions, tandis qu'une espèce en a reçu davantage. Certaines plantes ont par ailleurs attiré d'autres pollinisateurs. C'est par exemple le cas du géranium des bois, qui a eu le même nombre d'interactions tant dans les prairies éclairées que dans celles laissées dans l'obscurité, mais qui a davantage attiré de coléoptères que de mouches. La raison de ces modifications est encore inconnue. Selon les chercheurs, il est possible que les plantes produisent des odeurs différentes pour attirer les pollinisateurs sous les lampadaires, et que les plantes moins odorantes soient moins attrayantes. Les scientifiques envisagent aussi la piste des herbivores, qui sont connus pour affecter l'attractivité des plantes pour les pollinisateurs.Près de 19% de la surface terrestre, hors Antarctique, est exposée à la lumière artificielle. Compte tenu de la quantité de pollution lumineuse en Belgique, il n'est pas improbable que des effets similaires se produisent également aux abords de nos routes, estime Natuurpunt.