Le pays scandinave a ainsi prévenu vendredi que ses paiements au Brésil seraient divisés par deux -au moins- en 2017 par rapport aux 850 millions de couronnes (100 millions de dollars au cours actuel) versés en 2016. Et qu'ils pourraient même tomber à zéro à l'avenir...

"J'ai aujourd'hui exprimé mon inquiétude quant au fait que la déforestation au Brésil a sensiblement augmenté", a déclaré la Première ministre norvégienne Erna Solberg à l'occasion d'une visite du président brésilien Michel Temer. "Une accélération documentée de la déforestation résultera en une réduction du paiement de la Norvège", a-t-elle dit.

La Norvège, qui doit sa prospérité à la production d'hydrocarbures, est le principal contributeur au fonds de préservation de la forêt amazonienne mis en place en 2008 par le Brésil pour lutter contre la déforestation, facteur du réchauffement climatique. Ses déboursements annuels fluctuent en fonction du rythme de déforestation, comparé à la moyenne observée sur la décennie précédente selon une méthode décidée par les autorités brésiliennes elles-mêmes.

Après de nets progrès, la déforestation au Brésil s'est fortement accentuée ces deux dernières années, accélérant de 29% l'an dernier (chiffres préliminaires) après 24% en 2015, selon des données satellites officielles. En 2016, près de 8.000 km2 de forêts -l'équivalent d'un cinquième du territoire suisse- ont été perdus sous la pression notamment de l'élevage et de l'agriculture.

Les versements norvégiens, qui tournaient auparavant autour de 1 milliard de couronnes par an (118 millions de dollars au cours actuel), sont parallèlement tombés à 850 millions en 2016 et vont donc être encore très sensiblement réduits cette année, une fois connus les chiffres définitifs sur la déforestation.

Le pays scandinave a ainsi prévenu vendredi que ses paiements au Brésil seraient divisés par deux -au moins- en 2017 par rapport aux 850 millions de couronnes (100 millions de dollars au cours actuel) versés en 2016. Et qu'ils pourraient même tomber à zéro à l'avenir..."J'ai aujourd'hui exprimé mon inquiétude quant au fait que la déforestation au Brésil a sensiblement augmenté", a déclaré la Première ministre norvégienne Erna Solberg à l'occasion d'une visite du président brésilien Michel Temer. "Une accélération documentée de la déforestation résultera en une réduction du paiement de la Norvège", a-t-elle dit. La Norvège, qui doit sa prospérité à la production d'hydrocarbures, est le principal contributeur au fonds de préservation de la forêt amazonienne mis en place en 2008 par le Brésil pour lutter contre la déforestation, facteur du réchauffement climatique. Ses déboursements annuels fluctuent en fonction du rythme de déforestation, comparé à la moyenne observée sur la décennie précédente selon une méthode décidée par les autorités brésiliennes elles-mêmes. Après de nets progrès, la déforestation au Brésil s'est fortement accentuée ces deux dernières années, accélérant de 29% l'an dernier (chiffres préliminaires) après 24% en 2015, selon des données satellites officielles. En 2016, près de 8.000 km2 de forêts -l'équivalent d'un cinquième du territoire suisse- ont été perdus sous la pression notamment de l'élevage et de l'agriculture. Les versements norvégiens, qui tournaient auparavant autour de 1 milliard de couronnes par an (118 millions de dollars au cours actuel), sont parallèlement tombés à 850 millions en 2016 et vont donc être encore très sensiblement réduits cette année, une fois connus les chiffres définitifs sur la déforestation.