Malgré un ralentissement de la déforestation les trois dernières décennies, le phénomène se poursuit. Selon les estimations, 420 millions d'hectares de forêts ont ainsi disparu depuis 1990, "par conversion de ces espaces à d'autres utilisations", pointe le rapport.

Le rythme de la déforestation, qui était de 16 millions d'hectares par an dans les années 90, s'est encore élevé à environ 10 millions d'hectares par an sur la période 2015-2020.

"Sachant que l'expansion agricole est le facteur principal de la déforestation, la plus grande mutation qui doit s'opérer est celle qui concerne nos modes de production et de consommation alimentaires", plaident les deux entités de l'ONU. "Nous devons nous détourner de la dynamique actuelle où la demande alimentaire se traduit par des pratiques agricoles inadaptées, qui entraînent la conversion à grande échelle de terres forestières à la production agricole et la perte de biodiversité forestière.

La priorité mondiale aujourd'hui est de faire face à l'urgence de santé publique causée par le Covid-19, "mais notre réponse à long terme doit aussi porter sur les causes profondes de ce type de pandémie. La dégradation et la disparition des forêts sont des facteurs qui y contribuent."

Jeudi, le WWF a publié un autre rapport indiquant, sur base de données satellites, que la destruction des forêts tropicales s'est fortement accélérée durant la pandémie de nouveau coronavirus. La surface des forêts tropicales dans les 18 pays étudiés a fondu de 6.500 kilomètres carrés en mars dernier, soit 150% de plus que les années précédentes.

Malgré un ralentissement de la déforestation les trois dernières décennies, le phénomène se poursuit. Selon les estimations, 420 millions d'hectares de forêts ont ainsi disparu depuis 1990, "par conversion de ces espaces à d'autres utilisations", pointe le rapport. Le rythme de la déforestation, qui était de 16 millions d'hectares par an dans les années 90, s'est encore élevé à environ 10 millions d'hectares par an sur la période 2015-2020. "Sachant que l'expansion agricole est le facteur principal de la déforestation, la plus grande mutation qui doit s'opérer est celle qui concerne nos modes de production et de consommation alimentaires", plaident les deux entités de l'ONU. "Nous devons nous détourner de la dynamique actuelle où la demande alimentaire se traduit par des pratiques agricoles inadaptées, qui entraînent la conversion à grande échelle de terres forestières à la production agricole et la perte de biodiversité forestière. La priorité mondiale aujourd'hui est de faire face à l'urgence de santé publique causée par le Covid-19, "mais notre réponse à long terme doit aussi porter sur les causes profondes de ce type de pandémie. La dégradation et la disparition des forêts sont des facteurs qui y contribuent." Jeudi, le WWF a publié un autre rapport indiquant, sur base de données satellites, que la destruction des forêts tropicales s'est fortement accélérée durant la pandémie de nouveau coronavirus. La surface des forêts tropicales dans les 18 pays étudiés a fondu de 6.500 kilomètres carrés en mars dernier, soit 150% de plus que les années précédentes.