La Brafco tenait mardi son premier symposium. L'événement était prévu depuis longue date, mais les mesures inscrites par l'exécutif flamand dans son accord de gouvernement ont aussi été évoquées. "C'est une déclaration de guerre", a résumé le président Etienne Rigo. "Le secteur est aux soins intensifs."

Le nouveau gouvernement flamand veut interdire d'ici 2021 les chaudières à mazout dans les nouveaux logements et les rénovations énergétiques profondes. Le citoyen ne pourra en outre pas remplacer sa chaudière à mazout par un nouvel exemplaire si une connexion au gaz est disponible dans sa rue.

"Des mesures contreproductives", estime la Brafco. Selon M. Mattart, le gouvernement ferait mieux de mettre l'accent sur le potentiel des technologies existantes en faisant remplacer, par le biais d'un incitant fiscal, des anciens appareils, énergivores, par de nouvelles chaudières au mazout. Les combustibles synthétiques qui peuvent aussi être utilisés dans une chaudière à mazout existantes sans adaptation des installations, constituent une autre solution. Aujourd'hui, un quart des familles flamandes se chauffe au mazout, selon la fédération sectorielle.

Une telle interdiction annoncée par les autorités régionales menace 5.000 emplois, poursuit-elle: des chauffeurs de camion à mazout, du personnel d'entretien, des installateurs, des contrôleurs et des constructeurs de chaudières...

"Nous allons combattre (ces mesures) par tous les moyens possibles, tant sur le plan juridique que sur le fond", poursuit M. Mattart. La Brafco a en outre de sérieux doutes sur la compétence du gouvernement à prendre une telle décision. "Bart Tommelein (ancien ministre flamand de l'Énergie, NDLR) avait proposé quelque chose de similaire l'an dernier, mais il a été rappelé à l'ordre car le gouvernement flamand n'était pas compétent pour cela. S'il ne l'était pas à l'époque, pourquoi le serait-il aujourd'hui?"

La fédération souhaite rencontrer au plus vite la nouvelle ministre compétente, Zuhal Demir (N-VA).