Les feux de brousse ont brûlé plus de 12 millions d'hectares de terre en Australie entre août 2019 et mars 2020. Une catastrophe qualifiée de "séisme dans le système" par les autorités. Les scientifiques estiment que plus d'un milliard d'animaux ont péri dans les flammes.

Une nouvelle recherche publiée mercredi dans la revue scientifique britannique Nature Ecology & Evolution présente des "preuves irréfutables" que l'exploitation forestière a rendu les forêts australiennes plus vulnérables aux flammes et a accru la gravité et l'inflammabilité des incendies.

L'un des auteurs de l'étude, James Watson, explique que l'exploitation forestière provoque un entreposage de matières combustibles (le bois), accroit l'assèchement des forêts humides et diminue leur taille. "Cela peut laisser jusqu'à 450 tonnes de combustibles par hectare à proximité du sol - un niveau incroyablement dangereux dans des paysages arides de manière saisonnière", pointe M. Watson, professeur à l'Université du Queensland. "Cela affecte la vie sauvage aussi, qui perd son habitat ou le voit se fragmenter, et dérange de nombreuses espèces, avec des effets négatifs majeurs sur la faune forestière."

Malgré les avertissements des écologistes, l'exploitation devrait reprendre dans les forêts des états de Victoria et Nouvelle-Galles du Sud, les plus touchés par les feux de brousse. Les chercheurs soulignent que les liens entre le changement climatique et les feux de forêt nécessitent une action rapide tandis que la contribution de l'exploitation forestière aux brasiers appelle aussi un examen plus approfondi. D'autant plus que cet élément est sous le contrôle de l'Australie, contrairement au changement climatique qui est lui global.

Les feux de brousse ont brûlé plus de 12 millions d'hectares de terre en Australie entre août 2019 et mars 2020. Une catastrophe qualifiée de "séisme dans le système" par les autorités. Les scientifiques estiment que plus d'un milliard d'animaux ont péri dans les flammes. Une nouvelle recherche publiée mercredi dans la revue scientifique britannique Nature Ecology & Evolution présente des "preuves irréfutables" que l'exploitation forestière a rendu les forêts australiennes plus vulnérables aux flammes et a accru la gravité et l'inflammabilité des incendies. L'un des auteurs de l'étude, James Watson, explique que l'exploitation forestière provoque un entreposage de matières combustibles (le bois), accroit l'assèchement des forêts humides et diminue leur taille. "Cela peut laisser jusqu'à 450 tonnes de combustibles par hectare à proximité du sol - un niveau incroyablement dangereux dans des paysages arides de manière saisonnière", pointe M. Watson, professeur à l'Université du Queensland. "Cela affecte la vie sauvage aussi, qui perd son habitat ou le voit se fragmenter, et dérange de nombreuses espèces, avec des effets négatifs majeurs sur la faune forestière." Malgré les avertissements des écologistes, l'exploitation devrait reprendre dans les forêts des états de Victoria et Nouvelle-Galles du Sud, les plus touchés par les feux de brousse. Les chercheurs soulignent que les liens entre le changement climatique et les feux de forêt nécessitent une action rapide tandis que la contribution de l'exploitation forestière aux brasiers appelle aussi un examen plus approfondi. D'autant plus que cet élément est sous le contrôle de l'Australie, contrairement au changement climatique qui est lui global.