L'encens est obtenu à partir de la résine de boswellia récoltée en pratiquant une incision peu profonde dans le tronc de l'arbre. Les boswellias poussent en Afrique de l'Est et dans la péninsule arabique. Chaque année, les principaux pays exportateurs que sont la Somalie, l'Éthiopie et le Soudan produisent des milliers de tonnes de granules d'encens en résine.

Les arbres dont est extraite cette résine risquent d'être quasi décimés d'ici quelques années. En conséquence, "la production" d'encens pourrait être "condamnée" à plus ou moins court terme.

Si l'encens existe depuis des millénaires puisque les Égyptiens s'en servaient déjà pour embaumer leurs morts, il est encore utilisé aujourd'hui par des millions de personnes dans le monde comme composante d'un parfum, sous forme de bâtonnets parfumés ou encore pour les services religieux.

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L'encens est toujours populaire, mais le nombre d'arbres à encens chute lui de façon inquiétante. Les arbres d'encens adultes sont souvent saignés à mort à la suite d'une récolte excessive. Affaiblis, ils succombent alors plus rapidement à des maladies et des ravageurs. Les jeunes pousses sont mangées par le bétail, les chèvres et les chameaux. Et les arbres qui échappent aux animaux partent en fumée dans des incendies de forêt (des incendies provoqués délibérément par les agriculteurs).

Un cercle vicieux

Autant d'éléments qui viennent encore augmenter la pression sur les arbres qui restent, préviennent des scientifiques éthiopiens et néerlandais dans la revue professionnelle Nature Sustainability. Les chercheurs ont cartographié la viabilité de près de 22 000 Boswellias dans 23 endroits en Éthiopie, en Érythrée et au Soudan. Et les résultats n'étaient pas très encourageants. Dans 18 des 23 populations, les chercheurs n'ont constaté qu'une très faible régénération des arbres. Afin d'estimer la viabilité des ressources forestières, ils ont compté les cercles annuels de vingt arbres à quatre endroits. Pour deux des sites, les arbres n'avaient pas été régénérés depuis un demi-siècle et depuis 25 ans dans les deux autres.

Si l'on extrapole ces données à une plus large population, cela signifie une diminution de moitié du stock d'arbres à encens au cours des 15 prochaines années. À gestion forestière inchangée, la production d'encens sera également réduite de moitié au cours des 20 prochaines années.

L'encens est obtenu à partir de la résine de boswellia récoltée en pratiquant une incision peu profonde dans le tronc de l'arbre. Les boswellias poussent en Afrique de l'Est et dans la péninsule arabique. Chaque année, les principaux pays exportateurs que sont la Somalie, l'Éthiopie et le Soudan produisent des milliers de tonnes de granules d'encens en résine.Les arbres dont est extraite cette résine risquent d'être quasi décimés d'ici quelques années. En conséquence, "la production" d'encens pourrait être "condamnée" à plus ou moins court terme. Si l'encens existe depuis des millénaires puisque les Égyptiens s'en servaient déjà pour embaumer leurs morts, il est encore utilisé aujourd'hui par des millions de personnes dans le monde comme composante d'un parfum, sous forme de bâtonnets parfumés ou encore pour les services religieux.L'encens est toujours populaire, mais le nombre d'arbres à encens chute lui de façon inquiétante. Les arbres d'encens adultes sont souvent saignés à mort à la suite d'une récolte excessive. Affaiblis, ils succombent alors plus rapidement à des maladies et des ravageurs. Les jeunes pousses sont mangées par le bétail, les chèvres et les chameaux. Et les arbres qui échappent aux animaux partent en fumée dans des incendies de forêt (des incendies provoqués délibérément par les agriculteurs).Autant d'éléments qui viennent encore augmenter la pression sur les arbres qui restent, préviennent des scientifiques éthiopiens et néerlandais dans la revue professionnelle Nature Sustainability. Les chercheurs ont cartographié la viabilité de près de 22 000 Boswellias dans 23 endroits en Éthiopie, en Érythrée et au Soudan. Et les résultats n'étaient pas très encourageants. Dans 18 des 23 populations, les chercheurs n'ont constaté qu'une très faible régénération des arbres. Afin d'estimer la viabilité des ressources forestières, ils ont compté les cercles annuels de vingt arbres à quatre endroits. Pour deux des sites, les arbres n'avaient pas été régénérés depuis un demi-siècle et depuis 25 ans dans les deux autres.Si l'on extrapole ces données à une plus large population, cela signifie une diminution de moitié du stock d'arbres à encens au cours des 15 prochaines années. À gestion forestière inchangée, la production d'encens sera également réduite de moitié au cours des 20 prochaines années.