Le plastique fait aujourd'hui partie intégrante de notre vie. Sa production totale dans le monde est passée de 1,5 million de tonnes en 1950 à 348 millions de tonnes en 2017, soit une production de 9 milliards de tonnes ces 65 dernières années. En 2017, les trois plus gros producteurs de plastique étaient la Chine (29,4% de la production totale), l'Europe (18,5%) et la NAFTA (17,7%).
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Le plastique fait aujourd'hui partie intégrante de notre vie. Sa production totale dans le monde est passée de 1,5 million de tonnes en 1950 à 348 millions de tonnes en 2017, soit une production de 9 milliards de tonnes ces 65 dernières années. En 2017, les trois plus gros producteurs de plastique étaient la Chine (29,4% de la production totale), l'Europe (18,5%) et la NAFTA (17,7%).Cette surproduction est un gros problème car l'empreinte carbone qu'elle génère est très élevée. En outre, beaucoup trop d'objets en plastique ne sont pas recyclés et se retrouvent dans la nature.PET est l'abréviation de polyéthylène téréphtalate. Ce plastique est souvent utilisé pour tout ce qui relève de l'emballage (bouteilles, barquettes, films, ...). Il est plutôt résistant, peu perméable à l'humidité et à l'oxygène et assez léger. De nouvelles technologies permettent désormais de le recycler. Une fois trié et séparé des autres types de plastique, le PET est lavé et broyé. Ensuite, il est retraité pour atteindre un état liquide. Enfin, le plastique est condensé à l'état solide, sous forme de cristaux, tout en étant débarrassé de contaminants divers. Ces cristaux permettent de produire à nouveau des objets en plastique.La production de plastique rPET coûte environ 30% plus cher que la production traditionnelle de plastique PET. La recyclabilité du rPET n'est pas infinie : une bouteille en rPET peut se recycler entre 5 et 10 fois. Selon Emmanuel Gruffat, directeur de Nestlé Waters Benelux, il faut recycler 5 bouteilles en cristaux de rPET pour en fabriquer 4.Le groupe Nestlé s'est engagé en avril 2018 à améliorer la qualité de vie et à contribuer à un avenir plus sain. Son objectif est d'utiliser uniquement du plastique labélisé rPET, c'est-à-dire 100% recyclé et recyclable. Suivant cette optique, le groupe veut atteindre au minimum 50% de plastique rPET en Belgique d'ici 2025. L'entreprise se positionne en développeur et contributeur d'une économie circulaire. Elle fait déjà un premier pas cet été avec sa marque Valvert en commercialisant des bouteilles en plastique rPET. Valvert est ainsi la première eau minérale belge à vendre des bouteilles en plastique rPET sur les marchés belge et luxembourgeois. Les bouteilles d'1,5L sont composées à 100% de ce plastique et les bouteilles de 50cl à 50% (la marque souhaite également passer au 100% d'ici la fin de l'année).L'usine Valvert se fournit en cristaux de plastique recyclés principalement dans le nord de la France mais aussi en Allemagne et aux Pays-Bas. Le groupe Nestlé se défend de favoriser une économie circulaire régionale et non nationale ayant un périmètre de 250 kms autour de l'usine. Les déchets des consommateurs belges sont triés par Fost Plus mais sont ensuite achetés par des recycleurs étrangers pour être transformés en cristaux de plastique rPET. Actuellement, il n'y a pas encore de recycleurs capables de produire du rPET en Belgique mais selon Nestlé Benelux, la Wallonie attire déjà quelques investisseurs.Nestlé Waters aimerait étendre l'usage du plastique rPET à l'ensemble de ses productions. Outre l'eau Valvert, il n'y a pour l'instant que les bouteilles de 50cl de la marque Vittel qui utilisent ce plastique à 35%. La cause principale est le manque de matière.Loreline Dubuisson