Les élections législatives "ne vont pas résoudre la crise climatique, peu importe leur résultat", a jugé la militante suédoise lors d'une visite d'un village allemand menacé par l'expansion d'une mine géante. "Il faudra continuer à mobiliser, à s'organiser et à descendre dans les rues", a-t-elle lancé. La veille déjà, elle avait reproché aux partis allemands de ne pas en faire assez pour freiner le réchauffement de la planète.

Les écologistes allemands, qui font pourtant campagne sur ce thème, devraient enregistrer une progression dimanche et grimper à 15% selon les sondages, contre 8,9% lors du précédent scrutin législatif de 2017.

"Voir le dévouement et l'engagement de tous ceux qui habitent ici et se battent pour la préservation de ces villages et contre la destruction du climat et de l'environnement me donne de l'espoir", a encore déclaré la jeune militante pour le climat. Elle s'exprimait devant la dernière ferme habitée du village, à proximité de la mine de Garzweiler, une des plus grandes d'Europe.

L'activiste suédoise a brandi un panneau "défendre Lützerath, défendre 1,5 degré" aux côtés de Luisa Neubauer, co-fondatrice de Fridays for Future en Allemagne, et Eckardt Heukamp, propriétaire de la ferme qu'il refuse d'abandonner. "Il s'agit de dire clairement que toute exploitation pour brûler du charbon est inacceptable", a expliqué M. Heukamp.

Garzweiler doit continuer de s'étendre malgré l'abandon prévu du charbon au plus tard en 2038 en Allemagne, menaçant plusieurs villages alentour. Leur cause est devenue le nouveau point de ralliement du mouvement écologiste allemand.

Dans le village, des activistes ont construit des cabanes et se préparent à la confrontation dans les prochaines semaines.

"Nous sommes prêts à nous interposer entre les machines et les maisons", a assuré Mme Neubauer. "Nous avons appris avec l'ère Merkel des 16 dernières années" que "le changement viendra de la population".

Ailleurs dans la région, il pourrait déjà être trop tard: Immerath n'attend plus que d'être englouti par la mine. Il n'y reste que quelques maisons et lampadaires, et l'église a été détruite en 2018. La plupart des habitants ont déménagé dans un village construit à huit kilomètres.

Le mouvement anti-charbon a gagné en importance en Allemagne depuis que la sortie du nucléaire décidée en 2011 a prolongé la dépendance du pays envers ce minerai.

RWE, l'exploitant de Garzweiler, assure que le charbon qui se trouve sous le sol de ces communes sera "nécessaire dès 2024" pour approvisionner les centrales.

Les élections législatives "ne vont pas résoudre la crise climatique, peu importe leur résultat", a jugé la militante suédoise lors d'une visite d'un village allemand menacé par l'expansion d'une mine géante. "Il faudra continuer à mobiliser, à s'organiser et à descendre dans les rues", a-t-elle lancé. La veille déjà, elle avait reproché aux partis allemands de ne pas en faire assez pour freiner le réchauffement de la planète. Les écologistes allemands, qui font pourtant campagne sur ce thème, devraient enregistrer une progression dimanche et grimper à 15% selon les sondages, contre 8,9% lors du précédent scrutin législatif de 2017. "Voir le dévouement et l'engagement de tous ceux qui habitent ici et se battent pour la préservation de ces villages et contre la destruction du climat et de l'environnement me donne de l'espoir", a encore déclaré la jeune militante pour le climat. Elle s'exprimait devant la dernière ferme habitée du village, à proximité de la mine de Garzweiler, une des plus grandes d'Europe. L'activiste suédoise a brandi un panneau "défendre Lützerath, défendre 1,5 degré" aux côtés de Luisa Neubauer, co-fondatrice de Fridays for Future en Allemagne, et Eckardt Heukamp, propriétaire de la ferme qu'il refuse d'abandonner. "Il s'agit de dire clairement que toute exploitation pour brûler du charbon est inacceptable", a expliqué M. Heukamp. Garzweiler doit continuer de s'étendre malgré l'abandon prévu du charbon au plus tard en 2038 en Allemagne, menaçant plusieurs villages alentour. Leur cause est devenue le nouveau point de ralliement du mouvement écologiste allemand. Dans le village, des activistes ont construit des cabanes et se préparent à la confrontation dans les prochaines semaines. "Nous sommes prêts à nous interposer entre les machines et les maisons", a assuré Mme Neubauer. "Nous avons appris avec l'ère Merkel des 16 dernières années" que "le changement viendra de la population". Ailleurs dans la région, il pourrait déjà être trop tard: Immerath n'attend plus que d'être englouti par la mine. Il n'y reste que quelques maisons et lampadaires, et l'église a été détruite en 2018. La plupart des habitants ont déménagé dans un village construit à huit kilomètres. Le mouvement anti-charbon a gagné en importance en Allemagne depuis que la sortie du nucléaire décidée en 2011 a prolongé la dépendance du pays envers ce minerai. RWE, l'exploitant de Garzweiler, assure que le charbon qui se trouve sous le sol de ces communes sera "nécessaire dès 2024" pour approvisionner les centrales.