En milieu urbain, des études démontrent pourtant qu'une bonne complémentarité entre jardins et espaces verts publics accroît les populations d'espèces de part et d'autre.
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En milieu urbain, des études démontrent pourtant qu'une bonne complémentarité entre jardins et espaces verts publics accroît les populations d'espèces de part et d'autre. "Le grand public reste inexpérimenté dans la gestion de la biodiversité et le manque de coordination qui en résulte parmi les ménages privés peut entraîner une "tyrannie de petites décisions", où le résultat cumulé de nombreuses décisions de gestion à l'échelle du jardin sont préjudiciables à la biodiversité indigène dans les paysages résidentiels", notaient des chercheurs de l'université de Leeds, au Royaume-Uni, dans un article paru en 2010 dans la revue Trends in Ecology & Evolution. "Les ménages, groupes communautaires, ONG et promoteurs immobiliers opérant dans chaque zone d'habitat pourraient recevoir des conseils personnalisés sur les jardins sauvages. [...] Avec une éducation et un soutien approprié [...], les résidents sont susceptibles d'être fiers de s'impliquer dans un tel programme, et pourraient même être en faveur de propositions plus radicales. Il est donc impératif que les jardins ne soient pas considérés comme des entités distinctes à l'échelle individuelle, mais plutôt gérés collectivement comme des parcelles interconnectées ou des réseaux d'espaces verts agissant à plusieurs échelles spatiales à travers le paysage urbain."