Un flot de lave s'écoulait d'une fissure dans le sol à Geldingadalur, près du mont Fagradalsfjall, selon des images vidéo tournées par un hélicoptère des garde-côtes. "L"éruption a débuté au Fagradalsfjall à Geldingadalur vers 20H45 GMT ce soir. L'éruption est considérée comme de petite taille et la fissure est longue d'environ 500-700 mètres. La lave fait moins d'un km carré de taille", a indiqué dans un communiqué le service météorologique (IMO), qui surveille l'activité sismique. "Il y a peu d'activité éruptive dans ce secteur", a-t-il ajouté.

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Le système volcanique de Krysuvik, qui n'a pas de cratère principal, est situé au sud du mont Fagradalsfjall sur la péninsule de Reykjanes au sud-ouest de l'Islande. Le site de l'éruption se situe à environ 5 km à l'intérieur des terres. "La première notification a été reçue par l'Agence météorologique à 21H40 GMT. L'éruption a été confirmée par des webcams et des images satellites", a précisé l'agence sur son site internet.

La police et les garde-côtes ont été dépêchés sur place mais la population s'est vu recommander de ne pas approcher les lieux. L'aéroport international islandais de Keflavik et le petit port de pêche de Grindavik ne se trouvent qu'à quelques kilomètres, mais la zone est inhabitée et l'éruption de devrait pas présenter de danger.

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Les autorités n'ont pas fait état de chute de cendres dans l'immédiat mais des fragments de téphra (du magma solidifié) et des émissions de gaz pourraient survenir. La police a recommandé aux habitants vivant à l'Est du volcan de fermer leurs fenêtres et de rester à l'intérieur en raison des risques de pollution aux gaz. Les émissions de gaz des volcans, en particulier le dioxyde de soufre, peuvent être élevées à proximité immédiate d'une éruption et peuvent constituer un danger pour la santé et même être mortelles.

A distance, la pollution peut dépasser les limites acceptables en fonction des vents. Le gaz "peut causer des troubles et avoir des effets néfastes sur la santé", a mis en garde l'Agence islandaise pour l'environnement.

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Les éruptions volcaniques dans la région sont connues sous le nom d'éruptions effusives, où la lave s'écoule en majeure partie sur la surface du volcan, à la différence des éruptions explosives qui crachent des nuages de cendres haut dans le ciel.

Le système volcanique de Krysuvik est inactif depuis 900 ans, selon le Bureau météorologique, tandis que la dernière éruption sur la péninsule de Reykjanes remonte à près de 800 ans, à 1240.

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Surveillance accrue

La région faisait l'objet d'une surveillance accrue depuis plusieurs semaines après qu'un séisme de magnitude 5,7 a été enregistré le 24 février près du mont Keilir, à la périphérie de Reykjavik. Ce tremblement de terre a depuis été suivi d'un nombre inhabituel de secousses plus petites - plus de 50.000, le nombre le plus élevé depuis le début des enregistrements numériques en 1991. L'activité sismique s'est depuis déplacée de plusieurs kilomètres au sud-ouest, se concentrant autour du mont Fagradalsfjall, où du magma a été détecté à seulement un kilomètre sous la surface de la Terre ces derniers jours.

L'Islande compte 32 volcans actuellement considérés comme actifs, le nombre le plus élevé d'Europe. Le pays a enregistré une éruption tous les cinq ans en moyenne. La vaste île près du cercle polaire arctique chevauche la dorsale médio-atlantique, une fissure au fond de l'océan séparant les plaques tectoniques eurasienne et nord-américaine. Le déplacement de ces plaques est en partie responsable de l'intense activité volcanique de l'Islande.

Les principales éruptions volcaniques de l'histoire en Islande

2014-2015 : Le réveil du Bardarbunga, en plein coeur des hauts-plateaux islandais inhabités, est la dernière éruption en date en Islande. Pendant cinq mois, des émissions continues mais relativement calmes de magma en fusion dans une fissure à Holuhraun se sont déversées, provoquant la plus grande coulée de lave basaltique en Islande depuis plus de 230 ans.

2011 : Le volcan subglaciaire Grimsvötn, situé sous le Vatnajökull, la plus grande calotte glaciaire d'Europe, est le plus actif d'Islande. Sa dernière éruption --la neuvième depuis 1902-- remonte à mai 2011. Pendant une semaine, le volcan a diffusé un nuage de cendres, montant jusqu'à 25 kilomètres d'altitude. Ses nuées ardentes ont causé des perturbations dans le ciel: quelque 900 vols principalement au Royaume-Uni, dans le nord de la Scandinavie et en Allemagne, ont été annulés.

2010 : En avril 2010, le volcan Eyjafjallajökull a craché durant plusieurs semaines d'énormes quantités de cendres qui avait, à l'époque, entraîné la plus grande perturbation du trafic aérien en temps de paix jusqu'à la pandémie de Covid-19. Quelque 100.000 vols ont été annulés et plus de dix millions de passagers se sont retrouvés bloqués.

1973: Heimaey, île principale de l'archipel des Vestmann au sud du pays, est réveillée un matin de janvier 1973 par des fontaines de lave. L'éruption du volcan Eldfell s'est produite non seulement dans une zone urbaine - l'une des régions halieutiques les plus importantes du pays à l'époque -, mais elle a également surpris ses habitants à l'aube. Un tiers des habitations a été rasé et les 5.300 habitants ont été évacués. Une seule personne est décédée, à cause des émanations de gaz.

1918 : Le réveil de Katla provoque un agrandissement de la côte sud de cinq kilomètres. Le volcan, l'un des plus dangereux d'Islande et situé sous le glacier Mýrdalsjökull, expulse des quantités de tephra considérables. Ces fragments de roche magmatique solidifiés sont disséminés dans l'air et charriés sur terre via de puissants jökulhlaups, énormes inondations causées par la fonte soudaine de grandes quantités de glace. Avec en moyenne deux éruptions par siècle, il dort depuis plus de 100 ans.

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1875 :Pratiquement inconnu jusqu'alors, Askja, le deuxième plus vaste système volcanique d'Islande, entre en éruption en trois phases distinctes majeures. Deux des trois nuages de cendres se sont élevés à plus de 20 kilomètres d'altitude. La couche formée par ses retombées toxiques, atteignant par endroits jusqu'à 20 centimètres d'épaisseur, tuera le bétail, contaminera les terres, et entraînera une vague d'émigration vers l'Amérique du Nord. Isolé dans les hautes-terres et éloigné de toute civilisation, Askja est aujourd'hui une attraction touristique populaire. Ses champs de lave ont même servi de décor pour entraîner 32 astronautes des missions Apollo en 1965 et 1967.

1783 : L'éruption du volcan Laki (sud) est considérée comme la plus dévastatrice de l'histoire et est à l'origine de la pire catastrophe environnementale et socio-économique en Islande: 50 à 80% du bétail a été décimé, provoquant des famines qui tueront un quart de la population de l'île. Le volume de lave est le deuxième plus important enregistré sur Terre au cours du dernier millénaire. L'impact météorologique a eu des répercussions climatiques sur plusieurs années dans l'hémisphère nord, affectant l'agriculture. Certains experts avancent que les conséquences de cette éruption seraient l'une des causes de la Révolution française, la question fait cependant toujours débat.

934 : L'éruption au Xe siècle de l'Eldgja - "canyon de feu" en islandais - est la plus grande éruption basaltique au monde jamais observée. Puisant son origine dans la caldeira du Katla, cette fissure volcanique s'étend sur 75 kilomètres jusqu'aux extrémités ouest du Vatnajökull. Deux vastes champs de lave couvrant une superficie totale de 780 km2 en sont nés.

Un flot de lave s'écoulait d'une fissure dans le sol à Geldingadalur, près du mont Fagradalsfjall, selon des images vidéo tournées par un hélicoptère des garde-côtes. "L"éruption a débuté au Fagradalsfjall à Geldingadalur vers 20H45 GMT ce soir. L'éruption est considérée comme de petite taille et la fissure est longue d'environ 500-700 mètres. La lave fait moins d'un km carré de taille", a indiqué dans un communiqué le service météorologique (IMO), qui surveille l'activité sismique. "Il y a peu d'activité éruptive dans ce secteur", a-t-il ajouté.Le système volcanique de Krysuvik, qui n'a pas de cratère principal, est situé au sud du mont Fagradalsfjall sur la péninsule de Reykjanes au sud-ouest de l'Islande. Le site de l'éruption se situe à environ 5 km à l'intérieur des terres. "La première notification a été reçue par l'Agence météorologique à 21H40 GMT. L'éruption a été confirmée par des webcams et des images satellites", a précisé l'agence sur son site internet. La police et les garde-côtes ont été dépêchés sur place mais la population s'est vu recommander de ne pas approcher les lieux. L'aéroport international islandais de Keflavik et le petit port de pêche de Grindavik ne se trouvent qu'à quelques kilomètres, mais la zone est inhabitée et l'éruption de devrait pas présenter de danger.Les autorités n'ont pas fait état de chute de cendres dans l'immédiat mais des fragments de téphra (du magma solidifié) et des émissions de gaz pourraient survenir. La police a recommandé aux habitants vivant à l'Est du volcan de fermer leurs fenêtres et de rester à l'intérieur en raison des risques de pollution aux gaz. Les émissions de gaz des volcans, en particulier le dioxyde de soufre, peuvent être élevées à proximité immédiate d'une éruption et peuvent constituer un danger pour la santé et même être mortelles.A distance, la pollution peut dépasser les limites acceptables en fonction des vents. Le gaz "peut causer des troubles et avoir des effets néfastes sur la santé", a mis en garde l'Agence islandaise pour l'environnement.Les éruptions volcaniques dans la région sont connues sous le nom d'éruptions effusives, où la lave s'écoule en majeure partie sur la surface du volcan, à la différence des éruptions explosives qui crachent des nuages de cendres haut dans le ciel.Le système volcanique de Krysuvik est inactif depuis 900 ans, selon le Bureau météorologique, tandis que la dernière éruption sur la péninsule de Reykjanes remonte à près de 800 ans, à 1240.La région faisait l'objet d'une surveillance accrue depuis plusieurs semaines après qu'un séisme de magnitude 5,7 a été enregistré le 24 février près du mont Keilir, à la périphérie de Reykjavik. Ce tremblement de terre a depuis été suivi d'un nombre inhabituel de secousses plus petites - plus de 50.000, le nombre le plus élevé depuis le début des enregistrements numériques en 1991. L'activité sismique s'est depuis déplacée de plusieurs kilomètres au sud-ouest, se concentrant autour du mont Fagradalsfjall, où du magma a été détecté à seulement un kilomètre sous la surface de la Terre ces derniers jours.L'Islande compte 32 volcans actuellement considérés comme actifs, le nombre le plus élevé d'Europe. Le pays a enregistré une éruption tous les cinq ans en moyenne. La vaste île près du cercle polaire arctique chevauche la dorsale médio-atlantique, une fissure au fond de l'océan séparant les plaques tectoniques eurasienne et nord-américaine. Le déplacement de ces plaques est en partie responsable de l'intense activité volcanique de l'Islande.