Sur un ensemble de 51 indicateurs de suivi de ces objectifs, seuls quatre atteignent leur objectif chiffré en 2030: recherche et développement, exposition aux particules fines, pollution par les hydrocarbures et surface marine en zone Natura 2000.

Sans nouvelles politiques, 17 autres indicateurs n'atteignent pas l'objectif chiffré. C'est le cas entre autres pour la part des fumeurs quotidiens, qui est en diminution, mais pas assez rapidement pour diminuer de 30% par rapport à 2013, l'objectif défini par l'Organisation mondiale de la Santé.

Un autre exemple est le transport de personnes en voiture: la part des voitures dans le transport de personnes reste stable autour de 80% jusqu'en 2030, alors qu'elle doit diminuer jusque 67% en 2030.

"Pour les autres indicateurs, il n'existe pas de texte officiel qui permette de définir un objectif chiffré pour 2030, mais la direction dans laquelle ils doivent évoluer est claire. Sur la période 2000-2018, onze d'entre eux évoluent dans la direction souhaitée. Toutefois, l'absence d'objectif ne permet pas de savoir si cette évolution est suffisante", selon le Bureau du Plan.

L'instance a examiné certains choix politiques possibles comme l'instauration d'une taxe CO2. Elle conclut que si les revenus de cette taxe sont utilisés pour diminuer la TVA sur l'électricité, les impacts sont favorables sur la pauvreté et les inégalités, mais font augmenter la consommation d'énergie et les émissions de CO2.

Par contre, utiliser ces revenus pour allouer un chèque énergie aux ménages les plus affectés par la taxe CO2 a également des impacts positifs sur la pauvreté et les inégalités, mais sans les impacts négatifs sur l'énergie et le climat, note le Bureau du Plan.

Le "Plan" s'est aussi penché sur les alternatives proposées aux voitures de société. Il montre que, si leurs effets sont globalement positifs, ils sont relativement faibles. En outre, la formule d'un budget mobilité contribuerait un peu plus aux objectifs que celle d'une allocation de mobilité.

Le Bureau du Plan énumère les efforts mis en place par les administrations fédérales en matière de développement durable, mais pointe du doigt un manque d'impulsion politique. Plusieurs textes et déclarations politiques, par exemple le rapport d'Évaluation nationale volontaire présenté à l'ONU en 2017, contiennent des propositions pour prendre en compte ces objectifs, mais "sans beaucoup de conséquences concrètes".

Le Bureau du Plan demande notamment d'intégrer les objectifs dans les déclarations politiques telles que les déclarations gouvernementales et les notes de politique générale, que les partis politiques s'apprêtent à négocier à tous les niveaux de pouvoir. Il réclame aussi de renforcer la coopération interfédérale sur le développement durable, qui fonctionne actuellement "au ralenti".

En charge du Développement durable au gouvernement fédéral, la ministre Marie Christine Marghem a dit prendre acte du contenu de ce rapport. Elle souligne que malgré une structure institutionnelle compliquée, certains progrès ont été enregistrés comme l'augmentation des surfaces en agriculture biologique, la baisse de l'exposition au particules fines, l'augmentation du recyclage des déchets ou encore la baisse de consommation intérieure de matières par habitant.

La ministre du gouvernement démissionnaire reconnaît qu'il reste encore beaucoup à faire et lance un appel aux différents niveaux de pouvoir "pour que le développement durable retrouve une place centrale pendant les négociations politiques en cours."

Sur un ensemble de 51 indicateurs de suivi de ces objectifs, seuls quatre atteignent leur objectif chiffré en 2030: recherche et développement, exposition aux particules fines, pollution par les hydrocarbures et surface marine en zone Natura 2000. Sans nouvelles politiques, 17 autres indicateurs n'atteignent pas l'objectif chiffré. C'est le cas entre autres pour la part des fumeurs quotidiens, qui est en diminution, mais pas assez rapidement pour diminuer de 30% par rapport à 2013, l'objectif défini par l'Organisation mondiale de la Santé.Un autre exemple est le transport de personnes en voiture: la part des voitures dans le transport de personnes reste stable autour de 80% jusqu'en 2030, alors qu'elle doit diminuer jusque 67% en 2030."Pour les autres indicateurs, il n'existe pas de texte officiel qui permette de définir un objectif chiffré pour 2030, mais la direction dans laquelle ils doivent évoluer est claire. Sur la période 2000-2018, onze d'entre eux évoluent dans la direction souhaitée. Toutefois, l'absence d'objectif ne permet pas de savoir si cette évolution est suffisante", selon le Bureau du Plan.L'instance a examiné certains choix politiques possibles comme l'instauration d'une taxe CO2. Elle conclut que si les revenus de cette taxe sont utilisés pour diminuer la TVA sur l'électricité, les impacts sont favorables sur la pauvreté et les inégalités, mais font augmenter la consommation d'énergie et les émissions de CO2. Par contre, utiliser ces revenus pour allouer un chèque énergie aux ménages les plus affectés par la taxe CO2 a également des impacts positifs sur la pauvreté et les inégalités, mais sans les impacts négatifs sur l'énergie et le climat, note le Bureau du Plan. Le "Plan" s'est aussi penché sur les alternatives proposées aux voitures de société. Il montre que, si leurs effets sont globalement positifs, ils sont relativement faibles. En outre, la formule d'un budget mobilité contribuerait un peu plus aux objectifs que celle d'une allocation de mobilité. Le Bureau du Plan énumère les efforts mis en place par les administrations fédérales en matière de développement durable, mais pointe du doigt un manque d'impulsion politique. Plusieurs textes et déclarations politiques, par exemple le rapport d'Évaluation nationale volontaire présenté à l'ONU en 2017, contiennent des propositions pour prendre en compte ces objectifs, mais "sans beaucoup de conséquences concrètes". Le Bureau du Plan demande notamment d'intégrer les objectifs dans les déclarations politiques telles que les déclarations gouvernementales et les notes de politique générale, que les partis politiques s'apprêtent à négocier à tous les niveaux de pouvoir. Il réclame aussi de renforcer la coopération interfédérale sur le développement durable, qui fonctionne actuellement "au ralenti". En charge du Développement durable au gouvernement fédéral, la ministre Marie Christine Marghem a dit prendre acte du contenu de ce rapport. Elle souligne que malgré une structure institutionnelle compliquée, certains progrès ont été enregistrés comme l'augmentation des surfaces en agriculture biologique, la baisse de l'exposition au particules fines, l'augmentation du recyclage des déchets ou encore la baisse de consommation intérieure de matières par habitant. La ministre du gouvernement démissionnaire reconnaît qu'il reste encore beaucoup à faire et lance un appel aux différents niveaux de pouvoir "pour que le développement durable retrouve une place centrale pendant les négociations politiques en cours."