Gaz à effet de serre, le méthane persiste nettement moins longtemps dans l'atmosphère que le dioxyde de carbone, mais il est 25 fois plus nocif pour le climat. L'industrie pétrolière et l'agriculture en sont les principales sources d'émissions.

Ce qui est moins connu est que les lacs sont responsables de 20% des émissions mondiales naturelles de méthane. "En théorie, cela suffirait à couvrir les besoins énergétiques mondiaux", indique Maciej Bartosiewicz, de l'Université de Bâle, cité mercredi dans un communiqué de l'institution. Le gaz peut en effet être utilisé pour produire de l'électricité ou comme carburant sous forme de méthanol.

Depuis 2016, du méthane est extrait du lac Kivu, en Afrique centrale, pour la production d'électricité. Le cas est toutefois particulier puisque les quantités de méthane qui y sont enfouies à 260 mètres de profondeur sont uniques au monde, cent fois plus élevées que d'ordinaire. Jusqu'ici, une telle extraction n'était pas rentable sur d'autres plans d'eau.

Dans la revue Environmental Science and Technology, l'équipe bâloise et des scientifiques de l'École polytechnique fédérale (EPF) de Zurich affirment toutefois que le méthane peut être extrait de l'eau de manière beaucoup plus efficace grâce à des membranes à base de zéolithes. Ces minéraux microporeux hydrophobes peuvent en effet être utilisés comme des tamis moléculaires.

Pour les auteurs, la Suisse, avec ses nombreux barrages, serait prédestinée à exploiter le méthane qui s'en échappe en partie vers l'atmosphère. La technique pourrait constituer une contribution importante aux objectifs climatiques, selon eux.

Il y a toutefois encore du chemin de la théorie à la pratique, entre les études de faisabilité et l'évaluation des risques pour les écosystèmes, souligne l'alma mater bâloise. La question de la durabilité doit également être examinée: une étude menée par l'Institut de recherche sur l'eau Eawag au lac Kivu a montré que le méthane lacustre ne se régénère que lentement.

Gaz à effet de serre, le méthane persiste nettement moins longtemps dans l'atmosphère que le dioxyde de carbone, mais il est 25 fois plus nocif pour le climat. L'industrie pétrolière et l'agriculture en sont les principales sources d'émissions. Ce qui est moins connu est que les lacs sont responsables de 20% des émissions mondiales naturelles de méthane. "En théorie, cela suffirait à couvrir les besoins énergétiques mondiaux", indique Maciej Bartosiewicz, de l'Université de Bâle, cité mercredi dans un communiqué de l'institution. Le gaz peut en effet être utilisé pour produire de l'électricité ou comme carburant sous forme de méthanol. Depuis 2016, du méthane est extrait du lac Kivu, en Afrique centrale, pour la production d'électricité. Le cas est toutefois particulier puisque les quantités de méthane qui y sont enfouies à 260 mètres de profondeur sont uniques au monde, cent fois plus élevées que d'ordinaire. Jusqu'ici, une telle extraction n'était pas rentable sur d'autres plans d'eau. Dans la revue Environmental Science and Technology, l'équipe bâloise et des scientifiques de l'École polytechnique fédérale (EPF) de Zurich affirment toutefois que le méthane peut être extrait de l'eau de manière beaucoup plus efficace grâce à des membranes à base de zéolithes. Ces minéraux microporeux hydrophobes peuvent en effet être utilisés comme des tamis moléculaires. Pour les auteurs, la Suisse, avec ses nombreux barrages, serait prédestinée à exploiter le méthane qui s'en échappe en partie vers l'atmosphère. La technique pourrait constituer une contribution importante aux objectifs climatiques, selon eux. Il y a toutefois encore du chemin de la théorie à la pratique, entre les études de faisabilité et l'évaluation des risques pour les écosystèmes, souligne l'alma mater bâloise. La question de la durabilité doit également être examinée: une étude menée par l'Institut de recherche sur l'eau Eawag au lac Kivu a montré que le méthane lacustre ne se régénère que lentement.