A Paris, une résidence d'une vingtaine d'appartements a un escalier communiquant avec une bouche de métro. Un capteur de chaleur emmagasine la chaleur générée par le passage des personnes et des rames de métro. La chaleur sert alors à chauffer l'eau, utilisée pour le système de chauffage de la résidence. La chaleur récupérée dans la station de métro couvre 35% des besoins en énergie de la résidence.

La Suède fait figure de bon élève en la matière. Un bâtiment de 17 étages s'alimente en chaleur dans la gare de Stockholm, par exemple. Autre particularité suédoise : le chauffage par quartier, au lieu du chauffage individuel. D'une centrale de chauffage, un réseau de pipelines part vers les bâtiments et les habitations. Ces centrales sont alimentées avec des énergies renouvelables, comme la combustion de déchets organiques et la captation de chaleur géothermale ou la captation de la chaleur générée par les bâtiments industriels. De plus en plus d'initiatives pour ajouter la chaleur humaine dans ce système de distribution collective voient le jour.

Dans un hôpital à Francfort, en Allemagne, la chaleur humaine des patients et du personnel, mais aussi des appareils électriques, qui dégagent énormément de chaleur, sont captées pour chauffer le bâtiment. Aussi en Allemagne, dans les années 90, le design de la maison passive a été créé. Bien isolées, elles permettent de réduire la consommation énergétique, jusque zéro même. La chaleur peut provenir des habitants, ou du soleil, et reste alors à l'intérieur. Grâce à un système de ventilation, l'air ne reste pas "renfermé".

En Belgique, la maison passive suscite aussi de l'engouement. La Plate-forme de la Maison Passive recense les projets certifiés en Wallonie et à Bruxelles. Des bâtiments de tous types ont vu le jour, mais les logements collectifs sont de loin la plus large catégorie, avec plus de mille constructions jusqu'à aujourd'hui. Pour presque 350 maisons unifamiliales.

Le système de captation de la chaleur humaine a aussi ses limites. La chaleur dégagée par les humains à elle seule n'est pas suffisante pour chauffer un bâtiment. Mais elle pourrait être combinée, dans une maison par exemple, avec la chaleur dégagée par les appareils électriques comme la cuisine ou le frigo, pour réduire la consommation en énergie pour le chauffage, explique Leon Glicksman, professeur au Massachusetts Institute of Technology.

Le chauffage représente environ la moitié de la consommation mondiale en énergie, contribuant aussi largement à l'émission de gaz à effet de serres, selon l'Agence Internationale de l'Energie (IEA). Seulement un dixième de l'énergie utilisée pour le chauffage vient des énergies renouvelables. Selon l'IEA il faut doubler la part des moyens des chauffages propres d'ici 2030, pour pouvoir espérer garder une chance de maintenir le réchauffement climatique sous 1,5 degré.

A Paris, une résidence d'une vingtaine d'appartements a un escalier communiquant avec une bouche de métro. Un capteur de chaleur emmagasine la chaleur générée par le passage des personnes et des rames de métro. La chaleur sert alors à chauffer l'eau, utilisée pour le système de chauffage de la résidence. La chaleur récupérée dans la station de métro couvre 35% des besoins en énergie de la résidence.La Suède fait figure de bon élève en la matière. Un bâtiment de 17 étages s'alimente en chaleur dans la gare de Stockholm, par exemple. Autre particularité suédoise : le chauffage par quartier, au lieu du chauffage individuel. D'une centrale de chauffage, un réseau de pipelines part vers les bâtiments et les habitations. Ces centrales sont alimentées avec des énergies renouvelables, comme la combustion de déchets organiques et la captation de chaleur géothermale ou la captation de la chaleur générée par les bâtiments industriels. De plus en plus d'initiatives pour ajouter la chaleur humaine dans ce système de distribution collective voient le jour.Dans un hôpital à Francfort, en Allemagne, la chaleur humaine des patients et du personnel, mais aussi des appareils électriques, qui dégagent énormément de chaleur, sont captées pour chauffer le bâtiment. Aussi en Allemagne, dans les années 90, le design de la maison passive a été créé. Bien isolées, elles permettent de réduire la consommation énergétique, jusque zéro même. La chaleur peut provenir des habitants, ou du soleil, et reste alors à l'intérieur. Grâce à un système de ventilation, l'air ne reste pas "renfermé".En Belgique, la maison passive suscite aussi de l'engouement. La Plate-forme de la Maison Passive recense les projets certifiés en Wallonie et à Bruxelles. Des bâtiments de tous types ont vu le jour, mais les logements collectifs sont de loin la plus large catégorie, avec plus de mille constructions jusqu'à aujourd'hui. Pour presque 350 maisons unifamiliales.Le système de captation de la chaleur humaine a aussi ses limites. La chaleur dégagée par les humains à elle seule n'est pas suffisante pour chauffer un bâtiment. Mais elle pourrait être combinée, dans une maison par exemple, avec la chaleur dégagée par les appareils électriques comme la cuisine ou le frigo, pour réduire la consommation en énergie pour le chauffage, explique Leon Glicksman, professeur au Massachusetts Institute of Technology. Le chauffage représente environ la moitié de la consommation mondiale en énergie, contribuant aussi largement à l'émission de gaz à effet de serres, selon l'Agence Internationale de l'Energie (IEA). Seulement un dixième de l'énergie utilisée pour le chauffage vient des énergies renouvelables. Selon l'IEA il faut doubler la part des moyens des chauffages propres d'ici 2030, pour pouvoir espérer garder une chance de maintenir le réchauffement climatique sous 1,5 degré.