De Sydney à Paris en passant par Londres, Nairobi, Mexico ou Bruxelles, plus de 200 événements sont prévus, selon la coalition d'organisations à l'origine de la mobilisation. Il s'agit d'exiger la "justice climatique" et des mesures immédiates pour les communautés déjà affectées par le dérèglement climatique, surtout dans les pays les plus pauvres du Sud.

"C'est une 'bonne cause'", affirme Jenny, apprentie de 22 ans dans l'administration en Norvège, venue à Glasgow où se déroulent des négociations internationales sur la lutte contre le dérèglement climatique causé par les émissions de gaz à effet de serre des activités humaines. "C'est notre avenir et c'est mon avenir et celui de mes enfants", dit-elle, jugeant "important" que les militants des pays riches "se battent pour" ceux des pays pauvres, dont certains "n'ont pas les moyens de séjourner aussi longtemps" en Ecosse.

La police écossaise a dit attendre jusqu'à 50.000 personnes dans les rues de la ville. Le cortège s'est ébranlé vers 12H40 locales (12H40 GMT) non loin du centre de congrès, placé sous haute sécurité, où se tient depuis une semaine la grande conférence COP26 de l'ONU sur le climat, considérée comme capitale pour l'avenir de l'humanité.

Partout dans le monde

A Sydney et à Melbourne, des manifestants déguisés en tas de charbon ou en Scott Morrison, le Premier ministre australien grand défenseur de l'industrie minière, ont dénoncé la COP26 comme étant "une comédie" et leur chef de gouvernement comme "une honte absolue". "Assez de blabla, de la vraie action climatique maintenant", proclamait une banderole.

A Bruxelles, des passants ont été invités en matinée à marcher quelques minutes sur des tapis de course, installés sur la place de la Monnaie alors que plusieurs militants d'Extinction Rébellion ont été arrêtés administrativement alors qu'ils occupaient la rue de la Loi pour protester contre le manque d'action des autorités en faveur du climat.

En Corée du Sud, quelque 500 personnes ont défilé à travers les rues de la capitale Séoul pour demander une aide immédiate aux populations déjà frappées de plein fouet par les effets du réchauffement de la Terre.

Un millier de personnes se sont rassemblées à Londres devant la Banque d'Angleterre avec des pancartes demandant "moins de paroles, plus d'action". Une manifestation réunissant des milliers de jeunes venus crier l'urgence climatique avait déjà été organisée vendredi à Glasgow.

Un échec

"Ce n'est pas un secret que la COP26 est un échec", a déclaré à cette occasion l'égérie du mouvement des jeunes pour le climat, la Suédoise Greta Thunberg. Elle a qualifié la COP26 de "célébration (...) du blabla" et de "festival de greenwashing" après des engagements, aux contours parfois flous, par des groupes de pays à lutter contre la déforestation, réduire les émissions de méthane dans l'atmosphère ou mettre le holà sur les énergies fossiles.

Michael Mann, professeur à la Penn State University, a appelé à plus de circonspection sur le processus de discussions climatiques mené par l'ONU. "La COP26 a, à peine, commencé. Les militants qui la déclarent déjà morte font sauter de joie les managers des compagnies d'énergies fossiles", a déclaré sur Twitter M. Mann, qui dirige le System Science Center de cette université.

Les enjeux de la COP26 sont nombreux dans un contexte de pandémie mondiale qui a fragilisé les pays pauvres déjà vulnérables aux impacts du dérèglement climatique. Quelque 200 délégations se penchent notamment sur la manière de limiter, comme le prévoit l'accord de Paris, le réchauffement de la planète bien en deçà de +2°C, et si possible à +1,5°C.

Chaque dixième de degré supplémentaire de réchauffement compte et entraîne son lot de conséquences, canicules, incendies ou inondations.

Or, d'après les dernières estimations de l'ONU, qui doivent être actualisées avec les dernières promesses, le monde se dirige actuellement vers un réchauffement "catastrophique" de +2,7°C. Et selon une étude scientifique, les émissions mondiales de CO2, principal gaz à effet de serre, ont rebondi en 2021 à des niveaux proches des records enregistrés avant la pandémie de Covid-19.

Ces derniers jours, de nouveaux engagements ont été annoncés par l'Inde, le Brésil ou encore l'Argentine, ce qui pourrait faire évoluer ces prévisions.

Les négociations de la COP26, prévue pour durer jusqu'au 12 novembre, se poursuivront samedi avant un jour de relâche dimanche.

(Belga/AFP)

De Sydney à Paris en passant par Londres, Nairobi, Mexico ou Bruxelles, plus de 200 événements sont prévus, selon la coalition d'organisations à l'origine de la mobilisation. Il s'agit d'exiger la "justice climatique" et des mesures immédiates pour les communautés déjà affectées par le dérèglement climatique, surtout dans les pays les plus pauvres du Sud. "C'est une 'bonne cause'", affirme Jenny, apprentie de 22 ans dans l'administration en Norvège, venue à Glasgow où se déroulent des négociations internationales sur la lutte contre le dérèglement climatique causé par les émissions de gaz à effet de serre des activités humaines. "C'est notre avenir et c'est mon avenir et celui de mes enfants", dit-elle, jugeant "important" que les militants des pays riches "se battent pour" ceux des pays pauvres, dont certains "n'ont pas les moyens de séjourner aussi longtemps" en Ecosse. La police écossaise a dit attendre jusqu'à 50.000 personnes dans les rues de la ville. Le cortège s'est ébranlé vers 12H40 locales (12H40 GMT) non loin du centre de congrès, placé sous haute sécurité, où se tient depuis une semaine la grande conférence COP26 de l'ONU sur le climat, considérée comme capitale pour l'avenir de l'humanité. Partout dans le monde A Sydney et à Melbourne, des manifestants déguisés en tas de charbon ou en Scott Morrison, le Premier ministre australien grand défenseur de l'industrie minière, ont dénoncé la COP26 comme étant "une comédie" et leur chef de gouvernement comme "une honte absolue". "Assez de blabla, de la vraie action climatique maintenant", proclamait une banderole. A Bruxelles, des passants ont été invités en matinée à marcher quelques minutes sur des tapis de course, installés sur la place de la Monnaie alors que plusieurs militants d'Extinction Rébellion ont été arrêtés administrativement alors qu'ils occupaient la rue de la Loi pour protester contre le manque d'action des autorités en faveur du climat. En Corée du Sud, quelque 500 personnes ont défilé à travers les rues de la capitale Séoul pour demander une aide immédiate aux populations déjà frappées de plein fouet par les effets du réchauffement de la Terre. Un millier de personnes se sont rassemblées à Londres devant la Banque d'Angleterre avec des pancartes demandant "moins de paroles, plus d'action". Une manifestation réunissant des milliers de jeunes venus crier l'urgence climatique avait déjà été organisée vendredi à Glasgow.Un échec "Ce n'est pas un secret que la COP26 est un échec", a déclaré à cette occasion l'égérie du mouvement des jeunes pour le climat, la Suédoise Greta Thunberg. Elle a qualifié la COP26 de "célébration (...) du blabla" et de "festival de greenwashing" après des engagements, aux contours parfois flous, par des groupes de pays à lutter contre la déforestation, réduire les émissions de méthane dans l'atmosphère ou mettre le holà sur les énergies fossiles.Michael Mann, professeur à la Penn State University, a appelé à plus de circonspection sur le processus de discussions climatiques mené par l'ONU. "La COP26 a, à peine, commencé. Les militants qui la déclarent déjà morte font sauter de joie les managers des compagnies d'énergies fossiles", a déclaré sur Twitter M. Mann, qui dirige le System Science Center de cette université. Les enjeux de la COP26 sont nombreux dans un contexte de pandémie mondiale qui a fragilisé les pays pauvres déjà vulnérables aux impacts du dérèglement climatique. Quelque 200 délégations se penchent notamment sur la manière de limiter, comme le prévoit l'accord de Paris, le réchauffement de la planète bien en deçà de +2°C, et si possible à +1,5°C.Chaque dixième de degré supplémentaire de réchauffement compte et entraîne son lot de conséquences, canicules, incendies ou inondations. Or, d'après les dernières estimations de l'ONU, qui doivent être actualisées avec les dernières promesses, le monde se dirige actuellement vers un réchauffement "catastrophique" de +2,7°C. Et selon une étude scientifique, les émissions mondiales de CO2, principal gaz à effet de serre, ont rebondi en 2021 à des niveaux proches des records enregistrés avant la pandémie de Covid-19. Ces derniers jours, de nouveaux engagements ont été annoncés par l'Inde, le Brésil ou encore l'Argentine, ce qui pourrait faire évoluer ces prévisions. Les négociations de la COP26, prévue pour durer jusqu'au 12 novembre, se poursuivront samedi avant un jour de relâche dimanche.(Belga/AFP)