La ministre espagnole, dont le pays accueille cette conférence climat de l'ONU à la place du Chili, a souligné devant la presse deux visions qui s'opposent.

D'un côté, "il y a plusieurs parties qui disent que ce n'est pas suffisant, qu'il faut que nous avancions plus vite, que nous devons avoir plus d'ambition, renforcer le rôle de la science dans tous les domaines", a-t-elle indiqué.

De l'autre, ceux qui préfèrent une "politique des petits pas, répétant exclusivement ce qui a été dit à Paris il y a quatre ans" alors que les récentes preuves scientifiques soulignent la nécessité d'agir plus vite et plus fort.

"Les deux visions sont très claires, entre ceux qui veulent aller plus vite et ceux qui veulent se retrancher derrière ce qui ne fonctionne pas, afin de ne pas avancer", a constaté Mme Ribera, qui fait partie des quelques ministres désignés pour "faciliter" les négociations qui théoriquement doivent se terminer vendredi soir.

Certaines "grandes économies" dont les dirigeants "ne sont pas convaincus de l'importance d'agir en matière de climat (...) font de la résistance quand il s'agit d'avancer", a-t-elle noté. Alors les Etats les plus vulnérables "voient avec désespoir cet effort de faire traîner l'action climatique et de la rendre beaucoup plus lente ou beaucoup plus désordonnée".

Les représentants du groupe Aosis, qui compte 44 Etats insulaires particulièrement vulnérables à la montée du niveau de la mer, ont eux aussi dénoncé "le manque d'ambition" de certains Etats, nommant certains d'entre eux.

"Nous sommes très inquiets, en fait consternés par l'état d'avancement des négociations", a déclaré lors d'une conférence de presse Omar Figueroa Figueroa, ministre de l'Environnement de Belize, qui préside le groupe.

Le ministre fidjien de l'Economie Aiyaz Sayed Khaiyum a dénoncé le fait que la promesse des pays du Nord de porter à 100 milliards de dollars par an à partir de 2020 leurs assistance aux pays du Sud ne sera "pas tenue", pointant du doigt en particulier les Etats-Unis, le Canada, l'UE, le Japon et l'Australie. Selon le dernier rapport l'OCDE, ces chiffres sont en hausse, avec 71,2 milliards en 2017.

L'année 2019 a vu "des millions de personnes marcher dans les rues pour demander la justice climatique", mais "l'action est catégoriquement absente dans cette enceinte, alors que nous atteignons le pic de l'urgence climatique", a critiqué Jean Su, du Center for Biological Diversity, auprès de l'AFP.

Pour Rhoda Boateng, de International Trade Union Confederation, les négociations se déroulent "dans un univers parallèle".

"Les pays riches ont bloqué les négociations sur le financement et ce n'est pas acceptable", a regretté Abishek Shrestha du Asian People's Movement on Debt and Development.

Le contraste entre les négociations et les attentes de la rue a été frappant mercredi, quand des jeunes militants et des activistes ont été expulsés du centre de conférence pour avoir organisé une manifestation sans autorisation. Des femmes indigènes "ont été violentées, poussées, saisies par la police, séparées de leurs enfants", a accusé Ta'kaiya Blaney, une Canadienne autochtone de 13 ans.

"Les forces de sécurité et la police ont protégé les gouvernements et les pollueurs. A leurs yeux, nous sommes seulement quelque chose qui doit être enlevé", a-t-elle poursuivi.

La ministre espagnole, dont le pays accueille cette conférence climat de l'ONU à la place du Chili, a souligné devant la presse deux visions qui s'opposent.D'un côté, "il y a plusieurs parties qui disent que ce n'est pas suffisant, qu'il faut que nous avancions plus vite, que nous devons avoir plus d'ambition, renforcer le rôle de la science dans tous les domaines", a-t-elle indiqué.De l'autre, ceux qui préfèrent une "politique des petits pas, répétant exclusivement ce qui a été dit à Paris il y a quatre ans" alors que les récentes preuves scientifiques soulignent la nécessité d'agir plus vite et plus fort."Les deux visions sont très claires, entre ceux qui veulent aller plus vite et ceux qui veulent se retrancher derrière ce qui ne fonctionne pas, afin de ne pas avancer", a constaté Mme Ribera, qui fait partie des quelques ministres désignés pour "faciliter" les négociations qui théoriquement doivent se terminer vendredi soir.Certaines "grandes économies" dont les dirigeants "ne sont pas convaincus de l'importance d'agir en matière de climat (...) font de la résistance quand il s'agit d'avancer", a-t-elle noté. Alors les Etats les plus vulnérables "voient avec désespoir cet effort de faire traîner l'action climatique et de la rendre beaucoup plus lente ou beaucoup plus désordonnée".Les représentants du groupe Aosis, qui compte 44 Etats insulaires particulièrement vulnérables à la montée du niveau de la mer, ont eux aussi dénoncé "le manque d'ambition" de certains Etats, nommant certains d'entre eux."Nous sommes très inquiets, en fait consternés par l'état d'avancement des négociations", a déclaré lors d'une conférence de presse Omar Figueroa Figueroa, ministre de l'Environnement de Belize, qui préside le groupe.Le ministre fidjien de l'Economie Aiyaz Sayed Khaiyum a dénoncé le fait que la promesse des pays du Nord de porter à 100 milliards de dollars par an à partir de 2020 leurs assistance aux pays du Sud ne sera "pas tenue", pointant du doigt en particulier les Etats-Unis, le Canada, l'UE, le Japon et l'Australie. Selon le dernier rapport l'OCDE, ces chiffres sont en hausse, avec 71,2 milliards en 2017.L'année 2019 a vu "des millions de personnes marcher dans les rues pour demander la justice climatique", mais "l'action est catégoriquement absente dans cette enceinte, alors que nous atteignons le pic de l'urgence climatique", a critiqué Jean Su, du Center for Biological Diversity, auprès de l'AFP.Pour Rhoda Boateng, de International Trade Union Confederation, les négociations se déroulent "dans un univers parallèle". "Les pays riches ont bloqué les négociations sur le financement et ce n'est pas acceptable", a regretté Abishek Shrestha du Asian People's Movement on Debt and Development.Le contraste entre les négociations et les attentes de la rue a été frappant mercredi, quand des jeunes militants et des activistes ont été expulsés du centre de conférence pour avoir organisé une manifestation sans autorisation. Des femmes indigènes "ont été violentées, poussées, saisies par la police, séparées de leurs enfants", a accusé Ta'kaiya Blaney, une Canadienne autochtone de 13 ans."Les forces de sécurité et la police ont protégé les gouvernements et les pollueurs. A leurs yeux, nous sommes seulement quelque chose qui doit être enlevé", a-t-elle poursuivi.