Il reste formellement cinq jours pour sceller l'accord qui devrait permettre d'empêcher un réchauffement de plus de 2°C du globe, et l'accélération de ses effets destructeurs -de la fonte des glaciers aux cyclones dévastateurs- déjà constatés.

Après le pape François qui a exhorté dimanche les ministres à faire acte de "courage" à l'heure des compromis difficiles, c'est au tour du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon de motiver les délégations des 195 pays réunies en plénière lundi matin. La veille, il a jugé que la conférence de Paris était "sur la bonne voie" après l'adoption d'une ébauche d'accord, fruit de plusieurs jours d'intenses pourparlers entre négociateurs.

Ministres de l'Environnement, de l'Energie ou des Affaires étrangères sont désormais en charge de l'élaboration du projet d'accord. Quatorze d'entre eux ont été nommés "facilitateurs" et encadreront des groupes de travail spécifiques. Ils devront trancher dans le vif de ce texte de 48 pages, touffu et assorti de très nombreuses options sur des questions allant de la mention d'un objectif de 1,5°C, exigence des petites îles du Pacifique notamment, à côté de celui des 2°C, à la question cruciale de la répartition des efforts entre pays développés et en développement.

"Soyons francs: tous les sujets difficiles restent non résolus", avait estimé samedi le commissaire européen chargée du climat, Miguel Arias Canete.

Le grand acquis de cette conférence est d'ores et déjà d'avoir obtenu de 185 pays, couvrant la quasi-totalité des émissions de gaz à effet de serre, l'annonce de mesures pour limiter la progression, voire réduire, leurs rejets polluants à l'horizon 2025 ou 2030. Pour autant, les émissions de GES continueront globalement à progresser de 22% entre 2010 et 2030, ce qui met la planète sur la trajectoire d'un réchauffement entre 2,7°C et 3,5°C.

L'un des enjeux de l'accord de Paris est de mettre sur pied un mécanisme garantissant une révision tous les cinq ans et à la hausse des objectifs de chaque pays, sachant qu'il faudra en faire bien plus -économies d'énergie, développement des énergies renouvelables, lutte contre la déforestation...- et très vite pour espérer rester sous les 2°C.

Alors quand commencer? En 2021 comme le propose l'Union européenne, une date déjà trop tardive de l'avis des ONG environnementales. Faut-il demander des efforts de nature différente aux pays développés et à ceux en développement comme l'exige l'Inde notamment, option qui hérisse les Etats-Unis? Tous les engagements des pays restant volontaires, faut-il néanmoins poser une trajectoire ambitieuse pour tous, en se donnant un objectif global chiffré de réduction des GES d'ici à 2050. Ou pas? Les pays pétroliers et charbonniers s'opposant eux à toute mention de la fin programmée des énergies fossiles.

Mais le point le plus difficile reste celui de l'aide financière pour aider les pays du Sud à s'engager dans une transition énergétique propre et à s'adapter aux effets du réchauffement, dont ils sont les premières victimes. Ces derniers exigent des assurances sur le versement promis de 100 milliards de dollars par an d'ici 2020, que la part des dons augmente, et que cette somme ne soit qu'un point de départ après 2020.

Il reste formellement cinq jours pour sceller l'accord qui devrait permettre d'empêcher un réchauffement de plus de 2°C du globe, et l'accélération de ses effets destructeurs -de la fonte des glaciers aux cyclones dévastateurs- déjà constatés. Après le pape François qui a exhorté dimanche les ministres à faire acte de "courage" à l'heure des compromis difficiles, c'est au tour du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon de motiver les délégations des 195 pays réunies en plénière lundi matin. La veille, il a jugé que la conférence de Paris était "sur la bonne voie" après l'adoption d'une ébauche d'accord, fruit de plusieurs jours d'intenses pourparlers entre négociateurs. Ministres de l'Environnement, de l'Energie ou des Affaires étrangères sont désormais en charge de l'élaboration du projet d'accord. Quatorze d'entre eux ont été nommés "facilitateurs" et encadreront des groupes de travail spécifiques. Ils devront trancher dans le vif de ce texte de 48 pages, touffu et assorti de très nombreuses options sur des questions allant de la mention d'un objectif de 1,5°C, exigence des petites îles du Pacifique notamment, à côté de celui des 2°C, à la question cruciale de la répartition des efforts entre pays développés et en développement. "Soyons francs: tous les sujets difficiles restent non résolus", avait estimé samedi le commissaire européen chargée du climat, Miguel Arias Canete. Le grand acquis de cette conférence est d'ores et déjà d'avoir obtenu de 185 pays, couvrant la quasi-totalité des émissions de gaz à effet de serre, l'annonce de mesures pour limiter la progression, voire réduire, leurs rejets polluants à l'horizon 2025 ou 2030. Pour autant, les émissions de GES continueront globalement à progresser de 22% entre 2010 et 2030, ce qui met la planète sur la trajectoire d'un réchauffement entre 2,7°C et 3,5°C. L'un des enjeux de l'accord de Paris est de mettre sur pied un mécanisme garantissant une révision tous les cinq ans et à la hausse des objectifs de chaque pays, sachant qu'il faudra en faire bien plus -économies d'énergie, développement des énergies renouvelables, lutte contre la déforestation...- et très vite pour espérer rester sous les 2°C. Alors quand commencer? En 2021 comme le propose l'Union européenne, une date déjà trop tardive de l'avis des ONG environnementales. Faut-il demander des efforts de nature différente aux pays développés et à ceux en développement comme l'exige l'Inde notamment, option qui hérisse les Etats-Unis? Tous les engagements des pays restant volontaires, faut-il néanmoins poser une trajectoire ambitieuse pour tous, en se donnant un objectif global chiffré de réduction des GES d'ici à 2050. Ou pas? Les pays pétroliers et charbonniers s'opposant eux à toute mention de la fin programmée des énergies fossiles. Mais le point le plus difficile reste celui de l'aide financière pour aider les pays du Sud à s'engager dans une transition énergétique propre et à s'adapter aux effets du réchauffement, dont ils sont les premières victimes. Ces derniers exigent des assurances sur le versement promis de 100 milliards de dollars par an d'ici 2020, que la part des dons augmente, et que cette somme ne soit qu'un point de départ après 2020.