L'accord la COP21 prévoit de limiter "la hausse de la température moyenne (...) pour qu'elle avoisine 1,5 °C ". Mais ces engagements ne permettraient pas, en l'état, d'atteindre cet objectif, ni même celui de 2 °C, écrit Katja Frieler, de la Postdam Institute for Climate Impact Research.L'année 2015 est va probablement déjà établir nouveau record mondial, avec une hausse moyenne qui dépasse 1 °C.

Des conséquences déjà visibles

Nous pouvons déjà observer les conséquences du réchauffement climatique, avec une augmentation des moyennes annuelles. Dans de nombreux endroits du monde, les épisodes de canicule sont en hausse. Les cas de pluies diluviennes dépassent ceux que l'on devrait observer en temps normal. Ces observations sont en accord avec les prévisions de précipitations dues au réchauffement de la planète. En effet, l'air chaud contient plus d'humidité, qui peut être déversée pendant des phénomènes de pluie brefs et intenses.

Une étude sur l'étendue des glaciers dans l'Arctique, publiée en septembre dernier, montre une réduction de 13,4 % par décennie par rapport à la moyenne enregistrée au cours de la période 1981-2010. Quand l'eau se réchauffe, elle occupe plus d'espace. C'est ce qu'on appelle la " dilatation thermique ". Combiné à la fonte des glaciers de haute montagne et en Antarctique, cela a entraîné une élévation du niveau des océans d'environ 20 cm depuis un siècle, au rythme d'environ 3 mm par an.

Et après ?

Lorsque nous atteindrons 2 °C en plus, le risque de canicules devrait être supérieur de plus de cinq fois par rapport à aujourd'hui. La probabilité d'avoir des inondations devrait aussi être plus grande, ayant pour conséquence des déplacements de populations, qui ont déjà commencé dans certaines régions. Le nombre de personnes concernées par les inondations pourrait également doubler, voire plus, si l'augmentation atteint 4 °C.

L'accès à l'eau potable pourrait diminuer jusqu'à 50% selon les régions. Le nombre de personnes touchées par la pénurie chronique d'eau potable pourrait augmenter de 20%.

Le niveau des océans continuera également à monter. À l'horizon 2100, les efforts entrepris pourraient aider à limiter la montée de l'eau entre 26 et 55 mm. Mais si les températures augmentent de 4 °C, cette hausse pourrait plus que doubler.

La fonte des glaces au Pôle Nord pourrait quant à elle être totale si la hausse de la température mondiale dépasse 2 °C, peut-on lire dans The Conversation.

Effets irréversibles

Certains facteurs climatiques sont susceptibles d'entraîner des effets irréversibles une fois un certain seuil de réchauffement atteint. Une stabilisation des températures dans ce cas ne permettra pas de revenir en arrière.

Les conséquences environnementales sont importantes, mais auront également un impact immense sur le mode de vie de millions de personnes

Des limites ont probablement déjà été franchies. Une portion de la calotte glaciaire de l'Antarctique a notamment entamé une phase de déclin, qui pourrait se révéler irrémédiable.

(OL)

L'accord la COP21 prévoit de limiter "la hausse de la température moyenne (...) pour qu'elle avoisine 1,5 °C ". Mais ces engagements ne permettraient pas, en l'état, d'atteindre cet objectif, ni même celui de 2 °C, écrit Katja Frieler, de la Postdam Institute for Climate Impact Research.L'année 2015 est va probablement déjà établir nouveau record mondial, avec une hausse moyenne qui dépasse 1 °C.Nous pouvons déjà observer les conséquences du réchauffement climatique, avec une augmentation des moyennes annuelles. Dans de nombreux endroits du monde, les épisodes de canicule sont en hausse. Les cas de pluies diluviennes dépassent ceux que l'on devrait observer en temps normal. Ces observations sont en accord avec les prévisions de précipitations dues au réchauffement de la planète. En effet, l'air chaud contient plus d'humidité, qui peut être déversée pendant des phénomènes de pluie brefs et intenses.Une étude sur l'étendue des glaciers dans l'Arctique, publiée en septembre dernier, montre une réduction de 13,4 % par décennie par rapport à la moyenne enregistrée au cours de la période 1981-2010. Quand l'eau se réchauffe, elle occupe plus d'espace. C'est ce qu'on appelle la " dilatation thermique ". Combiné à la fonte des glaciers de haute montagne et en Antarctique, cela a entraîné une élévation du niveau des océans d'environ 20 cm depuis un siècle, au rythme d'environ 3 mm par an.Lorsque nous atteindrons 2 °C en plus, le risque de canicules devrait être supérieur de plus de cinq fois par rapport à aujourd'hui. La probabilité d'avoir des inondations devrait aussi être plus grande, ayant pour conséquence des déplacements de populations, qui ont déjà commencé dans certaines régions. Le nombre de personnes concernées par les inondations pourrait également doubler, voire plus, si l'augmentation atteint 4 °C.L'accès à l'eau potable pourrait diminuer jusqu'à 50% selon les régions. Le nombre de personnes touchées par la pénurie chronique d'eau potable pourrait augmenter de 20%. Le niveau des océans continuera également à monter. À l'horizon 2100, les efforts entrepris pourraient aider à limiter la montée de l'eau entre 26 et 55 mm. Mais si les températures augmentent de 4 °C, cette hausse pourrait plus que doubler. La fonte des glaces au Pôle Nord pourrait quant à elle être totale si la hausse de la température mondiale dépasse 2 °C, peut-on lire dans The Conversation.Certains facteurs climatiques sont susceptibles d'entraîner des effets irréversibles une fois un certain seuil de réchauffement atteint. Une stabilisation des températures dans ce cas ne permettra pas de revenir en arrière. Les conséquences environnementales sont importantes, mais auront également un impact immense sur le mode de vie de millions de personnesDes limites ont probablement déjà été franchies. Une portion de la calotte glaciaire de l'Antarctique a notamment entamé une phase de déclin, qui pourrait se révéler irrémédiable. (OL)