Selon une nouvelle étude publiée dans la revue scientifique PLOS Biology, pour plus de 1200 espèces animales dans le monde (sur 5 457 espèces étudiées), près de 90 % de leur habitat naturel serait directement impacté par l'activité humaine.
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Selon une nouvelle étude publiée dans la revue scientifique PLOS Biology, pour plus de 1200 espèces animales dans le monde (sur 5 457 espèces étudiées), près de 90 % de leur habitat naturel serait directement impacté par l'activité humaine.Les chercheurs australiens issus de l'université du Queensland et de l'ONG Wildlife Conservation Society ont ainsi cartographié les "hot spots" - zones où la biodiversité est menacée par les activités humaines telles que l'agriculture, la déforestation, l'urbanisation et la chasse - , et les "cold spots" - zones où la faune est protégée. Le résultat est inquiétant : au total, les impacts humains sur la faune s'étendraient sur 84 % de la surface terrestre. Les mammifères ont été identifiés comme le groupe le plus touché, avec en moyenne 52 % de leur habitat naturel dégradé par l'humain.D'après leurs cartes, l'Asie du Sud-Est est particulièrement touchée, avec plus 150 espèces en danger. En cause, la culture de palmier pour la production de l'huile de palme. Les humains seraient en effet plus actifs dans les mangroves, les forêts du sud du Brésil, la Malaisie, l'Indonésie, les forêts de l'Inde, la Birmanie et la Thaïlande. À noter cependant que " dans les zones où la biodiversité est riche, il est logique que de nombreuses espèces soient touchées ", précise l'étude.Étonnamment, c'est également en Asie du Sud-Est qu'on retrouve les plus grandes zones de refuge pour les animaux, ainsi que dans la forêt amazonienne, dans certaines parties des Andes et au Libéria en Afrique occidentale. "La toundra et la forêt boréale sont les seuls zones où on retrouve en moyenne plus d'espèces non-impactées que d'espèces menacées".On le constate, les "hot spots" et "cold spots" peuvent parfois se retrouver côte à côte. D'après Allan, l'un des chercheurs, c'est une grande diversité des espèces à un seul endroit qui permettrait une telle situation."Une chose évidente est l'absolue nécessité de protéger les "cold spots", ces zones non touchées par l'activité humaine", a déclaré Allan. Les auteurs de l'étude demandent que ces résultats servent de feuille de route pour diriger les futurs efforts en matière de conservation des espèces et ainsi diminuer les menaces d'extinction qui pèsent sur elles.