Les satellites de l'Institut National de Recherches Spatiales (INPE) ont identifié 32.017 foyers d'incendie le mois dernier en Amazonie, contre 19.925 en septembre 2019. C'est le pire mois de septembre depuis 2017.

Sur les neuf premiers mois de l'année, le total s'élève à 76.030 foyers, contre 66.749 de janvier à septembre 2019, soit une hausse de 14%.

Plus au sud, au Pantanal, les incendies ont battu tous les records: avec 8.106 foyers, septembre 2020 est de très loin le pire mois depuis que ces statistiques ont commencé à être dressées par l'INPE, en 1998.

Le record pour toute une année, qui datait de 2005 (12.536 foyers) a déjà été pulvérisé en neuf mois, avec 18.259 foyers depuis janvier.

En septembre 2019, 2.887 foyers avaient été recensés au Pantanal, plus grande zone humide de la planète.

Dus notamment à une sécheresse exceptionnelle, la pire depuis un demi-siècle, ces incendies ont ravagé 23% de ce sanctuaire de biodiversité, qui abrite une faune exceptionnelle, selon les données recueillies par le Laboratoire d'Application de Satellites Environnement (Lasa) de l'Université Fédérale de Rio de Janeiro.

Le week-end dernier, le gouvernement brésilien a fait circuler sur les réseaux sociaux un graphique censé montrer une diminution des incendies de forêt en 2020.

Mais les chiffres exposés montraient les surfaces ayant brûlé de janvier à août, comparés à ceux des 12 mois des années précédentes.

Malgré les données édifiantes fournies par l'Inpe, un organisme public reconnu dans le monde entier, le président d'extrême droite Jair Bolsonaro n'a cessé de dénoncer une campagne de "désinformation" sur le Pantanal et l'Amazonie.

Mercredi, cet allié inconditionnel du président Donald Trump a jugé "désastreux" sur Twitter les propos du candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden, qui a menacé le Brésil de sanctions économiques si le pays sud-américain ne parvenait pas à freiner la déforestation.

Quelques heures plus tard, lors d'un discours au sommet sur la Biodiversité des Nations Unies, il s'est ému de la "convoitise internationale" pour les richesses naturelles du Brésil.

Le dirigeant d'extrême droite a également accusé "certaines ONG" d'être à l'origine de "crimes environnementaux" pour faire de la mauvaise publicité au Brésil.

La semaine dernière, lors de son discours à l'Assemblée générale de l'ONU, il avait déjà causé une vive polémique en affirmant que les incendies en Amazonie étaient provoqués par des indigènes qui employaient des techniques traditionnelles de brûlis itinérants.

Une version réfutée par les écologistes et de nombreux autochtones, dont le cacique emblématique Raoni Metuktire.

Les satellites de l'Institut National de Recherches Spatiales (INPE) ont identifié 32.017 foyers d'incendie le mois dernier en Amazonie, contre 19.925 en septembre 2019. C'est le pire mois de septembre depuis 2017. Sur les neuf premiers mois de l'année, le total s'élève à 76.030 foyers, contre 66.749 de janvier à septembre 2019, soit une hausse de 14%. Plus au sud, au Pantanal, les incendies ont battu tous les records: avec 8.106 foyers, septembre 2020 est de très loin le pire mois depuis que ces statistiques ont commencé à être dressées par l'INPE, en 1998. Le record pour toute une année, qui datait de 2005 (12.536 foyers) a déjà été pulvérisé en neuf mois, avec 18.259 foyers depuis janvier. En septembre 2019, 2.887 foyers avaient été recensés au Pantanal, plus grande zone humide de la planète. Dus notamment à une sécheresse exceptionnelle, la pire depuis un demi-siècle, ces incendies ont ravagé 23% de ce sanctuaire de biodiversité, qui abrite une faune exceptionnelle, selon les données recueillies par le Laboratoire d'Application de Satellites Environnement (Lasa) de l'Université Fédérale de Rio de Janeiro. Le week-end dernier, le gouvernement brésilien a fait circuler sur les réseaux sociaux un graphique censé montrer une diminution des incendies de forêt en 2020. Mais les chiffres exposés montraient les surfaces ayant brûlé de janvier à août, comparés à ceux des 12 mois des années précédentes. Malgré les données édifiantes fournies par l'Inpe, un organisme public reconnu dans le monde entier, le président d'extrême droite Jair Bolsonaro n'a cessé de dénoncer une campagne de "désinformation" sur le Pantanal et l'Amazonie. Mercredi, cet allié inconditionnel du président Donald Trump a jugé "désastreux" sur Twitter les propos du candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden, qui a menacé le Brésil de sanctions économiques si le pays sud-américain ne parvenait pas à freiner la déforestation. Quelques heures plus tard, lors d'un discours au sommet sur la Biodiversité des Nations Unies, il s'est ému de la "convoitise internationale" pour les richesses naturelles du Brésil. Le dirigeant d'extrême droite a également accusé "certaines ONG" d'être à l'origine de "crimes environnementaux" pour faire de la mauvaise publicité au Brésil. La semaine dernière, lors de son discours à l'Assemblée générale de l'ONU, il avait déjà causé une vive polémique en affirmant que les incendies en Amazonie étaient provoqués par des indigènes qui employaient des techniques traditionnelles de brûlis itinérants. Une version réfutée par les écologistes et de nombreux autochtones, dont le cacique emblématique Raoni Metuktire.