La chasse illégale des orangs-outans est également un facteur majeur de ce déclin, selon l'étude publiée dans le journal Current Biology. "Nos découvertes sont alarmantes", ont alerté les chercheurs, estimant que 148.500 orangs-outans sont morts sur cette île située en Asie du Sud-Est.

L'étude pointe du doigt la responsabilité de l'exploitation forestière pour le papier, l'huile de palme et l'exploitation minière. "Les ressources naturelles sont exploitées à des taux élevés, insoutenables, à travers l'écosystème tropical, y compris à Bornéo", ont précisé les chercheurs.

"Le déclin de la densité de population a été plus sévère dans les endroits qui ont été déboisés ou transformés pour l'agriculture industrielle, car les orangs-outans ont du mal à vivre en dehors des zones forestières", a confié à l'AFP une des auteurs de l'étude, Maria Voigt, chercheuse à l'institut Max Planck en Allemagne. La population d'orangs-outans de Bornéo a diminué de 53% depuis 1999, précise-t-elle.

"Cependant, le plus grand nombre d'orangs-outans qui ont disparu pendant la période de l'étude étaient dans des endroits qui sont restés boisés. Cela signifie que l'abattage joue un rôle majeur", a épinglé Mme Voigt, qui estime le nombre de ces primates encore vivants entre 70.000 et 100.000. "L'homme de la forêt", orang-outan en malais, est un des plus grands singes d'Asie aux côtés de l'orang-outan de Sumatra. Ces deux espèces, en "danger critique", sont proches de l'extinction, rapportait, en 2016, l'Union internationale pour la conservation de la nature.

Les chercheurs estiment qu'à ce rythme, 45.000 orangs-outans de Bornéo supplémentaires auront disparu d'ici 35 ans.

La chasse illégale des orangs-outans est également un facteur majeur de ce déclin, selon l'étude publiée dans le journal Current Biology. "Nos découvertes sont alarmantes", ont alerté les chercheurs, estimant que 148.500 orangs-outans sont morts sur cette île située en Asie du Sud-Est. L'étude pointe du doigt la responsabilité de l'exploitation forestière pour le papier, l'huile de palme et l'exploitation minière. "Les ressources naturelles sont exploitées à des taux élevés, insoutenables, à travers l'écosystème tropical, y compris à Bornéo", ont précisé les chercheurs."Le déclin de la densité de population a été plus sévère dans les endroits qui ont été déboisés ou transformés pour l'agriculture industrielle, car les orangs-outans ont du mal à vivre en dehors des zones forestières", a confié à l'AFP une des auteurs de l'étude, Maria Voigt, chercheuse à l'institut Max Planck en Allemagne. La population d'orangs-outans de Bornéo a diminué de 53% depuis 1999, précise-t-elle. "Cependant, le plus grand nombre d'orangs-outans qui ont disparu pendant la période de l'étude étaient dans des endroits qui sont restés boisés. Cela signifie que l'abattage joue un rôle majeur", a épinglé Mme Voigt, qui estime le nombre de ces primates encore vivants entre 70.000 et 100.000. "L'homme de la forêt", orang-outan en malais, est un des plus grands singes d'Asie aux côtés de l'orang-outan de Sumatra. Ces deux espèces, en "danger critique", sont proches de l'extinction, rapportait, en 2016, l'Union internationale pour la conservation de la nature.Les chercheurs estiment qu'à ce rythme, 45.000 orangs-outans de Bornéo supplémentaires auront disparu d'ici 35 ans.