Le mouvement était prévu au départ pour deux jours, mais les activistes sont toujours sur place. Ils ont annoncé une occupation à durée indéterminée et s'organisent en ce sens en lançant des appels aux dons de matériel de construction, de vivres et de vêtements chauds sur leur site internet.

Le collectif rappelle que le site de 30 hectares, constitué de l'ancienne sablière et d'une zone boisée, située en bordure de l'E411, est répertorié comme SGIB (Site de Grand Intérêt Biologique) et qu'il abrite nombre d'espèces animales et végétales protégées et en voie d'extinction, comme des hirondelles des rivages, des tritons crêtés ou des papillons. L'ancienne sablière a été rachetée à la ville d'Arlon par Idelux.

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"Notre action de désobéissance civile était tolérée pour deux jours, mais nous resterons désormais sur place jusqu'à ce que nous soyons évacués de force par la police", indique un activiste. Le collectif ne souhaite pas chiffrer le nombre de participants, même si le nombre d'une centaine est évoqué. Outre cette occupation, des vitres du siège d'Idelux - situé en face de l'ancienne sablière - ont été brisées durant le premier week-end d'action et des tags comme "Mort à la finance" ont aussi été apposés sur son enseigne notamment. "Il s'agit d'actes individuels qui n'ont pas été décidés ensemble", explique-t-on du côté du collectif.

"Un Zoning sur la Sablière d'Arlon? Laisse béton! " - Reportage sur la ZAD

➡️1er REPORTAGE ➡️"Un Zoning sur la Sablière d'Arlon? Laisse béton! " - Reportage sur la ZAD 🌲🌳🐿🦔✅ 🏢🏭🏗🏦⛔️ Depuis le 26 Octobre 2019, des militant.es occupent le site de l'ancienne sablière d'Arlon, reconnue comme "Site de Grand Intérêt Biologique" par la Région Wallonne au vu de sa faune et de sa flore exceptionnelle (dont l’hirondelle des rivages, le triton crêté, deux espèces de papillons menacées et plusieurs plantes protégées.) Prenant la forme de la Zablière - Zad d'Arlon (Zone à Défendre) et répondant à la non efficacité des pétitions et autres interpellations ayant été effectués par les riverains, cette action vise à faire rempart contre l'implantation sur ce site d'un zoning industriel ("parc artisanal") de plus de 20 hectares par l'intercommunale "Idélux". Suivant la tendance mondiale, l'artificialisation des sols a augmenté de plus de 30 % en Wallonie depuis les années 80 (Source: IWEPS), détruisant des centaines d'hectares de biotopes chaque année. Les relevés scientifiques sur l'état de la biodiversité étant extrêmement alarmants, l'heure est dès lors venue de reconsidérer notre rapport aux milieux naturels. La région d'Arlon n'est aucunement isolé par ce phénomène, et connait une urbanisation massive avec le développement de nombres de projets démesurés. Les occupan.tes de la Zablière invitent toutes les personnes qui se sentent concernées à les soutenir en venant sur la Sablière montrer à nos côtés la détermination grandissante des populations à sauvegarder l’environnement ainsi qu’à décider de leur avenir ! https://zabliere.noblogs.org/?fbclid=IwAR1i8Rrzny6oaFq1gXpjzEZTQbVdOHqgd1EIT6aKrniXnAglZn5xS_gl96E N'oubliez pas de partager et de vous abonner à notre page facebook IRRUPTION-WebMédia Engagé! :) Merci! REPORTAGE IRRUPTION: Images & réalisation: Irruption (Clem Bastin) Interviews: Irruption (Hugo Simon) & Valentine Cordier/Ludwig Antoine Musique: Irruption (Jeremie Jerome) https://soundcloud.com/jeremie-jer Dessin: Léovanie Das Instagram: Irruption_media Mail: irruptionmedia@gmail.comYoutube: https://www.youtube.com/channel/UCqd6jMIrGzdeS296-tUwuew?view_as=subscriber

Geplaatst door IRRUPTION-WebMédia Engagé op Zondag 3 november 2019

"C'est la première fois, en près de 60 ans d'existence, qu'une opposition à un projet de développement se fait de manière inacceptable et violente" réagit, en visant "les 'amis' des sablières, venant essentiellement de la Région bruxelloise, mais aussi de France", l'intercommunale.

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"Afin de s'opposer à la reconversion de ce qui est en réalité une friche faisant l'objet d'un projet de dépollution, ils ont envahi illégalement le site et détruit des biens publics appartenant tant à Idelux, qu'au Service public de Wallonie ou à Ores. Inutile de rappeler que ces biens sont en partie financés par les pouvoirs publics et donc in fine par l'ensemble des citoyens luxembourgeois", indique encore le communiqué.

"L'occupation illégale du site de Schoppach, les dégradations de biens et de bâtiments sont des actes stériles et néfastes qui ne servent en rien la cause que certains entendent défendre avec tant d'ardeur", dit-on encore du côté de l'intercommunale.