Jusqu'à présent, les protestations contre le changement climatique n'ont eu que très peu d'effet. Au début de cette année, des dizaines de milliers de jeunes ont brossé l'école pour le climat, mais il n'y a pas eu de réaction politique. Néanmoins, Anuna De Wever, l'activiste de 18 ans devenue le visage des grèves scolaires, se montre combative.
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Jusqu'à présent, les protestations contre le changement climatique n'ont eu que très peu d'effet. Au début de cette année, des dizaines de milliers de jeunes ont brossé l'école pour le climat, mais il n'y a pas eu de réaction politique. Néanmoins, Anuna De Wever, l'activiste de 18 ans devenue le visage des grèves scolaires, se montre combative.Il y aura donc de nouvelles actions dès la rentrée. Le 20 septembre, Youth for Climate sera relancé sous la forme d'une grève mondiale, au cours de laquelle de jeunes militants du climat du monde entier descendront dans la rue. Nous avons déjà le soutien des syndicats et les adultes seront de retour dans la rue", dit De Wever. Après cela, elle veut manifester toutes les semaines, bien que les grèves scolaires soient limitées à une fois par mois.Parallèlement, Youth for Climate a adapté sa stratégie. Anuna De Wever veut ainsi jeter un pont vers le monde des affaires. "De nombreuses entreprises ont signé notre pétition Sign for My Future pour une politique climatique plus ambitieuse. Avec notre groupe d'experts sur le climat, nous avons dressé une liste de mesures concrètes pour les entreprises qui veulent faire un pas vers la neutralité CO2. Si le monde politique n'est pas assez mûr pour prendre des mesures, les entreprises comprendront, espérons-le, qu'il faut faire quelque chose."De Wever veut également se concentrer sur l'éducation. "En classe, le changement climatique n'est pas abordé du tout. C'est pourquoi nous voulons envoyer une délégation de Youth for Climate une fois par mois dans les écoles pour enseigner."Cependant, Youth for Climate n'a pas encore complètement abandonné la politique. De Wever espère toujours que la loi sur le climat sera bientôt signée. "Je veux que le climat devienne une priorité pour chaque parti. Le Vlaams Belang et la N-VA doivent également devenir des leaders climatiques."Après cette première série de manifestations, Youth for Climate va se mondialiser. Ainsi, De Wever se rendra dans la forêt amazonienne avec une délégation de Youth for Climate. Elle y rencontrera Raoni Metuktire, le chef bien connu de la tribu kayapo qui vit dans la forêt amazonienne brésilienne. La forêt amazonienne est le poumon vert de notre planète, mais risque d'être détruite sous le président brésilien Jair Bolsonaro. Ce serait un désastre pour le monde." Elle se rendra ensuite en bus à Santiago du Chili, où elle participera à la Conférence sur le climat de la COP le 2 décembre. "Je veux m'assurer que les politiciens belges y fassent leur travail."Pourtant, ce voyage place De Wever devant un dilemme. Comme la militante suédoise du climat Greta Thunberg, elle prévoit de faire la traversée vers le Brésil en bateau à voile, un voyage qui prendrait plus d'un mois. Mais selon un calcul de l'institut brésilien qui invite les défenseurs du climat, même le voilier le plus écologique de Greenpeace génère plus d'émissions de CO2 qu'un voyage en avion.Youth for Climate calcule le mode de transport le plus écologique. En même temps, De Wever réalise qu'il serait bizarre de prendre l'avion. "Je me suis promis de ne plus jamais prendre l'avion. Mais je choisirai toujours l'option la plus respectueuse du climat. Nous allons de toute façon planter des arbres dans la forêt amazonienne pour compenser nos émissions."