L'annulation de la COP25 au Chili qui devait se tenir en décembre est justifiée par la protestation sociale qui fait rage depuis plusieurs jours. Cela "ne reporte pas le changement climatique", a réagi Jennifer Morgan, directrice internationale de Greenpeace. "Les dirigeants ne peuvent pas se cacher. Ils doivent écouter les exigences des citoyens et prendre des actions urgentes afin de limiter l'impact de la crise climatique sur notre écologie et notre tissu social."

L'ONG se montre en outre méfiante face aux explications du gouvernement chilien, qui brandit les protestations comme excuse pour annuler la COP25. "Que le gouvernement chilien annonce maintenant qu'il ne peut organiser le sommet ne devrait pas mettre un terme au débat dans la société chilienne sur les injustices environnementales et sociales", estime Mme Morgan. "Le dialogue et le droit de manifester pacifiquement doivent être maintenus."