La société Faireparterie a interrogé 1 000 jeunes parents français, dont les enfants sont âgés de 6 à 18 ans, pour connaitre leur degré de préoccupation concernant la perspective du réchauffement climatique pour leur(s) enfants(s).

Avec la médiatisation de plus en plus importante des recherches scientifiques sur le sujet et l'augmentation du nombre de phénomènes climatiques hors-norme, de plus en plus de personnes se déclarent éco-anxieuses.

D'après une analyse de Luc Semal, maître de conférences en sciences politiques au Muséum national d'histoire naturelle dan Le Monde, "le dérèglement ne va plus affecter les générations futures, mais celles d'aujourd'hui. Ce sujet est tellement écrasant qu'il peut phagocyter la vie personnelle".

Sans surprise, les parents les plus inquiets de l'évolution de la planète sont ceux qui sont également les plus pessimistes pour le futur de leurs enfants (87 %).

null © Faireparterie

Ce qui les préoccupe principalement repose sur le fait que leurs enfants aient à subir les conséquences de la montée des températures et du dérèglement climatique (71 %). Parmi les principales sources d'inquiétudes suivent la pollution (67 %), la pénurie d'eau potable (65 %), la pollution plastique dans les océans (63 %), le déclin de la biodiversité et les extinctions de masse (63 %). En dernière position, c'est l'augmentation du nombre de réfugiés climatiques et le manque de territoires habitables qui inquiètent 36 % des répondants.

Un sujet de discussion quotidien

Une famille sur cinq (18%) déclare parler d'écologie tous les jours, tandis que 37 % l'évoquent au moins trois fois par semaine. 39 % affirment évoquer le sujet une fois par mois ou moins. Seuls 6 % affirment délaisser complètement le sujet.

La grande majorité des parents (83 %) souhaite transmettre à ses enfants les valeurs de l'éco-citoyenneté. Il s'agit du fait d'assurer un développement durable par ses actions quotidiennes ou d'en défendre l'idée auprès des autorités. Les gestes de l'écocitoyenneté s'appliquent au quotidien et tendent à devenir des habitudes sur le long terme.

null © Faireparterie

Les 14 % des parents n'ayant pas pour projet de transmettre ces valeurs à leurs enfants sont ceux qui se déclarent peu ou pas inquiets quant au changement climatique (56 %) et qui ne sont pas intéressés par ces thématiques (32 %).

L'influence des jeunes

Selon le sondage, les enfants exerceraient une grande influence sur leurs ainés au sein de la famille. Ainsi, un parent sur deux affirme prendre en compte l'avis de son ou de ses enfants dans ses comportements écologiques. Pour un parent sur dix, l'influence exercée par les enfants est très forte et a un impact sur le processus décisionnel.

Cependant, il faut relativiser ces chiffres puisque les parents sont généralement influencés par leurs enfants pour les achats de tous types. En effet, à titre d'exemple, une étude réalisée par Opinea en 2017 dévoile que 91 % des parents effectuent leurs décisions d'achats en fonction de leurs enfants, notamment en matière de choix des produits textiles.

Par ailleurs, d'après 84 % des parents, leurs enfants seraient prêts à changer leurs habitudes de consommation afin de les rendre plus vertes. Selon l'Institut français de la Mode, le marché des vêtements d'occasion pèse près d'un milliard d'euros en 2018. 30 % des Français ont acheté au moins un vêtement d'occasion cette même année. Une tendance qui touche les 18-24 ans en majorité : ils étaient 46 % de plus à choisir ce type de consommation qu'en 2017. D'ici 2028, d'après une étude de Thred Up, le marché du seconde main devrait peser plus lourd que celui de la fast fashion. Grâce au boom des réseaux sociaux et des applications en tous genres, la Génération Climat peut facilement adopter des habitudes durables de manière ludique.

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Au-delà de la famille

La quasi-totalité des parents (91 %) apprécie que l'école incite leur(s) enfant(s) à adopter des gestes liés au développement durable. Selon eux, l'apprentissage via l'école assure aux élèves une égalité en termes de connaissances et d'acquis.

La majorité des parents (56%) considère que les jeunes peuvent entraîner de réels changements, mais également qu'il est de la responsabilité des politiques de s'engager de manière plus concrète (54 %). Par ailleurs, près d'un parent sur cinq (24 %) admire l'engagement de la jeune activiste écologique Greta Thunberg tandis que 7 % désapprouvent.

Des familles non conscientisées

Il reste cependant une partie des familles qui reste hermétique à la problématique environnementale. Ainsi, les 14 % des parents n'ayant pas pour projet de transmettre des valeurs écologiques à leurs enfants sont aussi ceux qui se déclarent peu ou pas inquiets quant au changement climatique (56 %) et qui ne sont pas intéressés par ces thématiques (32 %).

Malgré la médiatisation des initiatives des jeunes pour la planète, telles que les "Vendredis pour le climat", 26 % des parents affirment qu'ils n'en ont jamais entendu parler. Ces mêmes personnes sont aussi celles qui n'abordent jamais le sujet de l'écologie en famille (32 %) et qui ne s'intéressent pas à la thématique du changement climatique (49 %).

La société Faireparterie a interrogé 1 000 jeunes parents français, dont les enfants sont âgés de 6 à 18 ans, pour connaitre leur degré de préoccupation concernant la perspective du réchauffement climatique pour leur(s) enfants(s). Avec la médiatisation de plus en plus importante des recherches scientifiques sur le sujet et l'augmentation du nombre de phénomènes climatiques hors-norme, de plus en plus de personnes se déclarent éco-anxieuses. D'après une analyse de Luc Semal, maître de conférences en sciences politiques au Muséum national d'histoire naturelle dan Le Monde, "le dérèglement ne va plus affecter les générations futures, mais celles d'aujourd'hui. Ce sujet est tellement écrasant qu'il peut phagocyter la vie personnelle".Sans surprise, les parents les plus inquiets de l'évolution de la planète sont ceux qui sont également les plus pessimistes pour le futur de leurs enfants (87 %). Ce qui les préoccupe principalement repose sur le fait que leurs enfants aient à subir les conséquences de la montée des températures et du dérèglement climatique (71 %). Parmi les principales sources d'inquiétudes suivent la pollution (67 %), la pénurie d'eau potable (65 %), la pollution plastique dans les océans (63 %), le déclin de la biodiversité et les extinctions de masse (63 %). En dernière position, c'est l'augmentation du nombre de réfugiés climatiques et le manque de territoires habitables qui inquiètent 36 % des répondants.Une famille sur cinq (18%) déclare parler d'écologie tous les jours, tandis que 37 % l'évoquent au moins trois fois par semaine. 39 % affirment évoquer le sujet une fois par mois ou moins. Seuls 6 % affirment délaisser complètement le sujet.La grande majorité des parents (83 %) souhaite transmettre à ses enfants les valeurs de l'éco-citoyenneté. Il s'agit du fait d'assurer un développement durable par ses actions quotidiennes ou d'en défendre l'idée auprès des autorités. Les gestes de l'écocitoyenneté s'appliquent au quotidien et tendent à devenir des habitudes sur le long terme. Les 14 % des parents n'ayant pas pour projet de transmettre ces valeurs à leurs enfants sont ceux qui se déclarent peu ou pas inquiets quant au changement climatique (56 %) et qui ne sont pas intéressés par ces thématiques (32 %).Selon le sondage, les enfants exerceraient une grande influence sur leurs ainés au sein de la famille. Ainsi, un parent sur deux affirme prendre en compte l'avis de son ou de ses enfants dans ses comportements écologiques. Pour un parent sur dix, l'influence exercée par les enfants est très forte et a un impact sur le processus décisionnel.Cependant, il faut relativiser ces chiffres puisque les parents sont généralement influencés par leurs enfants pour les achats de tous types. En effet, à titre d'exemple, une étude réalisée par Opinea en 2017 dévoile que 91 % des parents effectuent leurs décisions d'achats en fonction de leurs enfants, notamment en matière de choix des produits textiles.Par ailleurs, d'après 84 % des parents, leurs enfants seraient prêts à changer leurs habitudes de consommation afin de les rendre plus vertes. Selon l'Institut français de la Mode, le marché des vêtements d'occasion pèse près d'un milliard d'euros en 2018. 30 % des Français ont acheté au moins un vêtement d'occasion cette même année. Une tendance qui touche les 18-24 ans en majorité : ils étaient 46 % de plus à choisir ce type de consommation qu'en 2017. D'ici 2028, d'après une étude de Thred Up, le marché du seconde main devrait peser plus lourd que celui de la fast fashion. Grâce au boom des réseaux sociaux et des applications en tous genres, la Génération Climat peut facilement adopter des habitudes durables de manière ludique.La quasi-totalité des parents (91 %) apprécie que l'école incite leur(s) enfant(s) à adopter des gestes liés au développement durable. Selon eux, l'apprentissage via l'école assure aux élèves une égalité en termes de connaissances et d'acquis.La majorité des parents (56%) considère que les jeunes peuvent entraîner de réels changements, mais également qu'il est de la responsabilité des politiques de s'engager de manière plus concrète (54 %). Par ailleurs, près d'un parent sur cinq (24 %) admire l'engagement de la jeune activiste écologique Greta Thunberg tandis que 7 % désapprouvent.Il reste cependant une partie des familles qui reste hermétique à la problématique environnementale. Ainsi, les 14 % des parents n'ayant pas pour projet de transmettre des valeurs écologiques à leurs enfants sont aussi ceux qui se déclarent peu ou pas inquiets quant au changement climatique (56 %) et qui ne sont pas intéressés par ces thématiques (32 %).Malgré la médiatisation des initiatives des jeunes pour la planète, telles que les "Vendredis pour le climat", 26 % des parents affirment qu'ils n'en ont jamais entendu parler. Ces mêmes personnes sont aussi celles qui n'abordent jamais le sujet de l'écologie en famille (32 %) et qui ne s'intéressent pas à la thématique du changement climatique (49 %).