Les manifestants se sont rassemblés pacifiquement sur la place du Luxembourg afin de dénoncer les abus de l'AKP, la censure des médias ou encore la suprématie du sunnisme politique imposée par le gouvernement sur les minorités religieuses, parmi lesquelles les alévis. Ils ont également exhorté l'Union européenne à condamner publiquement le gouvernement turc pour l'usage excessif de la force policière à l'encontre des manifestants pacifiques en Turquie. "Nous sommes une foule hétéroclite représentative des divers mouvements sociaux en Turquie, qui s'est regroupée autour d'une colère commune contre la tyrannie du régime de l'AKP", explique Bahar Kimyongür, écrivain et militant belgo-turc. "Cette colère était palpable depuis longtemps mais il manquait l'étincelle. Personne ne s'attendait à ce que ce soit une histoire d'arbres qui mette le feu aux poudres. Ce mouvement social est d'une ampleur inédite mais il y a deux différences essentielles avec les printemps arabes. Les salafistes ne sont pas mobilisés et les manifestants n'appellent pas l'armée à renverser le pouvoir en place", complète-t-il. Les manifestants comptent à nouveau se rassembler sur la place du Luxembourg jeudi après-midi. (Belga)

Les manifestants se sont rassemblés pacifiquement sur la place du Luxembourg afin de dénoncer les abus de l'AKP, la censure des médias ou encore la suprématie du sunnisme politique imposée par le gouvernement sur les minorités religieuses, parmi lesquelles les alévis. Ils ont également exhorté l'Union européenne à condamner publiquement le gouvernement turc pour l'usage excessif de la force policière à l'encontre des manifestants pacifiques en Turquie. "Nous sommes une foule hétéroclite représentative des divers mouvements sociaux en Turquie, qui s'est regroupée autour d'une colère commune contre la tyrannie du régime de l'AKP", explique Bahar Kimyongür, écrivain et militant belgo-turc. "Cette colère était palpable depuis longtemps mais il manquait l'étincelle. Personne ne s'attendait à ce que ce soit une histoire d'arbres qui mette le feu aux poudres. Ce mouvement social est d'une ampleur inédite mais il y a deux différences essentielles avec les printemps arabes. Les salafistes ne sont pas mobilisés et les manifestants n'appellent pas l'armée à renverser le pouvoir en place", complète-t-il. Les manifestants comptent à nouveau se rassembler sur la place du Luxembourg jeudi après-midi. (Belga)